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06.12.2008

PS

Direction du PS : Royal absente, Aubry joue l'ouverture

A l'issue du Conseil national du PS réuni, samedi 6 décembre, à Paris, Martine Aubry a lu la liste de son "gouvernement". On y retrouve, en porte-01.jpgparole, l'eurodéputé Benoît Hamon, dont la motion avait obtenu 18,5% au Congrès de Reims; Arnaud Montebourg prend la tête du secrétariat national chargé de la rénovation; François Lamy devient conseiller politique auprès de la première secrétaire, quant à Harlem Désir, eurodéputé proche de Bertrand Delanoë, il est chargé de la coordination. Ce "secrétariat national" a été validé par le Conseil national, les partisans de Ségolène Royal s'étant abstenus lors du vote.

A son arrivé, la première secrétaire du PS, avait déclaré qu'elle "respectait totalement" la décision de son ex-rivale Ségolène Royal de ne pas faire figurer ses proches dans l'équipe de direction du parti, tout en lui réaffirmant que "la porte restera toujours ouverte". Marylise Lebranchu, proche de Martine Aubry, a commenté l'absence des partisans de l'ex-candidate à la présidentielle dans la direction en estimant qu'il ne fallait "pas avoir peur d'avoir une minorité" car "nous sommes tous dans le même parti""Ce n'est pas un nouvel épisode de Reims, c'est le dénouement", a jugé pour sa part Pierre Moscovici. Pour le fabiusien Guillaume Bachelay, l'absence des royalistes n'est que "la confirmation qu'il y avait effectivement deux lignes politiques pendant le Congrès de Reims" et qu'il y a "désormais une orientation majoritaire dans le parti".

"REMETTONS NOUS AU TRAVAIL"

A la tribune, au terme d'un discours de presque 90 minutes intitulé "Donner un nouveau sens", Martine Aubrys'est déclarée "garante de l'unité du Parti socialiste pour que pas un socialiste ne manque aux Français aujourd'hui". "Il n'y a pas de majorité et de minorité. Je souhaite que dès ce soir il y ait un parti uni".

"Remettons nous au travail, reprenons ensemble le chemin de la bataille des idées et du combat politique (...) Alors voilà, en avant les socialistes !", a lancé la maire de Lille.
La crise financière actuelle prouve que "le système est en crise. C'est à nous de le remplacer. A nous d'écrire les trente prochaines années", a estimé l'ex-ministre dont le nom reste attachée à la loi sur les 35 heures. "Pour que le PS redevienne une force capable d'éclairer l'avenir", elle a annoncé la création d'un "laboratoire des idées" et l'installation au PS d'une "cellule relative aux licenciements". Celle-ci sera en lien avec les syndicats dont elle recevra les dirigeants sous quinze jours pour parler de pouvoir d'achat et de protection sociale, oubliés selon elle par Nicolas Sarkozy dans le plan de relance dévoilé jeudi.

Martine Aubry a accusé le chef de l'Etat de n'avoir "tenu qu'une seule de ses promesses de campagne : la rupture (...) avec les fondements mêmes de la République" évoquant le compromis social, la décentralisation ou les libertés publiques. "Sa politique est vide : vide de valeurs, vide de solidarités, vide de sens (...) Ce n'est même pas une société matérialiste qu'il propose, c'est une société triviale et égoste", a-t-elle attaqué.

 

15:25 Ecrit par EUROBERBERE dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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