06.07.2009
Darfour
Deux travailleuses humanitaires enlevées au Darfour
KHARTOUM- Les autorités soudanaises tentaient d'établir samedi un premier contact avec les ravisseurs de deux travailleuses humanitaires - une Irlandaise et une Ougandaise - enlevées la veille au Darfour (ouest) par un groupe d'hommes armés, ont indiqué des responsables.
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13.03.2009
Trois membres de MSF
Trois membres de MSF enlevés au Darfour
Cinq travailleurs humanitaires de la section belge de Médecins sans frontière (MSF) ont été enlevés au Darfour, mercredi 11 mars. Deux d'entre eux, des collaborateurs soudanais de MSF, ont été relâchés, jeudi matin. Les trois volontaires internationaux qui restent aux mains des ravisseurs sont une infirmière canadienne, un médecin italien et un responsable de terrain français. Selon les autorités soudanaises, les trois humanitaires occidentaux sont en vie.
L'identité des ravisseurs est inconnue pour l'instant. MSF-Belgique a tout juste informé qu'il s'agissait d'un "groupe d'hommes armés". "Toutes les pensées des membres de MSF se dirigent vers leurs collègues et leurs familles. MSF est profondément inquiète pour leur sécurité et met tout en œuvre pour savoir où ils se trouvent afin d'obtenir leur libération dans les plus brefs délais", précise l'organisation dans un communiqué.
"Il s'agit de la première fois, à ma connaissance, que des humanitaires internationaux sont enlevés au Darfour", a annoncé un porte-parole de la Minuad, force de maintien de paix internationale sur place.
Les sections française et hollandaise de MSF avaient été expulsées du Darfour la semaine dernière par les autorités soudanaises, en réponse au mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale contre le président Omar Al-Bachir, mais pas celles de la Belgique, de la Suisse et de l'Espagne.
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05.03.2009
Béchir expulse des ONG du Darfour
Béchir expulse des ONG du Darfour
Le président soudanais Omar el-Béchir a répliqué jeudi au mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) en expulsant des ONG internationales du Darfour, menaçant l'acheminement d'une aide humanitaire vitale pour des centaines de milliers de civils.

L’UA va demander à l’ONU d’« interrompre » la procédure
Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine va demander au Conseil de sécurité de l’ONU d’« interrompre » la procédure engagée par la CPI contre le président soudanais Omar el-Béchir, a annoncé le président du CPS au cours d’un point de presse.
« Le CPS a décidé de poursuivre les démarches entamées auprès de la communauté internationale et surtout du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’il interrompe ce processus engagé, pour permettre et donner une chance à la paix au Soudan », a déclaré l’ambassadeur du Burkina Faso et président du CPS, Bruno Zidouemba.
« Nous avons demandé au président de la Commission (Jean Ping) de dépêcher à New York, dans les plus brefs délais, une délégation de haut niveau pour entreprendre ces démarches auprès du Conseil (de sécurité) et du secrétaire général de l’ONU », a-t-il ajouté.
Cette délégation sera chargée « de réitérer le souhait et la requête de l’UA exprimés par les chefs d’Etat lors du dernier sommet (en février) afin que le Conseil de sécurité suspende la procédure en cours de la CPI et donne plus de chance à la paix », a-t-il précisé.
Le président a confirmé l’expulsion, annoncée la veille, de 10 ONG actives au Darfour, théâtre de la plus importante mission humanitaire au monde, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). Dans le même temps, le président, visé par un mandat pour crimes de guerre et contre l’humanité dans cette région de l’ouest du Soudan en proie depuis 2003 à une guerre civile, a fustigé le « néo-colonialisme » occidental.
Le conflit, qui a fait 300.000 morts selon l’ONU, 10.000 selon Khartoum, a déplacé 2,7 millions de personnes très dépendantes de l’aide humanitaire.
« Nous expulsons 10 ONG parce qu’elles ont violé les lois du pays et n’ont pas respecté leur mandat », a déclaré Omar el-Béchir lors d’un Conseil des ministres. Et d’autres ONG pourraient prendre le même chemin, a prévenu le chef de la Commission soudanaise des Affaires humanitaires (HAC), Hassabo Mohammed Abdou Rahmane, accusant la dizaine d’organisations déjà sommées de partir d’avoir collaboré avec la CPI. « D’autres ONG sont dans la ligne de mire et font l’objet d’une enquête, a-t-il averti. Le processus d’expulsion pourrait se poursuivre ».
Les autorités ont révoqué les permis des ONG françaises Solidarités et Action contre la Faim (ACF), de Médecins sans frontières (MSF-France et Hollande), du Conseil Norvégien des réfugiés (NRC), des organisations américaines Care, IRC, Mercy Corps et CHF ainsi que des britanniques Oxfam et Save the Children.
« Cela représente près de la moitié » des programmes de l’ONU sur le terrain, a déclaré à l’AFP un haut responsable de l’ONU sous le couvert de l’anonymat. « Cela va avoir un impact immédiat sur l’acheminement de l’aide humanitaire » au Darfour, a souligné cette source. Les agences de l’ONU, dont le programme alimentaire mondial (PAM), fournissent des vivres et de l’aide à 4,7 millions de personnes au Soudan, dont 2,7 millions au Darfour.
Entre deux et trois cents humanitaires étrangers devront quitter le pays à très brève échéance, selon des pointages de l’AFP basés sur les effectifs des dix ONG interdites d’opérer au Darfour et à Khartoum.
Des hauts responsables de l’ONU devaient cependant rencontrer jeudi la HAC dans l’espoir de révoquer ces ordres d’expulsion.
« Ils nous ont dit de quitter le pays dans les 24 heures », a indiqué un humanitaire sous le couvert de l’anonymat. « Nous sommes extrêmement peinés par la fermeture forcée de nos opérations », a déclaré le président de l’ONG américaine IRC, George Rupp.
« C’est absurde que nous, une organisation indépendante et impartiale, ayons été pris dans un processus politique et juridique », a déclaré le directeur des opérations de MSF-Hollande, Arjan Hehenkamp. « C’est totalement inacceptable que les gens du Darfour soient privés de soins médicaux essentiels », a-t-il ajouté.
Quelque 16.500 humanitaires travaillent au Darfour, dont 95 % de Soudanais embauchés localement. « La décision risque aussi de faire perdre leur emploi à des milliers de Soudanais travaillant pour ces ONG » a souligné la source onusienne.
Devant plus de 10.000 manifestants très remontés dans le centre de Khartoum, le président soudanais a également pourfendu l’Occident. « Les véritables criminels, ce sont les leaders des Etats-Unis et de l’Europe », a lancé le président soudanais. « Cela fait 20 ans que nous sommes sous la pression du néocolonialisme et de ses instruments comme la CPI, le Conseil de sécurité des Nations unies et le Fonds monétaire international », a-t-il affirmé.
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DARFOUR
DARFOUR
10 ONG expulsées du Soudan, d'autres menacées
Solidarités, Action contre la Faim et Médecins sans frontières figurent notamment parmi les organisations expulsées du Darfour, où l'aide humanitaire risque de ne plus être acheminée.

Le président soudanais Omar el-Béchir a répliqué jeudi 5 mars au mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) en expulsant des ONG internationales du Darfour, menaçant l'acheminement d'une aide humanitaire vitale pour des centaines de milliers de civils.
Dans le même temps, le président, visé par un mandat pour crimes de guerre et contre l'humanité dans cette région de l'ouest du Soudan en proie depuis 2003 à une guerre civile, a fustigé le "néo-colonialisme" occidental.
Le président a confirmé l'expulsion, annoncée la veille, de 10 ONG actives au Darfour, théâtre de la plus importante mission humanitaire au monde, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
Le conflit, qui a fait 300.000 morts selon l'ONU, 10.000 selon Khartoum, a déplacé 2,7 millions de personnes très dépendantes de l'aide humanitaire.
ACF et MSF visés
"Nous expulsons 10 ONG parce qu'elles ont violé les lois du pays et n'ont pas respecté leur mandat", a déclaré Omar el-Béchir lors d'un Conseil des ministres.
Et d'autres ONG pourraient prendre le même chemin, a prévenu le chef de la Commission soudanaise des Affaires humanitaires (HAC), Hassabo Mohammed Abdou Rahmane, accusant la dizaine d'organisations déjà sommées de partir d'avoir collaboré avec la CPI.
"D'autres ONG sont dans la ligne de mire et font l'objet d'une enquête, a-t-il averti. Le processus d'expulsion pourrait se poursuivre".
Les autorités ont révoqué les permis des ONG françaises Solidarités et Action contre la Faim (ACF), de Médecins sans frontières (MSF-France et Hollande), du Conseil Norvégien des réfugiés (NRC), des organisations américaines Care, IRC, Mercy Corps et CHF ainsi que des britanniques Oxfam et Save the Children.
Quitter le pays dans les 24 heures
"Cela représente près de la moitié" des programmes de l'ONU sur le terrain, a déclaré à l'AFP un haut responsable de l'ONU sous le couvert de l'anonymat.
"Cela va avoir un impact immédiat sur l'acheminement de l'aide humanitaire" au Darfour, a souligné cette source. Les agences de l'ONU, dont le programme alimentaire mondial (PAM), fournissent des vivres et de l'aide à 4,7 millions de personnes au Soudan, dont 2,7 millions au Darfour.
Entre deux et trois cents humanitaires étrangers devront quitter le pays à très brève échéance, selon des pointages de l'AFP basés sur les effectifs des dix ONG interdites d'opérer au Darfour et à Khartoum.
Des hauts responsables de l'ONU devaient cependant rencontrer jeudi la HAC dans l'espoir de révoquer ces ordres d'expulsion.
"Ils nous ont dit de quitter le pays dans les 24 heures", a indiqué un humanitaire sous le couvert de l'anonymat.
16.500 humanitaires travaillent au Darfour
"Nous sommes extrêmement peinés par la fermeture forcée de nos opérations", a déclaré le président de l'ONG américaine IRC, George Rupp.
"C'est absurde que nous, une organisation indépendante et impartiale, ayons été pris dans un processus politique et juridique", a déclaré le directeur des opérations de MSF-Hollande, Arjan Hehenkamp. "C'est totalement inacceptable que les gens du Darfour soient privés de soins médicaux essentiels", a-t-il ajouté.
Quelque 16.500 humanitaires travaillent au Darfour, dont 95% de Soudanais embauchés localement. "La décision risque aussi de faire perdre leur emploi à des milliers de Soudanais travaillant pour ces ONG" a souligné la source onusienne.
Devant plus de 10.000 manifestants très remontés dans le centre de Khartoum, le président soudanais a également pourfendu l'Occident.
"Les véritables criminels, ce sont les leaders des Etats-Unis et de l'Europe", a lancé le président soudanais.
"Cela fait 20 ans que nous sommes sous la pression du néo-colonialisme et de ses instruments comme la CPI, le Conseil de sécurité des Nations unies et le Fonds monétaire international", a-t-il affirmé.
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24.02.2009
Mandat d'arrêt contre El-Béchir
Mandat d'arrêt contre El-Béchir : Décision de la CPI le 4 mars
La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé lundi qu'elle rendrait le 4 mars sa décision sur la demande de mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Darfour.
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23.02.2009
EFFORTS DE PAIX AU DARFOUR
EFFORTS DE PAIX AU DARFOUR
El Bechir en visite au Caire
Elle intervient dans le cadre des consultations que mène l’Egypte avec des Etats voisins du Soudan et les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.
Le président du Soudan, Omar el-Bechir, est arrivé hier au Caire pour des entretiens avec son homologue égyptien Hosni Moubarak sur les efforts de paix au Darfour, selon une source aéroportuaire.
La visite de M.Bechir, menacé d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre, intervient après l’accord de Doha entre un groupe rebelle du Darfour et Khartoum en vue d’une cessation des hostilités dans la province en guerre civile. MM.Moubarak et Bechir vont discuter des «efforts pour un règlement de la crise au Darfour et l’application de l’Accord de paix global» qui a mis fin à la guerre civile dans le sud du Soudan, selon les médias officiels égyptiens.
«La visite intervient dans le cadre des consultations que mène l’Egypte avec des Etats voisins du Soudan et les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU pour créer un climat propice à un règlement politique global à la crise au Darfour», a dit le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, dans des déclarations publiées hier.
Le Soudan, soutenu par l’Union africaine et la Ligue arabe, veut le report d’un an de l’émission du mandat d’arrêt international contre le président Béchir afin de mettre en place la paix au Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie à la guerre civile depuis 6 ans. Khartoum prévient dans le même temps qu’un mandat d’arrêt aurait des conséquences négatives sur la situation au Darfour et au Soudan en général. M.Aboul Gheit a réaffirmé «le soutien total de l’Egypte au Soudan et à tous les efforts pour la stabilisation et la pacification» de ce pays et appelé «la communauté internationale à aider le gouvernement soudanais à remplir ses engagements vis-à-vis de ses citoyens».
Khartoum et les rebelles du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM, le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour) ont signé mardi à Doha (Qatar) une lettre d’intention prévoyant la tenue de négociations sur un accord-cadre en vue d’une conférence de paix au Darfour.
A la suite de cet accord, Khartoum a annoncé samedi à l’occasion de la visite de l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa Al-Thani, la libération de 24 prisonniers impliqués dans la guerre au Darfour.
Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) doivent annoncer sous peu l’émission ou non d’un mandat d’arrêt contre le président Bechir pour son rôle présumé dans la guerre civile qui ravage le Darfour depuis 2003.
Cette guerre a fait 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés depuis 2003 selon l’ONU. Khartoum chiffre à 10.000 le nombre de morts.
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11.02.2009
CONFLIT DU DARFOUR
CONFLIT DU DARFOUR
Khartoum et des rebelles parlent de paix à Doha
Des représentants de la rébellion darfourie et une délégation soudanaise se sont donné rendez-vous au Qatar pour tenter de trouver une issue au conflit.
Le gouvernement de Khartoum et le groupe rebelle le plus actif du Darfour ont entamé hier des pourparlers au Qatar avec l’ambition de préparer une conférence de paix sur cette région du Soudan dévastée par la guerre civile.
La rencontre entre le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) et une délégation soudanaise est la première depuis des discussions tenues en 2007 en Libye et qui n’ont pas abouti.
D’entrée de jeu, le représentant du JEM, Jibril Ibrahim, a posé comme conditions la participation de son mouvement au gouvernement central de Khartoum et le démantèlement des milices pro-gouvernementales au Darfour. «L’ordre approprié dans nos négociations doit être le suivant: commencer par instaurer des mesures de confiance, lancer une déclaration de bonnes intentions et s’attaquer aux sujets de contentieux», a déclaré le chef rebelle. Parmi les mesures de confiance, il a cité la libération des prisonniers du JEM et la garantie d’une distribution sans difficulté de l’aide humanitaire.
Il a ajouté que le JEM exigeait de «conserver ses combattants au Darfour pendant une période transitoire avant un accord final qui permettrait de les intégrer dans les forces régulières». Le JEM veut aussi «une réduction des forces gouvernementales (au Darfour), le démantèlement des milices (pro-gouvernementales) et une participation au plus haut niveau au pouvoir à Khartoum».
Nafie Ali Nafie, assistant du président soudanais Omar Al-Bechir et chef de la délégation du gouvernement, s’est contenté quant à lui de réaffirmer la «détermination du Soudan de poursuivre la marche vers la paix» au Darfour.
Pour répondre à la présence de ce haut responsable de Khartoum, le JEM a annoncé la venue de son chef, Khalil Ibrahim, à Doha pour se joindre aux débats. Les pourparlers de Doha, sous l’égide du Qatar, l’ONU, l’Union africaine et la Ligue arabe, ont été qualifiés de préliminaires et ont pour objectif de préparer une éventuelle conférence de paix sur le Darfour.
La guerre civile au Darfour, vaste région de l’ouest du Soudan, a fait 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés depuis 2003 selon l’ONU.
Khartoum chiffre à 10.000 le nombre de morts. Les deux parties vont travailler sur un document élaboré par les médiateurs auquel M.Nafie a dit souhaiter apporter des «modifications» sans les préciser.
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Khalifa, a souhaité, à l’ouverture des pourparlers, que d’«autres groupes rebelles du Darfour se joignent aux négociations» de paix souhaitées.
Le Darfour compte une myriade de groupes rebelles parmi lesquels seule une faction a signé la paix avec Khartoum en 2006, celle de Minni Minnawi de l’Armée de libération du Soudan (ALS).
Une faction de l’ALS conduite par Abdel Wahid Mohammed Nour, exilé à Paris, refuse tout pourparler de paix en tablant sur l’aboutissement de la procédure judiciaire internationale contre le président soudanais Omar Al- Bechir, menacé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).
Le représentant du JEM a affirmé que la participation de son mouvement aux pourparlers de Doha ne signifie pas qu’il ne souhaite plus l’aboutissement de la procédure de la CPI alors que M.Nafie a qualifié cette procédure de «signe négatif» pour la recherche de la paix au Darfour.
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