18.10.2008
FMI
DSK soupçonné d'abus de pouvoir au FMI
Les enquêteurs devront déterminer si le directeur du Fonds monétaire international a favorisé une subordonnée avec qui il aurait entretenu une liaison. Les conclusions de l'enquête devraient être livrées fin octobre.
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En pleine tourmente financière, Dominique Strauss-Kahn est au cœur d'une controverse… sur sa vie privée. Le directeur du Fonds monétaire international (FMI) fait l'objet d'une enquête sur un possible abus de pouvoir dans le cadre d'une liaison avec une subordonnée, révèle samedi le Wall Street Journal. D'après le journal, le Français aurait eu une aventure à l'hiver dernier avec Piroska Nagy, une ancienne haute responsable d'origine hongroise du département Afrique du FMI. Or celle-ci a démissionné du FMI en août dernier, lorsque l'institution réduisait ses effectifs.
Les enquêteurs de la société Morgan, Lewis & Bockius LLP, qui rendront leurs conclusions fin octobre, veulent savoir si Dominique Strauss-Kahn aurait favorisé Piroska Nagy au FMI, ou, si, au contraire, il aurait exercé des pressions conduisant à son départ. Les enquêteurs examinent avec attention les émoluments touchés par l'économiste hongroise : ont-ils été ou non excessifs par rapport à sa position hiérarchique ?
Dans un communiqué, Dominique Strass-Kahn a assuré qu'il coopère avec l'enquête et encourage les membres du FMI à faire de même. « L'incident s'est produit dans ma vie privée», souligne-t-il. «A aucun moment, je n'ai abusé de ma position de directeur du fonds», assure-t-il. Piroska Nagy qui travaille désormais pour la banque européenne de développement et reconstruction à Londres, ne dit pas autre chose : elle n'a subi aucune pression pour quitter le FMI et a touché une prime de départ semblable aux autres salariés de son rang. Des sources proches de l'enquête confirment pour le moment que rien ne suggère un quelconque traitement préférentiel.
L'enquête lancée sur conseils des Russes
A en croire le quotidien économique, la liaison entre l'ancien maire de Sarcelles, élu à la tête du Fmi en septembre 2007, et sa collaboratrice aurait débuté par une série de courriels, datant de décembre 2007 évoquant la possibilité d'une aventure. Celle-ci se serait concrétisée lors d'une conférence en Europe, au début de l'anée. Elle aurait cessé lorsque l'époux de Piroska Nagi, l'économiste argentin renommé, Mario Blejer, ex employé au FMI, aurait découvert cette correspondance. Le couple espérait garder cette histoire secrète le temps de surmonter l'épreuve.
L'enquête a été réclamée par Shakour Shaalan, qui représente l'Egypte et d'autres pays arabes au conseil d'administration du FMI, sur les conseils de représentants de la Russie et des Etats-Unis qui avaient entendu des rumeurs sur une liaison du directeur du FMI avec son employée.
L'affaire pourrait se révéler très embarrassante pour le FMI et n'est pas sans rappeler les mésaventures de Paul Wolfowitz, l'ancien président de la Banque mondiale. En 2007, il avait dû quitter ses fonctions après avoir été accusé d'avoir personnellement demandé l'avancement de sa compagne, également employée par la Banque mondiale. Il avait annoncé son départ de l'organisation multilatérale le 17 mai 2007, après six semaines d'une crise qui avait sérieusement ébranlé la crédibilité de l'institution et de ses procédures de contrôle en matière de conflits d'intérêts.
D'après le Wall Street Journal, les enquêteurs de Morgan, Lewis & Bockius LLP étudient également une deuxième série d'allégations selon lesquelles Dominique Strauss-Kahn aurait fait preuve de favoritisme à l'égard d'une autre de ses collaboratrices
17:06 Ecrit par EUROBERBERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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RAPPORT
Elysée : "Un budget pour la première fois vraiment transparent"
Les services de Nicolas Sarkozy expliquent qu'il n'y a désormais plus "de fonds secrets". Dans un rapport intitulé "Le budget de l'Elysée ne connaît pas la crise", le député socialiste René Dosière prévoit une hausse de 11,5% en 2009.
L'Elysée, dont la réalité des finances est mise en cause par un rapport du député PS René Dosière, a souligné mercredi 15 octobre disposer au contraire "pour la première fois" d'un budget pleinement "transparent".
"Je ne comprends pas qu'on puisse parler d'opacité et de retour à je ne sais quel obscurantisme, alors que c'est la première fois que le budget est vraiment transparent", a déclaré lors d'une rencontre avec la presse Christian Frémont, le directeur de cabinet du président Nicolas Sarkozy.
"C'est la première fois que la présidence a un budget qui est transparent, lisible, sans mystère", a-t-il insisté: "Il n'y a plus de fonds secrets, plus de prélèvements sur les ministères. L'Elysée est une administration comme une autre, soumise au contrôle du Parlement, soumise pour la première fois, et par la volonté du président, au contrôle de la Cour des comptes".
150 fonctionnaires "clandestins"
Le député René Dosière, spécialiste de la question, présente mercredi son rapport annuel sur les crédits de la présidence de la République, qu'il a intitulé "Le budget de l'Elysée ne connaît pas la crise". Il dénonce notamment la présence de 150 fonctionnaires "clandestins" détachés auprès des services de Nicolas Sarkozy, dont le budget 2009 devrait par ailleurs augmenter de 11,5%, selon lui.
La présidence a contesté mardi ces chiffres, parlant d'une progression limitée à 2%.L'an dernier, René Dosière, qui décortique depuis des années le budget de l'Elysée et avait révélé l'augmentation de 140% du salaire présidentiel après l'élection de Nicolas Sarkozy, avait déjà pointé une hausse de 8,5% des crédits de la présidence. En 2009, le budget élyséen augmentera de 11,5%, selon ses calculs.
"Le budget de l'Elysée ne connaît pas la crise"
"C'est la hausse la plus importante depuis au moins cinq ans du budget de la présidence: Nicolas Sarkozy bat largement Jacques Chirac", dit le député de l'Aisne au Parisien/Aujourd'hui en France paraissant mercredi. "Alors qu'il met toutes les administrations de l'Etat à la diète, Nicolas Sarkozy fait plus avec plus. A l'évidence, le président de la République est plus cigale que fourmi".
Dénonçant des prévisions budgétaires "opaques", René Dosière déplore l'absence de "précision détaillée sur le montant des dépenses, poste par poste". "Le président s'apprête à acquérir un Airbus 330-223 pour ses déplacements. Cette acquisition paraît nécessaire. Mais pourquoi un tel secret en particulier autour de son financement?", demande-t-il. "Que Nicolas Sarkozy se déplace est tout à fait légitime. Mais peut-être peut-il le faire avec moins d'avions, moins d'invités, moins de réceptions".
Une progression de 2%, selon l'Elysée
Le député socialiste s'étonne aussi de la présence de "clandestins" dans les effectifs de l'Elysée. "Entre le nombre de fonctionnaires mis à disposition par les ministères et le chiffre officiel déclaré par l'Elysée, il y a un écart d'environ 150 personnes", constate-t-il en déplorant de n'avoir "aucune réponse sur ce point".
Par ailleurs, "la rémunération de 98 collaborateurs va augmenter de 20% après une hausse de 26,8% l'an dernier. Qui a vu son salaire augmenter de 50% en deux ans?".
L'Elysée avait contesté dès mardi les conclusions de René Dosière.
Interrogé mercredi matin, l'entourage du président a réaffirmé qu'en chiffres consolidés (définitifs), la hausse du budget de l'Elysée serait de 2% en 2009, et non pas de 11,45 %, ce dernier chiffre représentant la hausse du budget 2009 par rapport au budget 2008 initial. Le chef de l'Etat viserait notamment une réduction des frais de personnel de l'ordre de 3% en 2009.L'Elysée a également donné des précisions sur le renouvellement de la flotte aérienne utilisée par l'exécutif, qu'avait évoquée en juin le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Réflexion sur trois domaines
Les deux moyen-courrier Airbus A319 seront remplacés par un gros porteur long-courrier Airbus A330, acheté d'occasion par le ministère de la Défense et qui sera en service à partir de la fin 2010.
Le prix de cet avion de ligne serait, selon l'Elysée, de 60 millions d'euros, hors coût de l'adaptation pour en faire un avion présidentiel. La valeur de revente des deux A319 serait d'environ 70 millions d'euros.
L'Elysée a également engagé une réflexion, qui n'est pas tranchée, sur la charge que représentent les trois domaines de Rambouillet (Yvelines), Marly-le-Roi (Yvelines) et Souzy-la-Briche (Essonne).
Les deux premiers sont utilisés, mais l'entretien de leur parc est jugé coûteux. Quant au dernier, il n'aurait pas servi depuis la fin du mandat de François Mitterrand, en 1995.
16:24 Ecrit par EUROBERBERE dans FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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18 Octobre 2008
L’Europe en quête d’une politique étrangère
L’Europe a-t-elle une politique étrangère, si oui, de quelle manière se décline-t-elle ?
Très officiellement, l’Union européenne répond par l’affirmative, et comme s’il s’agissait de confirmer un tel point de vue, une ONG, Thomson Foundation, basée en Grande-Bretagne, a pris sur elle d’en examiner au moins un volet. Il s’agit du rôle de l’union européenne dans le règlement du conflit du proche-orient, un thème débattu par de nombreux experts, en fait des personnes de terrain très proches des dossiers qu’elles abordent. Ce sont des hommes politques et des universitaires libanais qui se sont fait fort d’établir le lien entre différents aspects des crises libanaise et palestinienne, notamment la question des réfugiés vivant au Liban. Ce sont aussi, puisque la question les concerne au premier plan, des ambassadeurs comme celui de Grande-Bretagne ou de l’union européenne notamment, qui apportent un certain éclairage. Avec les précautions qu’il faut, afin de ne pas compromettre un processus qui s’avère délicat en fin de compte.
Forte économiquement, l’Europe revendique, aujourd’hui, un statut au plan international même si elle a tenté, tant bien que mal, de l’assumer dans des crises qui se sont déroulées sur son territoire. Longtemps maintenu à l’écart des questions du monde, le Vieux continent aspire à jouer un rôle qui lui permettrait, en même temps d’assumer par lui-même des tâches qui le concernent en premier lieu, cela alimentant le discours ambiant.
Cela s’est vérifié lors de la première conférence ministérielle euro-méditerranéenne à Barcelone en 1995, où il n’était pas question uniquement d’échanges commerciaux, puisque la sécurité, dans son acception la plus large, apparaissait comme une préoccupation la mieux partagée. Il est vrai que Barcelone, qui n’est qu’une déclaration de foi, intervenait juste après la conclusion de l’accord israélo-palestinien de 1993, et les participants à cette conférence ont alors adopté une plate-forme doctrinale incluant des mesures de confiance.
Un engagement de principe, car cela dépendait de l’application du fameux accord d’Oslo. C’est certainement le vœu le mieux partagé, mais comment en faire plus quand le texte, qui a engendré cet espoir, a été mis en échec par la volonté d’une seule partie ? Il s’agit bien entendu d’Israël qui en est à contrarier la volonté de paix de toute une région, jusqu’à menacer sa sécurité et sa stabilité, et sans que l’Europe en désigne le coupable, se contentant de renvoyer dos à dos les deux parties. Ou pire encore, en tentant de réécrire les termes de ce conflit sans référence aucune à l’occupation israélienne.
On se rappelle, pourtant, que les participants à la conférence de Barcelone ont clairement fait connaître leur perception d’une telle approche, celle-ci étant supposée établir la paix dans la région, par la satisfaction des droits nationaux du peuple palestinien, et non pas, ce que certains parmi les européens appellent une solution politiquement viable, alors même que le cadre du règlement est fixé par l’onu.
C’est dans cette voie que se sont engagés certains intervenants. Comme l’ancien ministre libanais des finances. Jeune et débordant d’idées, Jihad Azrou qui incarne visiblement un certain renouveau de la classe politique libanaise, est allé droit au but. Le Liban, dira-t-il, demande le soutien international afin de faire valoir sa souveraineté et son indépendance. Ce qui correspond en tous points à la doctrine des Nations unies. Un objectif précis et visiblement accessible dans la logique des choses.
Mais aussi une approche précise, puisque notre interlocuteur appellera l’UE à éviter le va-et-vient entre les parties libanaises et réduire au contraire les ingérences étrangères. Parce que, dira le jeune responsable libanais, comme pour résumer ce qui semble un consensus national, le Liban refuse d’être l’épicentre des puissances de la région. L’universitaire, Walid Arbid, est heureux de constater qu’il y a convergence d’intérêts et d’objectifs.
Le Liban veut la paix et l’Europe est en quête d’un espace stratégique, serions-nous tenté de préciser. cette quête va dans le sens de la déclaration de Barcelone qui constitue, selon ses initiateurs, le meilleur moyen de s’opposer aux forces extérieures à la Méditerranée.
Il reste cependant à résoudre certaines contradictions propres aux libanais. Un point soulevé par des intervenants, qui mettent en avant la confessionnalisation du système politique libanais. Sur ce point, l’ambassadeur de l’UE au Liban, Patrick Laurent, s’est contenté de propos indirects en soulignant que le chef de l’etat libanais, Michel Sleimane, a une vision unificatrice et que l’avenir du liban passe par une réforme de la loi électorale. « Cette réforme est essentielle », dira-t-il, « sinon le Liban va continuer à se débattre dans des affres dans lesquels il est entré en 1975 et desquels il n’en n’est pas tout a fait sorti ».
Une analyse, peut-être lucide mais fondamentalement pessimiste ; « plutôt réaliste », dira l’auteur de ces propos.
Même constat de l’ambassadrice de Grande- Bretagne, Frances Guy, qui dit « qu’au Liban, il n’y a pas d’horizon ». Un jugement implacable avec deux axes, le premier est d’ordre local, en soulignant que le pays manque de stabilité et le second régional puisque affirmera la diplomate, le Liban dépend de plusieurs acteurs comme Israël, l’Iran, les élections américaines et la Syrie. Cela étant, et ce n’est pas peu, il revient à l’europe de fixer une doctrine avec une cohérence, ce qui suppose l’absence totale de divergences.
L’ambassadrice de Grande-Bretagne au Liban a refusé d’évacuer un tel aspect qu’elle attribue au nombre élevé d’Etats membres. Naïveté ou indulgence pour ne pas compromettre un processus qui tient difficilement sur pieds ? Que deviennent, dans ce cas, les textes fondamentaux de l’Union européenne où il est davantage question de justice, car l’objectif de l’Union est d’empêcher les guerres.
paradoxalement, l’Europe donne l’impression d’agir dans un périmètre restreint. Sur ce point, l’approche de Alastair Crooke, fondateur de Conflits Forum, est une forme de sentence. Selon lui, l’occident a une mauvaise approche dans le traitement des conflits asymétriques. Avant lui, se souvient-on, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait mis en garde contre ces guerres non conventionnelles, comme la résistance du peuple palestinien où les moyens ne sont pas symétriques.
En ce sens, les deux ambassadeurs européens ont atténué par leurs propos le discours ambiant délibérément volontariste, en mettant en avant l’impossibilité de réunir un consensus, et de l’autre, l’introduction non déclarée bien entendu, d’un élément d’injustice, voire de traitement au cas par cas. C’est-à-dire que l’approche n’est pas la même selon les situations, en ce qui concerne la question palestinienne et le conflit du proche-orient d’une manière générale, l’Europe a fait, préalablement, un choix en s’éloignant de ses propres décisions prises il y a plus d’un quart de siècle, comme la restitution de tous les territoires occupés par Israël.
Plus que cela, l’europe s’est fait déposséder de son initiative développée en 2003, sous la présidence du Danemark, et qui consistait pour la première fois à établir un plan comportant des échéances précises et la plus importante d’entre elles est l’établissement d’un Etat palestinien en 2005.
Les Etats-Unis, la Russie, l’Europe ainsi que l’ONU s’associeront, formant ce qu’on a appelé le quartette, mais le plan intial a été tué.
Dans le même temps, la diplomatie européenne s’inquiète de la montée de l’extrémisme, qui est le plus souvent une conséquence directe de l’injustice. C’est dans ce contexte que l’europe revendique un rôle qui soit à la mesure de son statut. Le séminaire organisé par la Fondation Thomson avait justement pour objectif d’évoquer les règlements des conflits du proche-orient avec l’aide de l’union européenne. Soit une étude de cas, ce qui laisse entendre préalablement que l’Europe a effectivement une politique étrangère.
Ce qui laisse sceptique quand on sait de quelle manière l’Europe s’est exprimée à l’occasion de la guerre en Irak, suscitant des moments de panique, des coups de gueule et beaucoup d’amertume.
Il s’est même trouvé un chef d’Etat pour appeler les nouveaux venus à une espèce de reconnaissance du ventre. Mais il a été précédé par les Américains et leur nouvelle vision de la vieille et nouvelle Europe. Ou encore ces propos sentencieux d’un observateur de la scène européenne soulignant que le commissaire européen chargée de la PESC (politique extérieure et de sécurité commune) ne peut intervenir sur une question précise, que lorsque les dirigeants français, allemands et britanniques se sont préalablement prononcés.
Outre la pertinence du thème retenu par ce think-tank, son intérêt consistait aussi à appliquer l’approche diplomatique à une seule région, éminemment stratégique ce qui évite l’éparpillement et les généralités. Autrement dit, apporter la preuve afin d’en examiner la pertinence et le bien-fondé. C’est ainsi que les différents débats avec un bel esprit de contradiction n’ont pas manqué de mettre en relief beaucoup plus ce qui doit être fait que ce qui l’a été et de quelle manière l’Europe peut le faire.
Il lui revient de se donner les moyens surtout politiques, et faire preuve de beaucoup de volonté pour se faire accepter dans ce rôle, car il faut examiner ce volet sans lequel rien ne sera fait.
Des intervenants ont poliment refusé d’aborder certaines contradictions, niant même les rivalités, pourtant réelles, entre les grandes puissances. Ce n’est pas la meilleure manière de de faire avancer le débat, encore que pour la question palestinienne, il y a véritablement urgence, car l’injustice ne peut générer que le désespoir. On l’a vu, lors de notre déplacement, dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el Bared, proche de Tripoli au nord-liban. « C’est choquant » et « c’est une honte », a déclaré l’ambassadrice de Grande-Bretagne lorsqu’elle a évoqué la situation des réfugiés palestiniens. Tout est là, et en ce sens l’europe peut redonner l’espoir, tout en brisant le carcan de l’humanitaire qui n’est pas la solution. Les états d’âme ne font pas une politique. Ils permettent tout juste d’aller à la rencontre de sa propre opinion publique. L’Europe a les moyens de dépasser ce constat. Elle a montré qu’elle peut le faire.
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l’Opep
Il est contre le projet de l’organisation de baisser sa production : Gordon Brown menace l’Opep
Après avoir décidé de tenir une réunion extraordinaire le 18 novembre à Vienne, l’Opep a décidé de l’avancer au 24 octobre prochain. C’est un véritable état d’urgence qui est décrété par l’Opep. Mercredi, le signal a été donné par l’annonce de la hausse des stocks pétroliers hebdomadaires américains. Ces données ont poussé à la baisse le prix du pétrole brut à New York qui est descendu sous la barre des 70 dollars à 69,54 dollars en début d’après-midi, mercredi. Un niveau qui n’a pas été vu depuis le mois d’août 2007. A Londres, le même jour, le brent touchait la barre des 66 dollars à 66,60 dollars.
C’est dans ce contexte de forte baisse que le secrétariat de l’Opep a annoncé, jeudi après-midi, que la réunion prévue le 18 novembre à Vienne était avancée au 24 octobre. La confirmation est venue d’Alger à travers l’agence officielle APS. Il est clair que cette nouvelle annonce signifie tout simplement que l’Opep a décidé de réduire sa production avant la fin de l’année.
Lors de la visite d’inspection qu’il a effectuée à Hassi Messaoud et Hassi Rmel durant le week-end, le ministre de l’Energie et des Mines et président de l’Opep, Chakib Khelil, au cours d’une rencontre avec des journalistes, a clairement évoqué une réduction de la production. A la question de savoir ce que l’Opep allait faire face à la chute des prix, il a indiqué qu’« il est évident que pour assurer l’équilibre, il faut diminuer l’offre ». Questionné sur le niveau de la réduction éventuelle, il a répondu : « Je ne peux vous dire maintenant ce qu’elle sera, il faudra se réunir et décider. Je ne peux vous donner de réponse, la réponse doit être donnée par la conférence. »
Se référant à la baisse des prix de 1986 et 1998, le ministre a estimé que « plus l’action est importante et rapide, mieux c’est pour la stabilité ; plus l’action est lente et hésitante, plus difficile sera le rétablissement ». Questionné sur le prix recherché par l’Opep, le ministre a indiqué : « Normalement, l’Opep n’a pas d’objectif de prix, c’est le prix du marché. Mais les gens disent que le prix marginal, le coût marginal en dessous duquel on ne peut pas descendre est entre 70 et 90 dollars le baril, parce qu’il y a les gisements de sables bitumineux du Canada où il faut avoir au moins 70 dollars le baril pour pouvoir produire et les gisements du Brésil où il faut aussi 70 dollars. »
A propos des répercussions de la chute des prix sur les recettes d’exportation, le ministre a indiqué que le prix actuel est celui de la vente du pétrole en novembre et décembre. « L’année est terminée, on aura nos 80 milliards de dollars pour cette année. Même si on fait une moyenne de 70 dollars pour le reste de l’année, on a déjà fait une moyenne de 110 dollars jusqu’à récemment », selon le ministre.« Le problème est ce qui va se passer en 2009, il faut voir la crise. Va-t-elle durer ? Les solutions préconisées vont-elles régler le problème ? Quelle sera la demande de la Chine et du Moyen-Orient ? Toutes ces données seront examinées. Je pense qu’on fera des réunions nombreuses et rapprochées, c’est tout ce que je peux vous dire. Pour ce problème, ce n’est pas facile », a expliqué le ministre.
Hier, le ministre qatari du pétrole, Abdallah Ben Hamad Al Attiyah, a estimé la réduction qui sera décidée par l’Opep le 24 octobre à au moins un million de barils par jour. Côté consommateurs, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a déclaré hier qu’« il est absolument scandaleux que l’Opep envisage de réduire sa production », avant de menacer « d’empêcher cela ».
Mais aussi paradoxal que celui puisse paraître, aucun gouvernement des grands pays consommateurs n’agit pour que les prix de l’essence à la pompe baissent. Ils sont restés les mêmes alors que les prix du pétrole ont commencé à baisser depuis 6 mois pour se retrouver divisés par deux. Hier, après les annonces de l’Opep, les prix ont repris quelques dollars pour repasser au-dessus des 70 dollars. A 18h 15 GMT, le brut à New York était à 74 dollars le baril tandis qu’à Londres, le brent était à 71,39 dollars.
15:54 Ecrit par EUROBERBERE dans LE MONDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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ITALIE
Quand l'extrême-droite propose des classes spéciales pour les enfants immigrés.
La Chambre des députés italienne a adopté un projet de loi de la Ligue du Nord qui prévoit l'instauration de classes distinctes pour les jeunes immigrés parlant mal l'italien. Une forme de ségrégation scolaire qui a suscité une levée de boucliers dans le pays et qui rend l'adoption définitive au Sénat très incertaine.
Un projet de loi déposé par la Ligue du Nord, le parti d'extrême droite italien, qui propose d'instaurer des classes distinctes pour les enfants immigrés ne maitrisant pas suffisamment la langue italienne, a été approuvé, mercredi 15 octobre, par la Chambre des députés, selon une information du Figaro.
Avec 265 voix contre 246, les parlementaires italiens ont accepté le principe de ces "classes d'insertion", censées permettre aux jeunes immigrés en difficulté de rattraper leur retard. La Chambre des députés a, par la même occasion, validé le principe d'une ségrégation scolaire que seule l'Espagne a osé appliquer en Catalogne, rappelle le quotidien.
Levée de boucliers
Il semble néanmoins peu probable que ce projet de loi - qui n'a pas été adopté en Conseil des ministres - soit adopté par le Sénat italien. De nombreuses voix, y compris au sein de la majorité de droite, se sont d'ores et déjà manifestées pour protester contre cette proposition qui ressemble à l'"antichambre de l'apartheid", selon Guglielmo Epifani, patron de la confédération CGIL, cité dans les colonnes du Figaro. Walter Veltroni, le leader de la gauche du parti démocrate, qualifie lui ce projet de loi d'"intolérable" alors que la petite-fille du Duce, la députée Alessandra Mussolini, estime que "de telles classes ne favorisent pas l'intégration mais, au contraire, accentuent la diversité".
3,5 millions d'immigrés
Par l'intermédiaire du patriarche de Venise, le cardinal Angelo Scola, l'Eglise a également réagi avec force, assimilant ces classes d'immigrés en difficulté à une "discrimination ethnique". Pour la revue Famiglia Cristiana [Famille chrétienne, ndlr], il s'agit tout simplement du "terreau sur lequel poussent intolérance, violence, racisme et xénophobie".
L'Italie compte aujourd'hui 3,5 millions d'immigrés (dont 70% de travailleurs dont les ressources suffisent à subvenir à leurs besoins). Selon un sondage, 80% d'entre eux se disent plutôt bien intégrés dans le pays. En attendant l'instauration d'une ségrégation scolaire ? daté du vendredi 17 octobre.
15:47 Ecrit par EUROBERBERE dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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ITALIE
Berlusconi promet "une lutte sans merci" contre la mafia
"Vous verrez, nous réussirons à éradiquer la criminalité organisée du Sud", a assuré le chef du gouvernement italien, alors que l'auteur de "Gomorra", menacé, a annoncé son intention de quitter le pays.
Dans une interview accordée vendredi 17 octobre au quotidien Il Giornale, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, promet "une lutte sans merci" contre la mafia qu'il veut "éliminer" du sud du pays.
"Et maintenant, une lutte dure et sans merci contre la mafia, la camorra et la 'Ndrangheta (les mafias napolitaine et calabraise). Il faut libérer le Sud (...) de la criminalité", a déclaré le chef du gouvernement. "Avec Maroni (Roberto, le ministre de l'Intérieur), nous sommes en train de mettre au point une offensive qui sera bientôt déclenchée", a-t-il ajouté, sans donner d'autres détails. "Vous verrez, nous réussirons à éradiquer la criminalité organisée du Sud", a-t-il assuré.
Menaces de mort sur Roberto Saviano
Silvio Berlusconi a tenu ses propos suite à l'annonce de l'auteur italien du best-seller "Gomorra", dénonçant la mafia italienne et adapté récemment sur les écrans, quant à son intention de quitter le pays. Roberto Saviano avait déclaré mercredi qu'il ne supportait plus les menaces de mort qui pesaient sur lui, intimidations proférées par un clan mafieux de la camorra. Las de vivre depuis deux ans caché et sous escorte policière, Saviano a ouvertement affiché son angoisse.
Exécution sanglante en septembre
Le clan le plus puissant de la camorra, les Calabresi, est tenu pour responsable de l'exécution par balles de sept personnes le 18 septembre dernier, l'un des actes les plus sanglants de la mafia en Italie ces derniers années. À la suite de cette tuerie, le gouvernement avait décidé d'envoyer des renforts policiers et militaires dans la région de Naples.
15:45 Ecrit par EUROBERBERE dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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violée
Avortement : une jeune fille violée interpelle Palin
Dans un spot diffusé sur internet, une jeune fille tombée enceinte après un viol interpelle la candidate républicaine à la vice-présidence sur ses positions en matière d'avortement.
L'Association des femmes contre McCain et Palin ("Women Against McCain Palin", WAMP) diffuse sur internet, depuis le 1er octobre, un spot dans lequel une jeune fille violée interpelle la candidate républicaine à la vice-présidente sur son programme en matière d'avortement.
Dans cette vidéo, une jeune fille explique être tombée enceinte après un viol et reproche à Sarah Palin de remettre en cause son droit à l'avortement.
La candidate républicaine à la vice-présidence s'est en effet plusieurs fois prononcée pour un strict encadrement de l'avortement. Dans un questionnaire rempli pendant la campagne pour le poste de gouverneur en Alaska en 2006, Sarah Palin écrivait ainsi : "Quelles que soient les erreurs que nous faisons en tant que société, nous ne pouvons accepter de mettre fin à une vie innocente".
De plus, le programme officiel de John McCain, disponible sur son site, prévoit des mesures drastiques pour limiter le droit à l'avortement. Le candidat républicain s'est ainsi engagé à nommer des juges à la Cour suprême afin de faire annuler la décision Roe vs Wad, une jurisprudence selon laquelle les Etats ne peuvent interdire l'avortement.
Cette infirmation ne serait, selon lui, que "le premier pas" vers la "fin de l'avortement". Pour aider les femmes enceintes d'enfants non désirés, John McCain propose tout simplement de les confier aux associations tenues par les militants anti-avortement.
15:39 Ecrit par EUROBERBERE dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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LONDRES
Brown pointe "la faiblesse des marchés libres et débridés"
LONDRES (Reuters) - La crise financière mondiale a remis en question les relations entre marchés et gouvernements, estime le Premier ministre britannique dans une tribune publiée samedi par le Daily Telegraph.
"J'admire la faculté du marché à révéler le dynamisme et l'esprit d'entreprise; ce gouvernement du Nouveau Labour est favorable aux affaires et aux marchés et le restera", assure Gordon Brown.
"Mais je sais aussi que l'on ne vit pas par le seul marché. J'ai compris depuis longtemps que les marchés reposent sur des valeurs qu'ils ne peuvent générer eux-mêmes, des valeurs aussi importantes que l'équité, la responsabilité, la coopération pour le bien de tous.
"La première crise financière de l'ère de la mondialisation a révélé la faiblesse des marchés libres et débridés. Et ce qui se produit à travers le monde soulève des questions fondamentales (...) quant aux relations entre marchés et gouvernements", poursuit le chef du gouvernement travailliste.
Brown est parvenu à redresser une cote de popularité en berne et s'est attiré les louanges de la communauté internationale en injectant plusieurs milliards de livres dans le système bancaire britannique pour le sauver de la crise.
Christina Fincher, version française Jean-Philippe Lefief
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L'Iran
L'Iran limites aux crimes de sang la peine de mort pour les mineurs
L'Iran va cesser d'appliquer la peine de mort pour des mineurs condamnés pour des affaires de drogue, mais continuera d'exécuter ceux qui auront été condamnés pour meurtre, a annoncé samedi le numéro deux du Parquet, Hossein Zabhi.
En revanche, en vertu de la charia, la loi islamique, les juges doivent toujours prononcer la peine capitale pour ces derniers, si la famille de la victime refuse d'accepter le "prix du sang" en compensation et d'accorder la clémence à l'auteur.
"La nouvelle directive interdit l'exécution des criminels de moins de 18 ans uniquement s'ils ont commis des crimes liés à la drogue et passibles de la peine de mort. Nous ne pouvons refuser à la famille d'une victime le droit légal de réclamer le qisas islamique, la rétribution oeil pour oeil", a-t-il ajouté.
Selon les organisations de défense des droits de l'homme, les deux-tiers des mineurs exécutés dans le monde ces trois dernières années l'ont été en Iran. D'autres pays pratiquent également la peine capitale pour les mineurs, mais plus rarement: l'Arabie saoudite, le Yémen, le Soudan et le Pakistan.
La directive, publiée il y a un an mais qui n'a été annoncée que samedi, ne s'applique pas aux 120 mineurs actuellement condamnés à mort.
L'avocat Mohammad Mostafaei, qui milite pour l'abolition de la peine de mort pour les mineurs, a salué une avancée mais jugé que ce n'était pas suffisant. Il a rappelé que l'Iran était pourtant signataire de deux conventions interdisant la peine capitale pour les crimes commis avant l'âge de 18 ans.
15:21 Ecrit par EUROBERBERE dans Proche Moyen-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Europe
Allemagne: les sociaux-démocrates élisent leur nouveau chef
Les délégués du SPD réunis à Berlin devraient élire Franz Müntefering, 68 ans, candidat sans opposition à la présidence du parti, qu'il a déjà dirigé de 2004 à 2005. Vice-chancelier jusqu'à l'an dernier, il va tenter de stabiliser le parti après une période chaotique qui a culminé avec l'abrupte démission du précédent dirigeant du SPD Kurt Beck le mois dernier.
Les délégués du parti doivent aussi adouber officiellement Frank-Walter Steinmeier comme adversaire de la chancelière allemande Angela Merkel de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) en septembre prochain.
15:20 Ecrit par EUROBERBERE dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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