Sondages/Elysée: OpinionWay se défend, étonné d'être le seul institut cité
'institut OpinionWay se défend vendredi et s'étonne dans une lettre ouverte au Premier président de la Cour des Comptes d'être la seule entreprise nommément citée dans le rapport de la Cour qui a épinglé la pratique de commande de sondages par l'Elysée.
Dans son rapport sur le budget 2008 de l'Elysée, la Cour a mis l'accent sur des factures d'un cabinet de conseil, dont elle ne donne pas le nom, pour des prestations de conseils et de sondages, dont certains ont été publiés dans la presse.
Selon plusieurs acteurs du secteur, le cabinet visé est dirigé par Patrick Buisson, un proche du président Nicolas Sarkozy.
Dans sa lettre à Philippe Séguin, l'institut OpinionWay explique avoir réalisé pour le cabinet de M. Buisson, dont il ne cite pas le nom, "des prestations totalement différentes de celles effectuées pour le compte de la presse française". La Cour s'était interrogée sur l'intérêt pour l'Elysée de payer des études d'opinion, publiées dans la presse.
"Il aurait été utile pour leur bonne compréhension de l'activité d'OpinionWay et de la réalité des prestations réalisées par celle-ci que les rapporteurs de la Cour interrogent OpinionWay au cours de leur contrôle. Nous aurions ainsi pu leur transmettre tous les éléments d'information nécessaires à leurs investigations et répondre à leurs questions", souligne l'institut.
OpinionWay observe que si la Cour lui avait communiqué ses observations, cela lui aurait permis, "conformément aux procédures suivies par la Cour et au principe général du contradictoire d'être en mesure d'y répondre avant publication du rapport définitif".
OpinionWay s'étonne en outre que son nom soit "la seule raison sociale d'une entreprise citée" par la Cour alors même que l'institut "n'est pas un fournisseur direct" de l'Elysée.
La Cour avait cité OpinionWay et son "politoscope" réalisé pour LCI et Le Figaro.
"A l'inverse, les nombreux fournisseurs directs évoqués ou mis en cause n'ont pas été cités ou ont vu leur confidentialité assurée", écrit OpinionWay, en soulignant que la Cour a fait état dans son rapport de "35 études diverses facturées en 2008, sans citer les noms des autres prestataires qui les auraient réalisées".
Dans son rapport, la Cour avait mis m'accent sur 15 de ces 35 sondages.
Ukraine: l'ex-général Poukatch inculpé du meurtre du journaliste Gongadzé
n ancien général de la police ukrainienne, Olexy Poukatch, a été inculpé pour l'assassinat en 2000 du journaliste d'opposition Guéorgui Gongadzé, a annoncé vendredi le procureur général Olexandre Medvedko.
"Il a été inculpé de plusieurs crimes dont (...) l'assassinat de Gongadzé", a déclaré M. Medvedko, cité par Interfax.
Olexy Poukatch, considéré comme le suspect numéro un par les enquêteurs et recherché depuis des années, a été arrêté mardi dans un village ukrainien, à 200 kilomètres de Kiev, dernier rebondissement dans une affaire qui ébranla le pays.
Guéorgui Gongadzé, fondateur et directeur du quotidien en ligne Ukraïnska Pravda, critique à l'égard du pouvoir de l'époque, avait disparu le 16 septembre 2000 à Kiev. Il fut retrouvé assassiné quelques mois plus tard.
Cette affaire avait créé un scandale sans précédent en Ukraine, l'opposition ayant mis en cause Léonid Koutchma, alors président. Sa responsabilité dans le crime n'a toutefois jamais été prouvée. Les commanditaires de l'assassinat restent non identifiés.
Eyedea Presse (Gamma) bientôt déclarée en cessation de paiement
yedea Presse, qui coiffe notamment l'agence de photojournalisme Gamma, va être déclarée en cessation de paiement la semaine prochaine, a-t-on appris jeudi auprès d'un représentant des salariés.
La direction a annoncé mardi aux représentants des salariés la tenue d'"un comité d'entreprise extraordinaire le 28 juillet, avec comme ordre du jour la cessation de paiement d'Eyedea Presse", a indiqué l'un d'entre eux à l'AFP, confirmant une information du site internet Rue89.
La direction d'Eyedea Presse n'a pas pu être jointe immédiatement pour une réaction.
Eyedea Presse, détenue par le fonds d'investissements Green Recovery, regroupe notamment les agences photographiques Gamma et Rapho et emploie 55 salariés.
La direction a précisé "être à la recherche d'investisseurs" et avoir un "projet de continuation de l'entreprise", selon ce représentant.
"Est-ce qu'il va vraiment y avoir un plan de continuation ? Est-ce qu'il va être accepté par l'administrateur judiciaire ? Ce sont des gros points d'interrogation", selon cette source.
Green Recovery avait racheté en 2006 à Lagardère sa filiale Hachette Filipacchi Photos, qui regroupait des agences historiques et leurs fonds photographiques comme Gamma, Rapho, Keystone, Hoa Qui, Explorer, Jacana...
L'ensemble a été compartimenté en plusieurs entités, notamment le fonds photographie.
"Avant, il y avait un équilibre qui se faisait entre les différents secteurs: les grands reportages de news ou de magazines, qui ne sont pas ce qui rapporte le plus, étaient un petit peu compensés par des reportages people ou du corporate (photos sur commande, ndlr). Tout ça, ils l'ont sorti pour mieux isoler" l'activité des agences photos, a déploré ce représentant des salariés.
Des avocats du dossier Dray préparent de nouvelles actions en justice
lusieurs avocats de Julien Dray et de ses proches préparent de nouvelles actions en justice après la publication vendredi dans la presse d'extraits de l'enquête préliminaire sur des mouvements de fonds suspects dont aurait bénéficié le député socialiste, ont-ils indiqué à l'AFP.
Médiapart et Le Monde ont publié vendredi de larges extraits du rapport de synthèse de la Brigade financière qui enquête depuis le 10 décembre 2008 sur des mouvements financiers entre la Fidl (organisation lycéenne), Les Parrains de SOS Racisme et M. Dray, par l'intermédiaire de deux de ses proches.
"Nous préparons de nouvelles actions en justice, des plaintes ou des assignations, contre ces deux médias qui ont violé le secret de l'enquête", a indiqué à l'AFP Me Patrick Klugman, avocat de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl).
Il a relevé que le rapport de synthèse policier "ne proposait pas de conclusions et ne définissait pas de délit pénal". "Or, dans les deux articles, on apprend que M. Dray et une demi-douzaine de proches vont être renvoyés devant le tribunal, ce n'est plus de la violation de la présomption d'innocence mais de l'indécence", a affirmé Me Klugman.
Une avocate de M. Dray, Me Florence Gaudillière, a de son côté estimé dans un communiqué qu'il "n'y a désormais plus de doute sur le caractère éminemment politique du dossier".
"Nous allons de surprise en surprise: nous avions déjà constaté que le parquet était devenu législateur, nous apprenons aujourd'hui que les journalistes se substituent au parquet", déplore-t-elle.
"Comment expliquer, alors que le rapport de synthèse des enquêteurs ne qualifie pas pénalement les faits, que certains journalistes se permettent de se substituer au ministère public pour claironner que les jeux sont faits ?" s'interroge Me Gaudillière, ajoutant que "ces affirmations relèvent de la justice fiction et non de la réalité juridique et comptable du dossier".
"Il s'agit en réalité de faire pression sur le parquet alors qu'à ce jour aucun délit ne peut être reproché à Julien Dray", conclut-elle.
Cérémonie d'hommage au journaliste Walter Cronkite
es collègues, proches et amis de Walter Cronkite ont rendu jeudi à New York un dernier hommage au journaliste et présentateur de télévision, associé aux plus grands événements du XXe siècle aux Etats-Unis.
La cérémonie s'est déroulée en l'église Saint Bartolomé de Manhattan, avant l'enterrement du journaliste dans le Missouri (centre).

La cérémonie, à laquelle a assisté la fine fleur de la presse américaine a été ponctuée de discours à la mémoire du célèbre journaliste de la chaîne CBS, où il a effectué la plus grande partie de sa carrière.
"Il avait la réputation d'être calme, serein et tranquille, quelles que soient les circonstances, mais ce n'est pas exact. En réalité, il était bien souvent survolté. Il a toujours réagi comme un journaliste de terrain, obéissant à un adage: traite le premier l'information, mais traite-la bien", se souvient Sanford Socolow, un ancien dirigeant de CBS.
Walter Cronkite est décédé le 17 juillet, à l'âge de 92 ans.
Présentateur des informations télévisées sur CBS de 1962 à 1981, il était surnommé "l'homme qui inspire le plus confiance à l'Amérique" pour avoir traité avec sang-froid et avec une grande honnêté intellectuelle les informations les plus délicates de l'histoire des Etats-Unis, comme l'assassinat du président John F. Kennedy, la guerre du Vietnam, ou encore les premiers pas de l'homme sur la Lune.
Sondages/Elysée: le PS dépose un texte pour une commission d'enquête
e groupe socialiste à l'Assemblée nationale a déposé jeudi soir un texte pour créer une commission d'enquête sur les sondages commandés par l'Elysée et épinglés par la Cour des comptes, a-t-on appris auprès du groupe.
La proposition de résolution, présentée par le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, et Delphine Batho, souligne "la gravité des doutes nés des faits établis par la Cour des Comptes" concernant "la bonne utilisation de l'argent public", "le respect des règles relatives aux marchés publics" et "la stricte observation des principes démocratiques".
Mme Batho avait annoncé dès dimanche qu'elle proposerait au groupe PS de déposer cette proposition de résolution. Proposition acceptée dès mardi par ses collègues députés.
Dans son rapport sur le budget 2008 de l'Elysée, la Cour des comptes a mis l'accent sur des factures d'un cabinet de conseil, dont elle ne donne pas le nom, pour des prestations de conseils et de sondages, dont certains ont été publiés dans la presse. Selon plusieurs acteurs du secteur, le cabinet visé est celui dirigé par Patrick Buisson, un proche du président Sarkozy.
"Nous souhaitons que la commission des Finances (dont relèverait cette commission) puisse auditionner le directeur de cabinet du président de la République, pourquoi pas le secrétaire général de l'Elysée", Claude Guéant "et un certain Patrick Buisson, qui joue un rôle important dans cette affaire", avait expliqué mardi M. Ayrault.
La proposition doit désormais être transférée et examinée en commission.
Pour qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée - et éventuellement votée en séance publique - plusieurs scénarios sont ensuite possibles dont l'inscription par le gouvernement et l'inscription par un groupe dans le cadre d'une "niche" (séance à son initiative).
La prochaine niche socialiste est prévue pour le 15 octobre, 15 jours après le début de la session ordinaire.
Outrage au TPI : 15 mois de prison pour l'ultranationaliste serbe Seselj
e Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie a condamné vendredi le leader ultranationaliste serbe Vojislav Seselj à quinze mois de prison pour avoir révélé l'identité de témoins protégés, ce qui est un "outrage à la Cour", a annoncé le TPI lundi.
"Le chambre estime que l'accusé Vojislav Seselj est coupable d'un chef d'accusation d'outrage à la Cour (...) et condamne l'accusé à une peine de 15 mois de prison", a déclaré le juge O-Gon Kwon.
C'est la condamnation la plus importante jamais prononcée par le TPI pour outrage à la Cour, qui avait jusqu'ici limité les peines pour ce délit d'"interférence avec l'administration de la justice" à quatre mois de prison, voire moins.
"La chambre reconnaît la nécessité de décourager ce type de comportement", a expliqué le juge. Les statuts du TPI prévoient une peine maximale de sept ans de prison et/ou 100.000 euros d'amende pour outrage à la Cour.
M. Seselj, qui dirige depuis sa cellule à La Haye le Parti radical serbe (SRS - ultranationaliste), est accusé d'avoir révélé dans un livre l'identité de trois témoins protégés qui ont déposé à son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité devant le TPI, interrompu depuis février.
"L'accusé a admis être l'auteur du livre", qui contient "une myriade de détails" sur les trois témoins, selon le juge. Le procès pour outrage à la Cour de M. Seselj, 54 ans, qui se défend seul, s'était déroulé le 29 mai.
Selon l'accusation, il aurait publié dans son ouvrage des informations personnelles sur ces témoins, notamment leurs nom, métier et adresse. M. Seselj y aurait aussi reproduit des extraits de la déposition écrite de l'un d'eux, dont la divulgation était interdite.
"La chambre note avec de sérieuses inquiétudes la façon délibérée dont les mesures de protection imposées par la chambre d'instance ont été défiées", a expliqué le juge, qui a ordonné à M. Seselj de retirer de son site internet l'opus de 1.200 pages publié à compte d'auteur.
Son procès pour des crimes en Bosnie et en Croatie entre 1991 et 1994 avait été ajourné le 11 février à la demande du procureur, inquiet pour la sécurité des témoins. Une dizaine de témoins de l'accusation doivent encore être entendus par le TPI, et l'accusé n'a pas encore présenté sa défense.
Vojislav Seselj avait suivi une grève de la faim pendant 28 jours, à l'ouverture de son procès en novembre 2006. Il réclamait le droit de se défendre lui-même, ce qu'il avait obtenu. Le début du procès avait été annulé et son second procès avait commencé en novembre 2007.
Sept militaires tués dans plusieurs attaques au Yémen (source militaire)
ept militaires yéménites ont été tués dans plusieurs attaques jeudi et vendredi contre des postes militaires dans la province de Saada, fief de la rébellion chiite zaïdite, dans le nord du Yémen, a-t-on appris vendredi de source militaire locale.
"Des accrochages ont eu lieu hier et aujourd'hui dans les localités d'al-Mahader et Koutat, dans la province de Saada, après que des rebelles ont attaqué des postes militaires", a-t-on indiqué à l'AFP.
Les accrochages se sont soldés "par la mort de sept militaires, d'autres sont blessés et d'autres ont été capturés", a-t-on ajouté.
On ignore si des rebelles ont été tués ou blessés.
Les affrontements entre les rebelles conduits par Abdel Malek al-Houti et les forces de l'ordre ont fait des milliers de morts depuis 2004.
Le zaïdisme est une branche du chiisme, dont la plupart des adeptes résident au Yémen, où ils sont minoritaires dans un pays à majorité sunnite.
Les rebelles rejettent le régime actuel et appellent au rétablissement de l'imamat zaïdite, renversé par un coup d'Etat militaire en 1962.
Mardi à l'aube, un officier yéménite avait été tué et deux soldats avaient été blessés dans une embuscade menée par des rebelles zaïdites dans la province de Saada.
Moscou sanctionnera les entreprises livrant des armes à la Géorgie
a Russie prendra des sanctions à l'égard des entreprises étrangères qui livreront des armes à la Géorgie, a déclaré vendredi l'ambassadeur de Russie auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine, cité par l'agence RIA Novosti.
"En vertu d'un décret présidentiel, la Russie prendra des sanctions à l'encontre des entreprises étrangères qui continueront à vendre des armes à la Géorgie", a-t-il précisé.
"Ce décret ne prévoit aucune exception. S'il est établi qu'un fabricant, où qu'il se trouve -- en Arctique ou en Amérique -- livre des armes offensives (à la Géorgie), le décret sera appliqué", a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent au lendemain d'une visite en Géorgie du vice-président américain, Joe Biden, qui a réaffirmé le soutien des Etats-Unis à cette ancienne république soviétique.
Depuis la courte guerre qui a opposé en août 2008 la Russie et la Géorgie pour le contrôle du territoire séparatiste géorgien pro-russe d'Ossétie du Sud, Moscou voit d'un très mauvais oeil toute coopération militaire entre l'Occident et la Géorgie.
Un train déraille en Croatie: 4 morts et 20 blessés (TV nationale)
uatre personnes ont été tuées et vingt grièvement blessées vendredi lorsqu'un train a déraillé près de la ville côtière de Split, dans le sud de la Croatie, a rapporté la télévision nationale citant le ministère croate des Transports.
L'accident a eu lieu vers 12H08 locales (10h08 GMT) dans la localité de Rudine, près de Split. La Compagnie nationale des chemins de fer (HZ) a copnfrirmé dans un communiqué cet accident, sans donner de bilan de victimes et sans préciser les raisons de l'accident.

Le train effectuait la liaison Zagreb - Split.
Des équipes de sauvetage et médicales ont été dépêchées sur place. Les passagers qui sont sortis indemnes de cet accident seront transportés par autobus à Split, précise HZ.
L'ambassadeur ivoirien à l'ONU dénonce des propos "injustes" de la France
'ambassadeur ivoirien à l'ONU a dénoncé jeudi les propos "injustes et injustifiés" de personnalités françaises sur le gouvernement et le processus électoral en Côte d'Ivoire.
Pendant un débat devant le Conseil de sécurité de l'ONU sur la Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), Alcide Djédjé a souligné que la campagne de l'élection présidentielle ivoirienne reportée à plusieurs reprises, allait commencer le 15 novembre.
"Tous ces efforts fournis par les autorités ivoiriennes devraient inciter à un regain d'optimisme quant à la tenue effective du premier tour des élections présidentielles le 29 novembre", a relevé M. Djédjé.
"Malheureusement, c'est dans cette phase de dénouement que surgissent certaines attaques contre le processus de paix et les institutions ivoiriennes", a-t-il poursuivi.
M. Djédjé n'a pas développé sa pensée mais la presse ivoirienne croit savoir que le président français Nicolas Sarkozy a reproché à son homologue ivoirien Laurent Gbagbo le retard pris par le processus électoral, lors d'un entretien vendredi dernier à New York avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Le représentant permanent adjoint de la France à l'ONU Jean-Pierre Lacroix s'est dit "surpris" des remarques de M. Djédjé.
"Je ne comprends pas le sens des propos qui ont été tenus. En tout cas, s'il pouvaient être interprétés comme signifiant que le France se distancie des objectifs qui sont ceux du Conseil de sécurité, je voudrais m'inscrire en faux de la manière la plus ferme contre une telle interprétation", a-t-il dit.
Les autorités françaises "sont attachées au succès de la sortie de crise en Côte d'Ivoire. Le respect du calendrier électoral est avant tout la responsabilité des parties ivoiriennes mais le Conseil de sécurité doit être vigilant et suivre de très près le processus électoral", a ajouté M. Lacroix.
L'Onuci, qui compte 7.661 hommes et est appuyée par la force française "Licorne" de 900 hommes, est chargée d'assurer la sécurité et d'apporter une aide au processus d'enregistrement des électeurs.
Jusqu'à présent, plus de 6,5 millions d'électeurs ont été inscrits, sur un total de 15 millions d'habitants, selon le responsable de l'Onuci Young-Jin Choi.
L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire est censée clore la crise politico-militaire née un coup d'Etat manqué en septembre 2002. Cette élection a été reportée à plusieurs reprises depuis 2005.
Washington n'exclut pas de réarmer la Géorgie, malgré l'opposition de Moscou
es Etats-Unis n'excluent pas de réarmer la Géorgie après son humiliante défaite face à la Russie il y a un an, même si cela doit déplaire à Moscou, a indiqué jeudi un porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.
"La Géorgie a choisi la voie d'une adhésion à l'Otan, ce que les Etats-Unis soutiennent", a rappelé le porte-parole, questionné au cours d'un point de presse sur les appels du président géorgien Mikheil Saakashvili pour une aide militaire américaine.
"Il est clair qu'une des conditions fondamentales d'une adhésion à l'Otan est de posséder des équipements militaires qui répondent aux critères de l'Otan et qui renforceraient les capacités militaires de l'alliance", a-t-il ajouté, avant de mentionner les "capacités de défense" de cette ancienne république de l'URSS.
Dans des interviews accordées cette semaine au Wall Street Journal et au Washington Post à la veille d'une visite à Tbilissi du vice-président américain Joe Biden, M. Saakashvili avait exprimé le voeu de recevoir des Etats-Unis des équipements anti-aériens et anti-chars qu'il estime nécessaires pour protéger la Géorgie d'une éventuelle attaque russe.
Jeudi à Tbilissi, M. Biden a défendu l'intégrité territoriale de la Géorgie et son aspiration à rejoindre l'Otan, indiquant que Washington coopère avec le pays "pour maintenir ses forces armées, (l'aider) à s'entraîner et s'organiser".
"Je pense que ce que le vice-président a voulu souligner aujourd'hui, c'est non seulement l'importance de nos relations avec la Géorgie, mais aussi notre volonté d'aider la Géorgie en termes de capacité de défense et la promesse que nous continuerons à coopérer étroitement avec le gouvernement géorgien à l'avenir", a expliqué M. Crowley.
Alors qu'on lui demandait si cela ne risquait pas d'affecter les relations avec la Russie, que l'administration Obama a promis de faire "repartir à zéro", le porte-parole a rappelé le refus de Washington de reconnaître toute "sphère d'influence" à Moscou.
"Nous avons clairement fait savoir à la Russie qu'en fin de compte, ce genre de décision revenait aux Géorgiens", a-t-il indiqué. "Je suis sûr que nous aurons d'autres conversations avec la Russie à ce sujet".
La Russie et la Géorgie se sont affrontées dans une guerre éclair en août 2008 pour le contrôle du territoire séparatiste géorgien de l'Ossétie du Sud.
La Géorgie et les Etats-Unis ont signé en janvier un accord de partenariat stratégique qui "prévoit" d'aider la Géorgie a améliorer la formation et l'équipement de ses forces armées, afin de les préparer à une éventuelle intégration dans l'Otan.
Cet accord avait été signé par l'ex-secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et n'engageait pas formellement celle du président élu Barack Obama.
La Russie a réagi à la visite de M. Biden à Tbilissi en déclarant prendre des "mesures concrètes" face au "réarmement de la Géorgie" et en dénonçant une nouvelle fois les manoeuvres américaines dans la région.
Le président du Parlement géorgien, David Bakradzé, a démenti toute discussion sur des ventes d'armes américaines pendant la visite de M. Biden.