25.09.2009

Calais

La justice annule des dizaines de rétention de migrants

Des policiers évacuent des migrants au cours de l'opération de démantèlement de la

Les juges des libertés de Nîmes ont considéré jeudi que les rétentions des Afghans placés au centre de rétention de la ville après l'évacuation de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais) étaient irrégulières et y ont mis fin.

Des juges français ont annulé le placement en rétention de dizaines de migrants, en particulier des Afghans, interpellés après le démantèlement mardi de la "jungle" de Calais, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

La police a arrêté 276 migrants, dont environ une moitié de mineurs, dans l'évacuation de ce vaste campement, dernière étape avant un éventuel passage en Grande-Bretagne. Ils ont été placés dans plusieurs centres de rétention en France, où les sans-papiers attendent que la justice statue sur leur sort.

Les mineurs arrêtés à Calais ont été placés dans des centres d'accueil et ne peuvent pas être expulsés.

A Nîmes, les juges des libertés et de la détention ont examiné jeudi les cas de 35 Afghans et prononcé 35 annulations de procédure, a-t-on appris auprès d'une des avocates intervenant dans ce dossier, Me Michèle Elbaz.

Cinq Afghans, atteints de gale, n'ont pas été présentés devant le juge, des médecins ayant estimé que leur état était incompatible avec une comparution, selon Me Elbaz. Ils étaient de facto libérables, selon l'avocate

A Toulouse, un juge a ordonné la libération de 13 Afghans, un Pakistanais et un Iranien.

Marseille, un juge a annulé la rétention de six Afghans, un Iranien et un Pakistanais.

Evacuation de migrants de la

A Marseille, un juge a prononcé jeudi soir la remise en liberté des huit personnes interpellées à Calais et placées dans le centre de rétention du Canet après leur transfert en autocar. La position du parquet sur un éventuel appel n'était pas connue.

Dans la plupart de ces cas, le procureur a fait appel, et les personnes concernées ont été maintenues en rétention dans l'attente d'une nouvelle décision dans un délai maximum de 48 heures.

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a affirmé jeudi qu'"il y aura des retours forcés pour les personnes ne relevant ni du droit d'asile ni du retour volontaire".

"L'idée de retours forcés, c'est une ligne rouge", a estimé Pierre Henry, le directeur de l'association France Terre d'asile, selon lequel "on ne doit renvoyer personne vers l'Afghanistan qui est un pays en guerre". Il s'est prononcé en faveur d'une "mesure de protection temporaire, aujourd'hui, pour les Afghans".

Cette protection, appliquée il y a une dizaine d'années pour les pays des Balkans, a-t-il expliqué, "peut s'étendre sur trois ans et a le mérite de permettre le droit de séjour avec le droit au travail et à la protection sociale".

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17.09.2009

Calais

Eric BESSON annonce la fermeture de la « jungle » avant la fin de la semaine prochaine











COMMUNIQUÉ

Paris, le 16 septembre 2009,


Calais : Eric BESSON annonce la fermeture de la « jungle » avant la fin de la semaine prochaine

Eric BESSON, Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire, a pris connaissance des derniers comptes rendus des services de l’Etat sur la situation dans la zone située près du port de Calais, occupée par plusieurs centaines d’étrangers en situation irrégulière, communément appelée « la jungle ».

Ces comptes-rendus font apparaître une remontée très forte de la délinquance dans le Calaisis, après plusieurs années d’accalmie due à la fermeture du centre de Sangatte en 2002. Depuis deux ans, les filières clandestines ont reconstitué une nouvelle plaque tournante du trafic d’êtres humains, à proximité directe du port de Calais.

Il s’agit d’une zone de non droit, où les passeurs entendent faire la loi, rackettent et brutalisent les migrants, et les font vivre dans des conditions indignes.

Les rixes et les violences sont quotidiennes. Une épidémie de gale s’est développée. Les habitants de Calais subissent chaque jour des agressions. Les entreprises situées à proximité ne peuvent plus travailler normalement.

Depuis 8 mois, Eric BESSON, dans la continuité de l’action engagée par son prédécesseur, a engagé une politique à la fois ferme et humaine. Cette politique repose sur trois objectifs :

- Restaurer l’Etat de Droit : Eric BESSON a demandé au Préfet de démanteler l’ensemble des squats et des campements clandestins présents autour de Calais, et de s’attaquer aux filières clandestines qui les exploitent.

Depuis 6 mois, un squat ou campement est fermé chaque semaine. Et 30 filières clandestines ont été démantelées.


- Renforcer l’étanchéité de la frontière : Eric BESSON a signé le 6 juillet dernier un accord dans ce sens avec son homologue britannique.
- Apporter une aide humanitaire aux migrants les plus fragiles : Eric BESSON a décidé l’ouverture à Calais d’une permanence de recueil des demandes d’asile.

170 demandes ont pu être enregistrées depuis le 1er janvier, avec délivrance d’un titre de séjour provisoire et d’un hébergement.

Par ailleurs, Eric BESSON a demandé que soit proposé à chacun des étrangers en situation irrégulière présents dans la « jungle » un retour volontaire dans son pays d’origine, avec un petit pécule, lui permettant de se réinstaller. 180 ont accepté cette proposition depuis le 1er janvier.

Des hébergements ont enfin été proposés à intervalles réguliers, mais ils ont presque tous été refusés parce que la plupart de ces personnes souhaitent rester à proximité du port de Calais dans l’espoir de passer en Angleterre.

Au total, il y avait environ 700 personnes dans ce village clandestin il y a trois mois. Il en reste aujourd’hui environ 300.

A l’issue de ces 8 mois d’action, conformément aux engagements qu’il avait pris lors de ses déplacements à Calais, Eric BESSON annonce qu’il engagera avant la fin de la semaine prochaine le démantèlement complet de la « jungle ».

« Ce démantèlement de la jungle, ce n’est pas la fin de la lutte contre les filières clandestines à Calais. C’est une étape importante, parce nous allons casser le principal outil de travail des filières clandestines dans la région. Mais d’autres opérations suivront, partout où les réseaux clandestins chercheront à se réinstaller. La lutte contre le trafic des êtres humains doit être permanente.

Ces réseaux sont aussi ceux du travail clandestin, de l’exploitation, du proxénétisme. C’est un combat difficile mais essentiel. » a conclu Eric BESSON.

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27.06.2009

CALAIS

Manifestation de soutien aux sans-papiers à Calais

MANIFESTATION DE SOUTIEN AUX SANS-PAPIERS À CALAIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre 1.000 et 2.500 personnes, selon les estimations de la police et des organisateurs, ont manifesté samedi à Calais pour dénoncer les politiques des Etats européens envers les sans-papiers.

Ce rassemblement, à l'appel du mouvement altermondialiste "No border" installé depuis une semaine dans la ville, visait également à plaider pour "un monde sans frontière, sans nation, sans prison".

"Respect pour les sans-papiers!", ont scandé les manifestants. Ils réclament la fin des poursuites judiciaires contre les étrangers en situation irrégulière et les migrants qui gagnent Calais pour tenter de passer en Grande-Bretagne.

Les forces de l'ordre se sont déployées en nombre dans la ville - plus de 2.000 policiers et CRS - pour encadrer la manifestation.

Les autorités craignent des débordements tels que ceux survenus en avril dernier à Strasbourg en marge du sommet de l'Otan.

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