28.07.2009
chômage
Statistiques : l'effet trompe-l'œil du recul du chômage

Près de 18,3 % des jeunes sont sans emploi.
Pour la première fois depuis un an, le chômage a enregistré un recul inattendu en France. Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a diminué de 0,7 % au mois de juin par rapport au mois précédant, soit 18 600 personnes en moins, portant le nombre de demandeurs d'emploi à 2 524 500. Néanmoins, l'analyse de ces chiffres prouve que ce recul est davantage lié à un effet statistique mécanique plutôt qu'à une amélioration de la conjoncture économique qui le sous-tendrait. Tout en saluant un "signe encourageant", la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a d'ailleurs prévenu que la situation de l'emploi devrait continuer à se détériorer dans les mois à venir.
- La catégorie A regroupe uniquement les demandeurs d'emploi à la recherche d'un emploi, quel que soit le contrat de travail, et n'ayant pas travaillé dans le mois. Les personnes travaillant à temps partiel faute d'avoir trouvé un emploi à temps complet (catégories B et C) n'apparaissent pas dans ces statistiques. Or le chômage continue de progresser si ces derniers sont pris en compte. En incluant les personnes exerçant une activité réduite, le nombre de demandeurs d'emploi est en hausse de 0,3 % sur le mois (9 200 personnes supplémentaires, portant leur nombre à 3 634 800), et de 18,7 % sur un an.
- La baisse constatée au mois de juin est par ailleurs relativisée dans la mesure où elle résulte notamment de cessations d'inscriptions : les sorties du Pôle emploi pour "cessations d'inscription pour défaut d'actualisation" ont progressé de 19,3 % sur le mois, et concernent 33 300 personnes de plus qu'en mai. Il s'agit des chômeurs qui ne sont plus décomptés par le Pôle emploi, n'ayant pas mis leur dossier à jour. Ils feront à nouveau partie intégrante des statistiques une fois cette actualisation effectuée.
- A plus long terme, le nombre de demandeurs d'emploi affiche une progression de 25,7 % sur un an, et de 35 % pour les moins de 25 ans. Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), a noté "une grosse inflexion dans la courbe, n'annonçant pas malheureusement une inversion de tendance". Selon lui, "il peut y avoir des effets du volet social du plan de relance, mais les entreprises restent frileuses, proposent des CDD courts, et les gens risquent de faire des allers-retours entre chômage et emploi".
- Le nombre de chômeurs de longue durée (inscrits au Pôle emploi depuis plus d'un an) a par ailleurs augmenté de 2,5 % en juin, catégories A, B et C confondues ; ils sont à présent 1,197 million.
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02.07.2009
chômage atteint 9,5%
Le taux de chômage atteint 9,5% dans la zone euro, son plus haut niveau depuis 10 ans

Le taux de chômage dans la zone euro a encore augmenté en mai pour atteindre 9,5%. Soit son plus haut niveau depuis 10 ans. De quoi relativiser les perspectives d'une reprise rapide de l'économie.
Le nombre de demandeurs d'emplois dans la zone euro a augmenté de 273.000 en un mois pour atteindre 15,013 millions, précise Eurostat.
"Pour la zone euro, il s'agit du taux le plus élevé depuis mai 1999", ajoute l'institut communautaire de statistiques.
Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un taux de chômage de 9,4%.
En un an, ce sont au total 3,4 millions de personnes qui ont perdu leur emploi dans les 16 pays utilisant l'euro. Le chômage dans l'ensemble de l'Union européenne a atteint parallèlement 8,9% en mai après 8,7% en avril.
Pour la France, Eurostat fait état d'un taux de chômage de 9,3% en mai contre 9,1% le mois précédent. Au sein de l'Union, c'est en Espagne que le taux de chômage est le plus élevé, à 18,7%, devant la Lettonie (16,3%).
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27.03.2009
l'envolée du chômage
En pleine fusion, Pôle emploi affronte l'envolée du chômage

Chômeurs et agents reconnaissent que le regroupement Assedic-ANPE est une idée «de bon sens» pour faciliter les démarches et le suivi des demandeurs d'emploi. Mais le diable est dans les détails : formation, informatique ou serveur téléphonique.
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Agence Pôle emploi Vivier-Merle, dans le IIIe arrondissement de Lyon. C'est l'un des premiers sites où la fusion ANPE-Assedic, officialisée en décembre, est entrée dans les faits. Comme partout, il faut en même temps y mettre en œuvre la nouvelle organisation et faire face à l'afflux inédit de chômeurs, que les statistiques ont encore confirmé hier, avec près de 80 000 demandeurs d'emploi supplémentaires en février.
Ici, les agents ex-ANPE et ex-Assedic travaillent dans le même lieu (1 000 m2 de locaux neufs), et les tâches des uns et des autres sont peu à peu unifiées. C'est déjà le cas à l'accueil. Un plus pour les chômeurs, comme Albert qui vient de déposer un dossier d'inscription : «C'est le bon sens. Je ne comprends pas pourquoi on nous a baladés si longtemps entre ANPE et Assedic.»
Le délai d'instruction du dossier d'indemnisation est de trois semaines et les demandeurs d'emploi sont reçus en 9 jours. Une nouvelle étape est en train d'être franchie : les chômeurs non indemnisables sont confiés à un interlocuteur unique, se chargeant à la fois de l'indemnisation et de la recherche de l'emploi - cette simplification et ce gain de temps sont la justification même de la fusion.
La règle sera généralisée avant l'été, espère Myriam Cholvy, directrice de l'agence. Chaque semaine, commente-t-elle, «on s'adapte, on rééquilibre le rôle des agents. Et il ne faut pas lâcher sur d'autres terrains comme la relation avec les entreprises qui nous donnent les offres d'emploi».
Le rapprochement a été facilité par la proximité physique des deux anciennes entités, qu'un jardin intérieur sépare. «Le plus compliqué est de lier le groupe», reconnaît la directrice. «La bonne volonté des agents est cruciale», estime pour sa part Carole Cathelain, conseillère pour l'emploi et représentante FO au comité d'établissement Rhône-Alpes. La syndicaliste pointe du doigt le «manque de préparation de la fusion. On nous demande de faire un autre métier sans avoir eu de formation suffisante», regrette-t-elle.
Dans son agence de Bron, en banlieue lyonnaise, système D et entraide prévalent pour répondre aux questions. «Tous les agents n'ont pas réponse à tout, selon qu'ils sont issus de l'Assedic ou de l'ANPE, constate-t-elle. Et quand un demandeur d'emploi se retrouve face à un agent qui ne peut pas lui dire pourquoi son argent est bloqué, l'agressivité monte», en particulier dans les zones sensibles.
Les syndicats réclament un «moratoire»
Au Pôle emploi Vivier-Merle, Myriam Cholvy a remédié au problème en installant des boxes d'entretien où voisinent des agents des deux anciens services. «Ils peuvent ainsi s'entraider.» La cohabitation des deux anciens systèmes informatiques demande aux agents de jongler entre deux logiciels qui imposent de… redémarrer l'ordinateur.
Pour Gilles Prudhomme, de l'Unsa régionale, cette fusion est «un puzzle dont on découvre au fur et à mesure que toutes les pièces ne font pas partie du montage. Si elle avait été davantage préparée, le choc serait moins rude». La crise est venue compliquer le chantier en augmentant le nombre des demandes d'inscription au moment où les équipes sont en pleine réorganisation. Du coup, les syndicats réclament un «moratoire» sur la fusion. Les associations de chômeurs regrettent aussi de n'avoir pas été associées en amont.
Évoqués du bout des lèvres, l'alignement des grilles salariales et l'harmonisation des statuts provoquent animosités et tensions entre les deux anciennes équipes. Tout comme le numéro de téléphone unique, le 39 49, décrié pour son coût, et qui ne remplace pas toujours le contact direct entre le demandeur d'emploi et son conseiller. Mauvaise orientation, lassitude des demandeurs face à la complexité de la messagerie : Myriam Cholvy convient même que de nombreuses personnes viennent en agence pour s'assurer que leur démarche téléphonique a bien été prise en compte.
08:00 Ecrit par EUROBERBERE dans chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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26.02.2009
300 000 chômeurs
Près de 300 000 chômeurs de plus en un an
Avec 90.200 demandeurs d'emplois en plus au mois de janvier, le Pôle emploi connaît la plus forte hausse augmentation jamais enregistrée. Sur un an, le chômage a grimpé de 15,4%.
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L'annonce mercredi a fait l'effet d'une douche froide. En janvier, 90 200 demandeurs d'emploi se sont inscrits à Pôle emploi - l'organisme regroupant l'ANPE et les Assedic - en catégorie 1. Soit deux fois plus qu'en décembre, et une progression de 4,3 % en un seul mois : du jamais-vu depuis 1991, première année de calcul du nombre de chômeurs selon les modalités actuelles ! «Un triste record», pour la CGT, qui efface déjà le précédent : 64 000 nouveaux chômeurs avaient poussé les portes de Pôle emploi en novembre dernier.
Janvier est le neuvième mois consécutif de hausse. En un an, le nombre de chômeurs a explosé de 15,4 % pour atteindre 2 204 500 personnes enregistrées dans la catégorie de référence. Soit 294 000 chômeurs de plus entre janvier 2008 et janvier 2009 : là encore, une première. La hausse sur un an atteint 10,2 % (à 2,62 millions de personnes) si l'on prend en compte une définition du chômage plus proche du BIT.
«Brutalité de la crise»
«Ce mauvais résultat est l'écho du chiffre de la croissance au quatrième trimestre 2008 (- 1,2 %), analyse un spécialiste à Bercy. Il traduit un ajustement de court terme important sur la main-d'œuvre flexible, fins de CDD et de missions d'intérim en tête, lié à l'incertitude des chefs d'entreprise.» Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a prévenu mercredi sur France 3 : «On va avoir des chiffres comme ça sur plusieurs mois.»
Même si janvier est traditionnellement un mois d'inscription importante au chômage, en raison notamment du nombre élevé de fins de contrats annuels, ces mauvais chiffres traduisent «la brutalité de la crise économique et sociale» pour la CFDT. Et sont, selon la centrale dirigée par François Chérèque, «la conséquence de multiples causes». Comme «l'évolution du marché du travail qui a vu ces dernières années l'explosion des contrats précaires et atypiques», les premiers frappés par la crise ; ou comme l'avalanche de «plans sociaux intervenus en 2008».
Tout le monde a été touché : les moins de 25 ans (+ 5,1 %), les 25-49 ans (+ 4,1 %) et les plus de 50 ans (+ 3,9 %). Comme les chômeurs de longue durée (+ 3,8 %). Les inscriptions à Pôle emploi sont, sans surprise, marquées par une envolée des licenciements économiques (+ 23,5 % sur trois mois), des fins de mission d'intérim (+ 7,8 %) et des fins de CDD (+ 7,2 %).
Quant aux offres d'emploi enregistrées par l'organisme, elles continuent de plonger : - 15,4 % en un mois.
Un jeune diplômé, au moins, pourrait échapper à cette vague : Yannick Miel, chômeur de 23 ans sans emploi qui s'était «mis en vente» aux enchères lundi sur Internet. Martin Hirsch, le haut-commissaire à la Jeunesse, lui a proposé d'intégrer pendant trois mois une commission chargée d'améliorer l'intégration des jeunes diplômés.
VIDÉO - L'analyse de Marc Landré
12:29 Ecrit par EUROBERBERE dans chômage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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