Crise : le plan français devant les députés
L'examen à l'Assemblée du projet de loi sur le plan d'urgence de soutien aux banques débute vers 16h15 pour un vote vers 20 heures.

L'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi sur le plan d'urgence de soutien aux banques débute mardi 14 octobre vers 16h15 pour un vote programmé aux alentours de 20 heures.
Le texte sera défendu par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui s'exprimera en premier, suivie des président et rapporteur de la commission des Finances, Didier Migaud (PS) et Gilles Carrez (UMP).
François Fillon ouvrira le débat parlementaire par un discours. La discussion générale est ensuite prévue sur deux heures.
Motions du PCF et des Verts
Le groupe GDR (PCF et Verts) a déposé plusieurs motions de procédure contre le texte et devrait "probablement" en défendre une au nom d'un "certain nombre de points de divergence", a déclaré le président du groupe, Jean-Claude Sandrier (PCF).
Le président du groupe PS Jean-Marc Ayrault a indiqué lundi qu'"il n'imagine" pas un vote contre des députés socialistes.
Après l'Assemblée, le plan de secours aux banques d'un montant de 360 milliards d'euros sera transmis mercredi au Sénat.
Appel à l'"unité nationale"
Lundi soir, sur TF1, le Premier ministre a lancé un appel à "l'unité nationale" autour du plan gouvernemental anticrise. C'est la condition, selon lui, d'un "rétablissement de la confiance".
"Ce que j'espère c'est que demain à l'Assemblée nationale, mercredi au Sénat, on aura une grande unité nationale que les Français réclament et qui peut être un élément supplémentaire au rétablissement de la confiance", a dit le locataire de Matignon.
Refusant de se prononcer sur une possible fin de la crise financière, François Fillon a estimé que "tout le nécessaire" est fait pour en "sortir" et s'est félicité que les marchés boursiers aient réagi "de manière positive" au plan gouvernemental. "Aujourd'hui, nous nous sommes donnés les moyens de redresser le système financier et donc de relancer l'économie", a-t-il dit, faisant valoir que les mesures prévues étaient "sans précédent".
Ecrire un commentaire