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14.12.2008
Faits divers

Mystère - Ophélie a disparu depuis neuf jours à Budapest
Ophélie, cette étudiante française de 22 ans disparue le 4 décembre à Budapest, pourrait avoir été victime… d’un accident. C’est en tout cas la piste que privilégieraient désormais les enquêteurs hongrois qui, hier, ont affirmé que les images des caméras de surveillance postées sur le pont Lanchid, là où le sac de la jeune femme a été retrouvé, la montrent clairement s’avancer seule sur l’édifice. En revanche, aucune image d’elle faisant demi-tour. Ni aucune autre ne la montrant sortir de l’autre côté du pont.
« Nous savons qu’elle a quitté la discothèque le Portside seule et qu’elle a atteint sans problème la place Roosevelt », précise t-on du côté de l’ambassade de France, où on confirme que les autorités hongroises ont pu reconstituer la totalité du parcours effectué par Ophélie. « Les deux jeunes gens qui ont retrouvé le sac figurent également sur l’enregistrement quand ils quittent seuls le pilier opposé du pont. S’il s’est passé quelque chose, c’est certainement donc sur le pont. »
« Quelqu’un de posé »
Trois hypothèses peuvent dès lors être échafaudées : soit Ophélie a été jetée à l’eau par un agresseur – une personne déjà présente sur le pont, le conducteur d’une voiture qui se serait arrêté –, soit il s’agit d’une chute accidentelle ou, dernière possibilité, l’étudiante aurait volontairement sauté pour se suicider. Une thèse qu’exclut la famille et nombre de ses amis. « Ophélie est quelqu’un de posé, de réfléchi, qui a une vraie envie de travailler avec les pays de l’Est, confie l’un d’eux. C’est une étudiante comme les autres, qui travaille et aime retrouver ses amis dans un bar pour boire un verre. Mais ce n’est pas une tête brûlée. Et encore moins quelqu’un de suicidaire. Elle allait très bien, elle disait qu’elle se plaisait à Budapest, et se réjouissait de retrouver sa famille pour Noël… »
Trop de courant
Désormais, il semble acquis que pour que les enquêteurs parviennent à y voir plus clair, il faudrait qu’ils puissent chercher au fond du fleuve… Ce qui n’est pas possible actuellement, le Danube est en crue. « Beaucoup trop de courant et de profondeur », indique un enquêteur hongrois qui assure qu’il faudra peut-être attendre plusieurs semaines avant de pouvoir le faire. Si tant est que cela soit possible.
En attendant, les recherches se poursuivent. Dans les heures qui ont suivi la disparition de l’étudiante, sa photo a été placardée dans le métro, sur les lampadaires et sur les murs du centre de Budapest. Un appel à témoins a été lancé jeudi par la police hongroise, qui a également appelé à se manifester tous les taxis qui auraient transporté une « jeune fille parlant une langue étrangère » durant cette période dans le Ve et Ier arrondissement de la ville, les quartiers situés des deux côtés du pont. A Reims enfin, les amis d’Ophélie refusent de baisser les bras. « Tant qu’on n’a pas de version officielle annonçant sa mort, qu’on n’est pas sûrs, on garde espoir », explique-t-on au bureau des élèves de l’école où la jeune femme était en troisième année.
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Attentat - Scotland Yard accusé après la mort d’un Brésilien à Londres
Après sept semaines d’investigations, une commission d’enquête indépendante a conclu hier que la police britannique n’avait pas agi conformément à la loi en abattant, en 2005, dans le métro londonien un Brésilien pris pour un terroriste présumé. Ce jury a refusé de reconnaître que les policiers étaient dans leur droit en ouvrant le feu sur Jean-Charles de Menezes au lendemain des attentats manqués du 21 juillet 2005 à Londres.
Pour sa défense, Scotland Yard avait argué de problèmes de communication entre services pour expliquer pourquoi des policiers en civil avaient tiré sur cet électricien de 27 ans vivant et travaillant dans la capitale britannique, alors qu’il montait à bord d’un métro à la station Stockwell. Selon le légiste Michael Wright, les policiers auraient en fait confondu la victime avec Hussein Osman, soupçonné d’implication dans les attentats déjoués la veille et qui devaient suivre un mode opératoire similaire aux attentats suicide commis deux semaines plus tôt dans les transports en commun londoniens et qui avaient fait 52 morts.
La mort de Menezes avait provoqué une vive controverse en Grande-Bretagne, où des associations avaient dénoncé l’usage excessif de la force de la police. Le chef de Scotland Yard, Ian Blair, accusé d’avoir tenté de couvrir ses hommes, a démissionné en octobre dernier. Sir Paul Stephenson, qui assure l’intérim, a lui reconnu que les policiers avaient commis « une terrible faute » et estimé que Scotland Yard devait en assumer l’entière responsabilité.
Il a toutefois souligné que ses services étaient soumis ce jour-là à une très forte pression en raison du contexte des attentats du 7 juillet 2005. Aucun policier ne sera poursuivi personnellement, a conclu en outre la commission d’enquête.
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Mensonge - Parce qu’elle voulait « exister »
Un profond mal-être. C’est certainement la raison qui a conduit Laura*, tout juste majeure, à mettre en scène sa propre agression. Les faits remontent à lundi dernier. Il est aux alentours de 21 heures. La lycéenne est chez ses voisins du quartier des Trois-Vallons, à L’Isle-D’Abeau, dans l’Isère. A ses côtés, les enfants du couple qu’elle garde à l’occasion. Cela lui fait un peu d’argent de poche et, surtout, c’est juste en face de chez elle.
Les heures passent. Il est bientôt minuit. Ses parents, ne la voyant pas revenir, commencent à s’inquiéter. D’autant qu’en jetant un coup d’œil par la fenêtre, ils aperçoivent la voiture des voisins, entre-temps revenus de leur sortie. Ils décident de donner l’alerte. Avec des proches, ils commencent à arpenter le quartier. Les recherches ne dureront pas longtemps : au bout de dix minutes, ils retrouvent Laura, à deux cents mètres de là.
La jeune femme est allongée, inanimée dans un petit ruisseau qui court dans le quartier. Sa bouche est bâillonnée, ses mains liées dans le dos avec du ruban adhésif. Inconsciente, la jeune femme est rapidement prise en charge par les pompiers puis conduite en état de choc, à l’hôpital de Bourgoin-Jallieu. Mercredi, Laura a été entendue devant les enquêteurs. Devant eux, elle peine à rassembler ses souvenirs. En tout cas, les bribes d’informations qu’elle leur donne ne permettent pas aux policiers de reconstituer avec précision son agression. La lycéenne se souvient juste d’avoir entendu quelqu’un l’appeler par son prénom.
Elle dit ensuite s’être retournée avant d’être assommée. Et puis plus rien, le trou noir. « Nous essayons de déterminer la chronologie des faits et attendons des résultats d’analyse », avançait alors, prudent, Franck Rastoul, le procureur de la République de Vienne. « Il y a quelque chose qui cloche », soufflait de son côté un enquêteur. Une impression partagée par les médecins qui n’ont relevé aucune trace de traumatisme sur la jeune femme. Jeudi, cette dernière a craqué. Elle a elle-même souhaité se confier aux enquêteurs à qui elle a fini par avouer qu’elle avait inventé cette mise en scène... afin d’attirer l’attention sur elle. Depuis, en accord avec ses parents, elle a été hospitalisée pour un suivi psychologique.
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Le juge jugulé
Sur la scène des drames causés par la justice, les acteurs tenant le rôle du juge d’instruction ont des noms qui ont tenus le haut de l’affiche ; le plus célèbre et le plus dévastateur fut sans aucun doute le juge Pascal de l’affaire de Bruay-en-Artois. D’autres affaires ont eu leur juge pour vedette d’un jour, d’un mois, d’une année, vampire médiatique nourrit du sang de la souffrance des justiciables exposés à la consommation médiatique.
L’affaire Grégory bondit des remous de la Vologne et le juge Lambert, gentil juge, derrière ses lunettes d’aveugle judiciaire, connaîtra la gloire de pivot avant de connaître la vindicte du pilori de la presse. Allons droit au but : faut-il supprimer le juge d’instruction ? Le premier président de la cour d’appel de Paris déclare : « Le juge d’instruction évoluera ou disparaîtra. »
L’idée de disparition se dessine donc dans l’air du temps judiciaire comme le couperet au-dessus de l’échafaud. Je crains cependant que rien ne change même si tout veut changer, dans la mesure où l’on ne pose pas la question fondamentale, celle qui dérange, celle qui devrait être au cœur de toutes les démocraties, à savoir celle du rapport d’un petit homme avec l’exercice d’un grand pouvoir qui tue, rend malade, ruine, humilie, vexe. Tout homme, on le sait, qui a du pouvoir est porté à en abuser quelle que soit sa fonction, et le juge d’instruction encore plus que d’autres à cause de sa solitude et de sa coupure de la réalité.
On pourra faire toutes les réformes du monde, des codes, rien ne changera tant que l’avocat ne sera pas un véritable contre-pouvoir protégé dans son indépendance vis-à-vis des juges, comme les juges le sont vis-à-vis des politiques ; tant que les fautes, les erreurs, les négligences, les vexations, l’exercice disproportionné du pouvoir n’ouvriront pas des actions civiles simples contre les juges responsables, qui auront à mettre la main à la poche. Et que l’on n’aille pas me dire, et que l’on n’aille pas me chanter que cela nuirait à leur indépendance. On n’a qu’à leur appliquer la jurisprudence que les cours et tribunaux ont élaborée pour la question de la responsabilité civile des avocats : c’est l’œuvre même des juges, on peut dès lors supposer qu’ils la jugeront bonne et applicable à leur personne.
C’est à ce prix que les réformes aboutiront. Tant qu’on n’est pas responsable, tant qu’on ne paye pas de sa poche l’écot de sa responsabilité, on est un surhomme protégé par la pire des armures, la pire des carcasses d’indifférence : l’intouchabilité. Qu’adviendra-t-il par exemple de ce juge d’instruction qui, dans l’affaire du berger de Castellar, n’accepta de recevoir les victimes qu’au bout d’un an, et encore par obligation, et pour les engueuler ? De ce procureur qui ne se dérangea même pas sur les lieux du crime où le berger avait été tué ? Il faut réformer les têtes, pas les textes. La tête, c’est elle qui joue la musique du texte. L’interprète fait ce qu’il veut avec les textes ou presque.
Certes, il faut limiter les pouvoirs du juge d’instruction. Mais si l’on est désormais sur le point de s’acheminer vers une démocratie judiciaire moderne, il faut de vrais contre-pouvoirs, il faut que dans l’exercice d’une puissance juridictionnelle terrible, le juge réponde à cette sale question : « Pourquoi as-tu fait cela ? »
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Infanticides - Geneviève Lhermitte a craqué pendant la lecture du rapport d’autopsie
Les psychiatres et psychologues ayant examiné la mère infanticide ont rapporté, hier, leurs conclusions devant les assises du Brabant wallon qui jugent jusqu’à vendredi prochain Geneviève Lhermitte, accusée du meurtre de ses cinq enfants à Nivelles, en Belgique, le 28 février 2007 (nos éditions des 8 et 10 décembre). Ils ont confirmé l’absence de maladie mentale chez l’ancienne enseignante de 43 ans, qu’on eût préféré folle à lier.
Une abolition du discernement aurait au moins permis d’expliquer l’horreur absolue de son geste. Car l’autopsie a démontré que la maman s’est acharnée sur Mehdi, Mina, Myriam, Nora et Yasmine, âgés de 4 à 14 ans. Elle n’en a d’ailleurs pas supporté le compte rendu mercredi. Alors que, depuis cinquante minutes, le médecin légiste Frédéric Bonbled détaille une à une, de façon clinique, les plaies constatées sur les cadets, parlant même de « section profonde du tronc carotidien », Geneviève Lhermitte s’effondre brutalement, les mains plaquées sur ses oreilles. Ses pleurs et ses cris statufient la cour, les jurés, la foule. « Arrêtez ! Ça suffit, arrêtez de dire tout ça ! »
Des policiers l’entourent, le président ne dit rien. « Je n’ai pas tué mes enfants ! C’est la faute de Schaar et de mon mari ! Ce sont des salauds, des menteurs ! Ils ont pourri notre vie ! Mes enfants ! Mes enfants ! » Il faut l’évacuer, elle se laisse porter, prononce encore des mots incompréhensibles qui expriment forcément sa souffrance. Les débats sont suspendus une quinzaine de minutes. Le Dr Michel Schaar sans qui, dit-elle, rien ne serait arrivé, porte un regard critique sur son malaise : « Cela me semble être une bonne définition de l’hystérie. Le théâtralisme est insupportable pour ses enfants, » assène-t-il devant la caméra de RTL-TVI.
« Jusqu’à six passages de la lame »
Geneviève Lhermitte ne reviendra pas, ce mercredi après-midi. Reconduite dans sa prison après qu’on lui a administré des calmants, sa défense précise qu’elle a besoin de repos. C’est aussi bien car le Dr Bonbled poursuit son exposé. C’est un carnage à peine croyable qu’il décrit. Yasmine, Myriam et Nora ont reçu de multiples coups de couteau, « jusqu’à six passages de la lame, au moins », sur la gorge. Le disque intervertébral de l’aînée a été partiellement incisé. Chacun des enfants porte aux doigts « des lésions de défense » indiquant qu’ils ont saisi la lame à pleines mains pour empêcher leur mère de les massacrer.
Leur résistance a été anéantie par « des manœuvres asphyxiques », les traces d’étranglement en attestent. Le légiste, qui s’était rendu sur les lieux le jour du drame, évoque aussi l’attitude de l’accusée entre deux crimes. Systématiquement, elle s’est rendue à la salle de bains pour se laver les mains, le visage, effacer les traces de sang. Il le fallait bien, pour redescendre au salon chercher l’enfant suivant sans éveiller les soupçons des filles aînées. Tant de méthode et de maîtrise fait froid dans le dos. Interrogé sur les douleurs que tous ont pu ressentir, le médecin estime qu’elles sont « parmi les plus intenses » qui soient. Il témoigne d’un « tableau de douleur multiple et prolongée ».
11:34 Ecrit par EUROBERBERE dans FAITS DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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