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05.12.2008

Faits divers

Faits Divers

Le spectaculaire Hold-up de l'avenue Montaigne

80 millions d'euros: c'est le montant du butin dérobé jeudi soir suite à un vol armé dans une joaillerie de l'avenue Montaigne, à Paris.

06.jpgSelon les premiers résultats de l'enquête, trois ou quatre hommes se sont introduits jeudi vers 17h30 dans le magasin de luxe Harry Winston situé à proximité de l'avenue des Champs-Elysées. « Certains étaient déguisés en femme et avaient des perruques », précise une source policière.

Scénario d'un hold-up


Ils ont menacé une quinzaine de personnes, dont les agents de sécurité, avec des armes de poings. Certaines d'entre elles ont reçu des coups de crosse. Et d'autres « connaissaient les prénoms des employés» ajoute la même source. Le commando a fait main basse sur la joaillerie exposée sur les présentoirs. Selon une source proche de l'enquête, un autre homme faisait le guet à l'extérieur.

A l' issue de ce braquage éclair, les malfaiteurs se sont enfuis sans être inquiétés. La brigade de répression du banditisme (BRB) a été chargée de l'enquête.

Cette prestigieuse bijouterie-joaillerie avait déjà été la cible d'une attaque similaire, le samedi 6 octobre 2007. Le butin avait été estimé à 10 millions d'euros.

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Faits Divers

Cap Canaille - “Je veux juste que l’on me rende ma fille…”

Il n’y croyait presque plus. Et pourtant… Manuel Ortiz, le père de Dominique, disparue le 25 mars 2001, ne cessait de réclamer sa fille depuis maintenant un an.
07.jpgPour la justice, il s’agit encore de scellés, de procédure, de pièces à conviction. Pour lui, c’est son unique enfant. Dominique, surnommée Domie, avait disparu à Marseille dans des conditions mystérieuses. Après une soirée avec son petit ami, plus personne n’avait plus jamais entendu parler d’elle.

La jeune femme, enceinte de trois mois, était à l’époque la compagne de Jean-Claude Douliery, condamné en septembre dernier par la cour d’assises du Var à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Jean-Pierre Faure, tué à Sanary, chez lui, en 2005, et dont le corps avait été retrouvé au pied de la route des Crêtes, à Cap Canaille, tout près de Cassis.
C’était en novembre dernier, après des révélations fracassantes faites en pleine cour d’assises par la femme de Jean-Pierre Faure, Béatrice Frustieri, maîtresse de Douliery à l’époque. Le cadavre de l’entrepreneur du Var avait été jeté du haut de la falaise. C’est ce qu’avaient conclu les enquêteurs après avoir passé la zone au peigne fin et retrouvé non pas un, mais deux corps, sur les lieux. Le « fantôme » de Dominique Ortiz avait aussitôt resurgi.

Analyses ADN

« Pendant sept ans, je me suis dit que ma petite était peut-être encore vivante, maintenant que je sais que non, je veux qu’on me la rende », avait demandé Manuel Ortiz à de nombreuses reprises après cette macabre découverte. Car très rapidement, les analyses ADN avaient révélé la vérité : certains ossements avaient été identifiés comme appartenant à Dominique Ortiz. Et sur les lieux, des bijoux de la jeune femme avaient été découverts et formellement identifiés par ses proches. Un cauchemar, et un soulagement tout à la fois pour sa famille.

La semaine dernière, Manuel Ortiz et son avocat Victor Gioia étaient venus à la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour déposer une demande de restitution de la dépouille de la jeune femme. « Cela va faire mon huitième Noël sans ma petite. Qu’on me rende au moins ce qu’on a trouvé d’elle pour que je lui rende hommage. Elle mérite un peu de respect », ne cessait de répéter son père, impatient et inquiet, dans les couloirs de la cour d’appel. « Tout ce qu’il demande, c’est qu’on rende un peu de dignité humaine à ce qui n’est encore que des scellés aux yeux de l’institution judiciaire, martèle Victor Gioia. Ce sont deux logiques différentes qui s’affrontent, mais il est temps de permettre à un père de faire le deuil de sa fille, de sa descendance car Domie était enceinte. »

« On ne partira pas sans elle »

Et mercredi soir, dans la discrétion du tribunal correctionnel de Marseille, la justice a fait un premier pas vers Manuel. Une partie de la dépouille de Domie a été rendue à la partie civile. « Le reste des scellés se trouve à Draguignan, dans le cadre d’une autre procédure », a déploré Victor Gioia, qui se mobilise pour réunir les ossements de la jeune femme. Et procéder à l’incinération que réclame son père. L’avocat a d’ailleurs promis à Manuel : « On ne partira pas de Draguignan sans elle. » Douliery a été mis en examen pour assassinat dans le cadre de ce dossier. L’instruction est encore en cours à Marseille.

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Assises - Une journée entière de réquisitoire contre des zones d’ombre

Les deux avocats généraux s’accordent sur trois points : l’attaque de la prison de Fresnes fut « un acte de guerre », le dossier s’apparente à « un puzzle éclaté » et personne ne saura jamais « qu’une partie de la vérité ».

08.jpgComme sa collègue Anne Vosgien en matinée, Jean-Paul Content a admis hier que ce procès « n’a pas été facile » et qu’il reste « des zones d’ombre ». Voilà qui a le mérite de l’honnêteté. « Certains sont passés au travers des mailles du filet, » regrette-t-il – quatre empreintes génétiques relevées à la maison d’arrêt de Fresnes ne correspondent à aucun des accusés jugés depuis le 2 octobre – « et je suis au regret de dire que les enquêteurs sont passés à côté d’éléments importants […] certains penseront même que ce dossier a été bâclé. »

L’avocat général doit donc faire avec « des versions tardives et tarabiscotées » pour déterminer les responsabilités de chacun dans cette « action de guerre, avec ceux qui montent au front et ceux qui assurent les arrières », une évasion « qui ressemble à une attaque de fourgon blindé. »

M. Content estime que, sur place, ils étaient « dix à treize hommes », il est sûr que « huit armes ont tiré » et que, à l’extérieur, « trois véhicules » ont facilité le repli. Il sait aussi que certains ont permis à Antonio Ferrara de se planquer, de faire prodiguer des soins à Doumé Battini, et de cacher l’attirail militaire et une Audi dans un box loué à Drancy. Zaher Zenati, les frères Karim et Malek Bouabbas, Faouzi Hebieb, Yannick Graziani, Patrick Massiani et quelques autres encore tombent petit à petit dans la nasse fourre-tout que constitue l’association de malfaiteurs. Elle est indéniable, l’accusation tient au moins cela. Restent l’évasion et la tentative d’assassinat, lourdes charges retenues contre les principaux hommes qui se tiennent dans le box.

« Il n’y a pas de place dans cette évasion pour le hasard et l’approximation », affirme Jean-Paul Content. Et le magistrat, faute d’aveux circonstanciés et de preuves irréfutables, de dérouler son hypothèse, de « coller les pièces du puzzle ». « L’évasion n’a pu réussir qu’avec la complicité d’un surveillant pénitentiaire et nous le connaissons, il s’appelle Hocine Kroziz ! », tonne l’avocat général.

Sur le banc des accusés qui comparaissent libres, l’ancien gardien de Fresnes se tasse sous l’accusation. « Devant la police, il a trahi ceux qui l’avaient approché après avoir trahi ses collègues et l’institution qu’il servait ! Il minimise son rôle, il nous a livré une version édulcorée à laquelle personne ne croit ! » D’un revers de manche, Jean-Paul Content balaye l’explication avancée par Hocine Kroziz – favoriser un « parloir sauvage » à Antonio Ferrara en le plaçant au quartier disciplinaire : « Ça ne tient pas la route. Vous avez procuré au détenu un téléphone portable et un explosif dans l’après-midi du 11 mars », soit la veille de la spectaculaire évasion.

« Que doit-on penser des déclarations d’Hocine Kroziz mettant en cause d’autres personnes ? Soit elles ont été soufflées par la police et le juge mais il faudra écarter cette hypothèse. Soit elles ont été inventées car il se sent pris au piège. Soit il dit la vérité et il a confirmé à l’audience, y compris par ses silences, la mise en cause de Moussa Traore et d’Hamed Illouli tout en minimisant son propre rôle. Mais Hocine Kroziz n’a pas agi seul, il a agi au sein d’une association caractérisée par la loi de malfaiteurs, les personnes qui lui ont donné ses instructions appartiennent forcément à la sphère Ferrara. »

Le magistrat livre alors aux jurés le fond de sa pensée, celle qui mouille l’avocat Karim Achoui. Selon lui, l’évasion du 12 mars 2003 a été précédée d’un « test » le 20 janvier et « les deux fois, le scénario se déroule la veille d’une extraction » du détenu pour un rendez-vous judiciaire.

« Le mot de passe, le top départ, c’était la simple annonce à Antonio Ferrara de cette extraction prévue pour le lendemain, l’annonce qui allait entraîner le refus de fouille nécessaire au placement au QD. Et, ce n’est pas Karim Achoui est allé lui-même l’annoncer, mais c’est lui qui l’a demandé à ses collaborateurs. Son ex-femme nous a dit qu’il avait tendance à les mettre en bouclier. » Sous l’affront, Me Achoui baisse la tête. Dès ce matin, les plaidoiries de la défense commencent. La tâche des avocats s’annonce ardue.

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Collège - Victime du “ petit pont massacreur”

Le petit garçon devait sortir de l’hôpital hier. Il avait été frappé mardi à l’heure de la récréation.

09.jpgMarc* est la deuxième victime du « petit pont massacreur » en trois semaines. Frappé par ses camarades du collège Evariste-Galois à Sevran en Seine-Saint-Denis, il a été placé en observation à l’hôpital de Villepinte et devait en sortir hier. Diagnostic : quelques hématomes ajoutés au choc psychologique. Mardi, l’adolescent avait refusé de jouer au jeu du « petit pont massacreur ». 10 heures, l’heure de la récréation. La cour est quadrillée par quatre surveillants. Les deux cents élèves du collège sortent des salles de classe. Certains discutent, d’autres choisissent de se défouler.

Ils improvisent un « petit pont massacreur ». Un ballon est lancé entre les jambes d’un enfant. S’il ne le rattrape pas, il est roué de coups. Marc, lui, refuse de jouer. La sanction tombe, ses camarades le frappent. Coups de poing et de pied lui sont assénés jusqu’à ce que les surveillants interviennent. L’enfant est sonné. Il vomit puis s’évanouit. Conduit à l’hôpital, il passe un scanner qui écarte l’hypothèse d’un traumatisme crânien. Les parents du garçon ont décidé de porter plainte pour « violences volontaires en réunion ».

Tout comme ceux d’Yvane, 12 ans, passé à tabac dans son collège du Havre, le 21 novembre dernier. « Des actions de prévention vont être menées dans la classe de cet enfant, jusqu’à lundi. Ensuite, nous continuerons nos actions comme nous le faisons tout au long de l’année afin de montrer que ces jeux sont des actes de violence », explique Daniel Auverlot, inspecteur d’académie de Seine-Saint-Denis. Hier, la brigade des mineurs de Sevran auditionnait les auteurs de ce passage à tabac. Des sanctions disciplinaires devraient être prises à leur encontre d’ici à quelques jours. n (*) le prénom a été modifié

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Une bien curieuse décision : la condamnation de Salah Benfaiza

Salah Benfaiza a été condamné le 3 novembre dernier par la cour d’assises de Seine-Saint-Denis à la peine de huit années d’emprisonnement.

Le nom de ce jeune homme de 19 ans, au moment de son arrestation, avait été largement diffusé du fait qu’il était présent lors du meurtre du jeune Sid Ahmed Hammache, garçon de 11 ans, tué d’une balle perdue à la Courneuve le 19 juin 2005, fait dont la presse et la politique avaient énormément parlé.

Concernant Salah Benfaiza, il est étranger à la mort du jeune garçon ; la balle qui a touché le petit Sid Ahmed Hammache lui était en fait destiné.

Il décide alors de se présenter volontairement aux services de police et de leur permettre de retrouver l’arme dont il était en possession. L’arme de son antagoniste interpellé dans le Val-de-Marne ne fut jamais retrouvée.

L’expertise balistique effectuée permettait de démontrer sans aucun doute possible que l’arme de Benfaiza n’était pas celle qui avait touché l’enfant.

Benfaiza déclarait qu’il n’avait pas tiré le premier, version confirmée par son antagoniste qui reconnaissait avoir tiré non seulement le premier, mais en direction de Salah Benfaiza.

Après une instruction de dix-huit mois, le juge chargé de l’affaire estimait qu’il n’existait pas de charges suffisantes contre Salah Benfaiza pour des faits criminels de tentative d’homicide, et fixait les faits pour lesquels il serait jugé à une appréciation correctionnelle, beaucoup moins grave en terme de peine et de détention provisoire, de détention d’arme et de violences.

Le procureur de la République, en désaccord avec cette appréciation insuffisamment répressive, faisait appel de la décision du juge d’instruction ; la cour d’appel enregistrait dans sa décision l’inflation de la répression et qualifiait les faits de tentative d’assassinat n’ayant causé aucune blessure. Salah Benfaiza était alors en prison depuis plus de trois ans alors qu’il n’avait blessé personne…

Cette décision de la cour d’assises est extrêmement choquante et surprenante car elle est en absolue contradiction avec les réalités les plus démontrées de l’enquête :

Selon ses déclarations, Salah Benfaiza a tiré en l’air et n’avait pas l’intention de tuer son antagoniste, l’expert balistique n’apportait pas d’élément en contradiction, et les fonctionnaires de police relevaient que le tir était suffisamment orienté vers le haut pour passer au-dessus de l’immeuble. Un juge d’instruction constatait cette réalité en écrivant l’absence de charge concernant la volonté de tuer ; Salah Benfaiza a donc été condamné pour un crime qu’il n’a pas pu commettre.

Par ailleurs, le jeune homme a démontré sa confiance en la justice en se présentant volontairement aux services de police, et ce à 19 ans, âge où cela n’est pas évident.

Enfin l’accusé, qui a été déclaré coupable du meurtre de l’enfant, a été condamné à douze années de réclusion criminelle. On pourrait en déduire que le meurtre d’un enfant par un accusé interpellé en fuite vaut une peine de seulement quatre années de plus que la tentative qui n’a engendré aucune blessure par un jeune homme s’étant présenté volontairement. Ou alors la Justice fait-elle droit à certaines formulations des médias évoquant « les trois meurtriers de Sid Ahmed Hammache » alors que ce meurtre n’est reproché qu’à un seul ? La cour d’assises aurait-elle fixé sa décision en tenant implicitement responsable Salah Benfaiza de la mort de l’enfant, contre tous les principes de droit, alors qu’il n’était pas accusé de cela et qu’il ne pouvait donc pas préparer de défense sur ce qui ne lui est par formellement reproché ? Personne n’est en mesure de le dire avec certitude car les décisions de la cour d’assises n’expliquent pas les raisons qui ont mené à la décision prise, mais l’interrogation est forcée par un traitement en totale disproportion avec ce qui est reproché au jeune Salah Benfaiza.

A l’injustice de cette situation s’ajoute l’irrespect des droits fondamentaux dans cette affaire. Salah Benfaiza est détenu illégalement depuis le 21 juin 2007. En effet, le 18 décembre 2006, un juge des libertés et de la détention de Bobigny avait décidé la remise en liberté de Salah Benfaiza. Par une manœuvre procédurale, le procureur et le juge d’instruction empêchaient que soit exécutée l’ordonnance de remise en liberté, court-circuitant ainsi la décision de leur collègue au préjudice de Salah Benfaiza.

La remise en liberté de l’intéressé était reportée au 21 juin 2007. Néanmoins à cette date, il n’était pas remis en liberté et reste détenu illégalement.

Les professeurs Bernard Bouloc (ancien président de la commission de réforme du Code de procédure pénale) et Pierre Avril (ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature et ancien président de la commission sur la responsabilité pénale du président de la République), parmi les plus éminents spécialistes de droit pénal et de droit constitutionnel, ont dénoncé cette détention arbitraire.

Le professeur Bernard Bouloc a été récemment appelé par M. le garde des Sceaux pour participer en tant que seul professeur de droit à la commission de réforme du droit pénal et de la procédure pénale. Le ministère de la Justice sollicite donc son avis pour l’avenir du droit français, mais la justice ne l’entend pas lorsqu’il dénonce une détention illégale en cours depuis plus d’un an. Jonathan Swift n’a-t-il pas écrit Comment les hommes pourraient-ils écouter les conseils alors qu’ils n’entendent pas les avertissements ?

Espérons que la Cour de cassation qui examine le problème juridique de la détention illégale de Salah Benfaiza le 9 décembre prochain fasse mentir le bon auteur anglais.

14:55 Ecrit par EUROBERBERE dans FAITS DIVERS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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