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03.07.2009
Actualité
Quand l'air des villes pollue aussi nos campagnes
Hier, tout en restant « raisonnable », la pollution a touché les trois quarts du département et d'abord les zones rurales comme la plaine de
l'Ain. La responsabilité des automobilistes n'est pas seule en cause
Avec les deux derniers étés où les périodes de grandes chaleurs étaient limitées dans le temps, on avait un peu oublié la pollution à l'ozone.
Mais depuis dimanche, elle est là est bien là et, hier encore, on a frôlé le seuil d'information et de recommandation. Pour les personnes en bonne santé, ce pic de pollution n'est pas toujours perceptible.
Simplement parce que le gène est surtout ressenti à cause de la chaleur. Mais elle est pourtant bien là et bien souvent là ou on ne pense pas la trouver : dans nos campagnes.
Hier, une nouvelle fois, c'est la partie est sud-ouest de l'Ain qui a été touchée. Pas tellement les agglomérations, mais les zones rurales peu fréquentées par le trafic routier comme la plaine de l'Ain.
Sébastien Pardo, technicien à Air APS - Ain Pays de Savoie - l'avait déjà constaté mercredi. Grenoble était épargnée, mais pas sa périphérie. « Il faut savoir que la pollution par les émissions des gaz des voitures n'est pas directe. Elle se fait plus tard, au contact d'une molécule d'oxygène.
Elle n'est pas spontanée et ne se fait que rarement là, où il y a des voitures. » En clair, il faut un peu de temps pour que les émissions des gaz d'échappement se transforment en ozone. Cela se fait bien souvent en campagne, en zone de plaine, là ou les vents les transportent.
Et le problème c'est que hier, la petite bise des jours précédents a disparu. Avec un Celsius de 30° à l'ombre, la pollution était inévitable et devrait encore stagner. Car si quelques pluies et orages sont annoncés, ils devraient rester dispersés. Avec un trafic routier qui se renforcera avec les prochains départs en vacances, il y a fort à parier pour que les seuils d'information ou d'alerte soient encore d'actualité jusqu'à dimanche.
Pour y faire face, pas grand-chose à faire. L'appel au civisme par les autorités préfectorales, au premier niveau, conseille de réduire sa vitesse pour limiter les échappements.
Vous pouvez aussi, mais est-ce vraiment possible, vous dispenser de barbecue qui, comme toutes les combustions, engendre une dégradation de la biomasse. « Normalement, les brûlages sont interdits, mais certaines municipalités acceptent des dérogations ou ferment les yeux », regrette Sébastien Pardo.
Car ces émanations sont beaucoup plus nocives que celles d'automobiles, et peu de gens en ont conscience. Pour illustrer cette réalité, le technicien donne un exemple.
« Quand vous brûlez un kilo de déchets verts, vous polluez aussi autant que votre voiture si vous apportiez avec elle ce kilo à la déchèterie de Moscou… » Alors en attendant une amélioration, réduisez votre vitesse et limiter ces feux qui participent aussi à la pollution de nos campagnes.
15:02 Ecrit par EUROBERBERE dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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