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07.11.2008
Berlusconi
Quand Silvio Berlusconi se voit au pouvoir jusqu'à 120 ans
Trente secondes de silence, c'est long, très long. Sur le plateau de l'émission "Questa Domenica" sur Canale 5, Paola Perego répète sa question à Giulio Andreotti : "Président, quel avenir attend nos enfants ?" Le regard fixe, le sénateur à vie ne répond pas. La présentatrice se fait plus pressante : "Président ? Président !" Panique en régie, on envoie la pub.
L'ancien président du conseil, 90 ans en janvier, vient d'avoir, dimanche 2 novembre, un malaise en direct. Surnommé "l'inoxydable" en raison de sa longévité politique et de son habileté à se sortir des procès qui lui ont été intentés pour ses liens supposés avec la Mafia notamment, il reviendra plus tard sur le plateau pour rassurer les téléspectateurs et recevoir une standing ovation : "C'était une fausse alarme", a-t-il simplement commenté.
Au pays des sénateurs à vie, 90 ans, c'est encore jeune. Aux côtés de sa "collègue", la lauréate du prix Nobel de médecine Rita Levi-Montalcini, qui fêtera ses 100 ans en 2009, Andreotti, sept fois président du conseil, vingt et une fois ministre, fait gamin. En Italie, les carrières politiques sont longues. Le président de la République n'a-t-il pas 83 ans ?
Sans attendre cet âge, Silvio Berlusconi, 72 ans, veut lui aussi défier le temps. Dans un article à la revue Kos, il s'interroge : "Pourquoi ne pas atteindre dans un futur proche l'âge de 120 ans en bonne santé ?" Citant Goethe, amoureux à 72 ans, Tolstoï qui, au même âge, se lança dans l'apprentissage de l'hébreu, le président du conseil explique que "s'occuper de politique c'est aussi s'impliquer sur ce front" parce que "le temps de vie gagné par l'homme doit être vécu avec toutes les opportunités possibles".
Lui-même a pris plus que sa part dans la course à une éternelle jeunesse. Les Italiens se sont habitués à le voir disparaître pour une pose d'implants capillaires ou une cure de remise en forme. Victime d'un malaise durant sa campagne électorale de 2008, il laisse ses proches jouer avec l'idée qu'il pourrait un jour accéder à la présidence de la République.
12:50 Ecrit par EUROBERBERE dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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