Le contrat que vient de signer Areva pour l'exploitation à partir de 2012 de la mine géante d'uranium d'Imouraren, dans le nord du pays, constituera le point principal de cette visite de quelques heures.
Avec Anne Lauvergeon
Nicolas Sarkozy doit notamment participer dans l'après-midi, avec le PDG d'Areva Anne Lauvergeon, à une réunion de la section locale de l'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE).
Le chef de l'Etat français doit également s'entretenir avec les chefs de partis du Centre national du dialogue politique (CNDP) afin de manifester son soutien à la démocratie nigérienne et à son président, dont le deuxième et dernier mandat s'achève à la fin de l'année.
Casser l'image d'une France "prédatrice"
Le français Areva, numéro un mondial du nucléaire, vient de signer un contrat pour l'exploitation de la mine géante d'Imouraren, dans le nord du pays. Mais de nombreuses voix se sont élevées pour dire que la France ne redistribue pas assez au Niger les bénéfices qu'elle tire de l'extraction.
Pour casser l'image d'une France "prédatrice", le chef de l'Etat participera, avec la PDG du groupe français Anne Lauvergeon, à une réunion de la section locale de l'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE).
Sur le plan politique, le président Mamadou Tandja, au pouvoir depuis 10 ans, arrive au bout de son mandat. Des proches du président veulent changer la Constitution pour lui permettre de rester alors que l'opposition réclame son départ.
Une refondation des relations entre France et Afrique
Au Congo-Brazzaville, un an après s'être engagé, à l'occasion d'une visite en Afrique du Sud, à agir pour une refondation des relations entre la France et l'Afrique, Nicolas Sarkozy s'est prononcé jeudi pour la "rénovation" de la relation franco-africaine. "Nous devons définir ensemble les termes d'une proximité et d'une familiarité renouvelées. Il faut nous débarrasser des pesanteurs du passé (...) qui alimentent trop souvent méfiances et soupçons" et "d'une relation trop souvent caricaturée comme opaque et affairiste", a déclaré Nicolas Sarkozy en faisant référence à la Françafrique. Cette situation se traduit selon lui par une opinion publique française qui éprouve une grande sympathie pour l'Afrique mais qui "se désintéresse pourtant d'une relation trop souvent caricaturée comme opaque ou affairiste".
A l'inverse, l'Afrique peut se plaindre d'un désengagement de la France tout en continuant à lui reprocher "de prétendues ingérences néocoloniales ou la persistance de je ne sais quels intérêts inavouables".
S'il ne veut pas la "liquidation d'une relation ancienne, fraternelle" à laquelle la France tient avec le continent, Nicolas Sarkozy a exprimé son ambition de lui conférer "une légitimité nouvelle".
"Cette relation privilégiée doit susciter une adhésion partagée, pas seulement des gouvernants mais surtout des nouveaux acteurs majeurs que sont les sociétés civiles", a-t-il dit.
Ressources pétrolières
Il avait salué auparavant l'action de Denis Sassou Nguesso depuis son retour au pouvoir après la guerre civile de 1997 qui a permis, selon lui, au Congo de retrouver la stabilité et la sécurité.
"Voir Brazzaville reconstruite, Brazzaville apaisée, c'est dire que cette bataille-là vous l'avez gagnée. Ne vous arrêtez pas en chemin. Il faut gagner toutes les autres et le chemin est encore long", a-t-il déclaré à l'adresse du président congolais.
Le président français a encore estimé qu'avec les importantes ressources pétrolières du Congo, son potentiel agricole, forestier et minier, "la réussite ne peut être qu'au rendez-vous et le peuple congolais devrait pouvoir en sentir les bénéfices".
Ces propos ont une résonance particulière dans un pays qui fait l'objet de longue date de nombreuses critiques sur la gestion des revenus de l'or noir.
Avec le Gabonais Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso est au nombre des dirigeants africains qui ont été visés en France par des plaintes pour recel de détournement de fonds publics en raison notamment de l'importance de leurs investissements immobiliers privés à l'étranger.
Prêt de 29 millions
Lors de sa visite à Brazzaville, Nicolas Sarkozy a également assisté à la signature d'une convention d'un prêt de 29 millions d'euros accordé par l'Agence française de développement (AFD) pour moderniser le port de Pointe Noire. La gestion est assurée par le groupe Bolloré.
Remboursable en 15 ans, le prêt doit permettre des grands travaux dans ce port considéré comme le plus important en eau profonde dans le Golfe de Guinée, avec pour objectif de le rendre plus compétitif mondialement.
Mis en place par l'Etat congolais en 2006, le Programme d'investissements prioritaires (Pip) recevra également des aides de la Banque européenne d'investissement et la Banque de développement des états de l'Afrique centrale. Quant au groupe français Bolloré, il s'est engagé à investir 570 millions d'euros sur 27 ans, dès cette année, pour la concession du terminal à conteneurs port de Pointe-Noire.

























































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