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10.10.2008

10 Octobre 200

Opep : Réunion extraordinaire le 18 novembre à Vienne

03.jpgL'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) envisage de tenir une réunion extraordinaire le 18 novembre prochain à Vienne "pour examiner la situation du marché pétrolier à la lumière de la crise financière internationale", a-t-on appris hier de source sûre.

Cette réunion intervient un mois avant la réunion extraordinaire de l'organisation pétrolière, prévue le 17 décembre prochain à Oran en Algérie.

Lors de sa dernière réunion, en septembre dernier à Vienne, l'Opep dont la présidence est assurée actuellement par l'Algérie, avait décidé de réduire quelque 520.000 barils par jour de sa production afin de soutenir les cours du brut.

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Sahara occidental : Les pétitionnaires appellent l'Onu à l'action

Sahara_occidental_461883188.jpgDes membres d'ONG, des juristes et de simples "citoyens du monde" sont venus mardi au siège de l'Organisation des Nations unies à New York pour appeler l'organisation mondiale à l'action dans le dossier du Sahara occidental, où une "tragédie humaine oubliée" est en cours depuis 33 ans.

Les intervenants ont bénéficié de dispositions spécifiques au fonctionnement de l'Onu qui permettent à tout un chacun de venir s'exprimer en tant que "pétitionnaire" devant la 4e commission de l'Assemblée générale, chargée de la décolonisation, sur un des seize territoires non-autonomes, dont le Sahara occidental fait partie depuis 1963. "Des organisations prestigieuses décernent des prix à des militants sahraouis des droits de l'homme dans les territoires occupés par le Maroc, alors que l'Onu reste les bras croisés devant les violations qui y sont faites", a déploré M. Felipe Briones Vives, de l'Association internationale des juristes pour le Sahara occidental.

La revendication sahraouie à l'autodétermination est "légitime, celle du Maroc concernant sa souveraineté prétendue sur le Sahara occidental ne l'est pas", a-t-il affirmé. M. Vives a estimé que l'Onu "doit organiser le référendum d'autodétermination si les négociations entre le Maroc et le Front Polisario n'aboutissent pas dans un délai raisonnable". "En droit international les choses sont claires.

Ni le fait accompli, ni le temps qui passe ne peuvent faire mourir une obligation juridique", a affirmé de son côté M. Vincent Chapaux, assistant auprès du Centre de droit international de l'université libre de Bruxelles. "Chaque année, vous le répétez : le droit à l'autodétermination reste applicable. Et c'est la raison pour laquelle il continue d'exister et ne doit rien concéder au fait accompli, à l'occupation marocaine", a-t-il ajouté, en s'adressant aux délégués des pays membres de l'Onu et de la 4e commission.


Mme Hilt Teuwen, d'Oxfam Solidarity, a dénoncé "l'injustice qui affecte des centaines de milliers de Sahraouis, victimes d'un processus de décolonisation sans fin". Déplorant l'irrégularité de l'aide humanitaire internationale aux réfugiés sahraouis, dont ils dépendent entièrement pour leur survie, Mme Teuwen a appelé les pays donateurs à "respecter leurs engagements humanitaires en attendant le règlement définitif du conflit".

"Il y a urgence d'une solution, car la situation risque d'exploser tant les réfugiés sahraouis sont proches de perdre espoir en l'Onu", qui a promis d'organiser le référendum d'autodétermination au Sahara occidental en 1992, a dit Mme Janet Lenz, de la Communauté de l'église Christ the Rock. Dans les camps de réfugiés, "il y a une tragédie humaine en cours.

Des enfants souffrent de malnutrition chronique, des milliers de personnes survivent dans des tentes, encerclées par le désert, à quelques pas seulement de leur patrie dont elles sont privées", a-t-elle témoignée, en résumant ce qu'elle a vu au cours de ses nombreuses visites sur place. Mme Helen Hardin, du bureau du membre du Congrès américain M. Zach Wamp, a elle aussi déploré la situation précaire dans laquelle vivent les réfugiés sahraouis du fait de l'occupation marocaine de leur pays.

Mais elle a surtout salué la "résistance exemplaire des réfugiés sahraouis, qui ont réussi, en dépit des conditions difficiles, dans de nombreux domaines comme l'éducation de leurs enfants, l'alphabétisation, l'égalité des sexes, la gestion des camps, où l'ordre et la propreté règnent", a-t-elle déclaré. La pétitionnaire a exhorté les pays membres de l'Onu à prendre des "mesures concrètes" pour venir en aide au peuple sahraoui dans son combat pour la liberté.

Les réfugiés sahraouis "ont vécu tant de frustrations et de désillusions, (...) mais ils continuent de rêver d'un retour chez eux", a-t-elle dit. Deux étudiantes sahraouies expatriées, Agaila Abba Hemeida et Senia Bachir Abderrahmane, ont également pris la parole devant la 4e commission, dénonçant les violations des droits de l'homme dans les territoires occupés par le Maroc et exprimant, au nom de la jeunesse sahraouie, sa soif de liberté.

Sit-in pacifique des citoyens sahraouis "brutalement" réprimé à Goulmine
Les forces de sécurité marocaines ont dispersé "brutalement" un sit-in pacifique, organisé par les citoyens sahraouis dans la vile de Goulmine (sud du Maroc) pour dénoncer l'occupation marocaine du Sahara occidental, rapporte hier l'agence de presse sahraoui SPS.

Les citoyens sahraouis ont exprimé leur "attachement au droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination, "conduisant inéluctablement à l'indépendance", selon un communiqué cité par SPS. Ils ont également appelé à la "libération inconditionnelle" de tous les prisonniers politiques sahraouis, "encore dans les prisons marocaines", notamment l'étudiant sahraoui, El Wali Gaddimi, qui "se trouve dans un état de santé critique", a-t-on déploré de même source.

Les manifestants sahraouis ont dénoncé "avec force" les récentes interventions "barbares" contre des citoyens sahraouis "sans défense, dans la ville de Smara occupée, saluant ainsi, la résistance pacifique du peuple sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines, a ajouté SPS.

Par ailleurs, deux jeunes sahraouis, Akhtour Ali Brahim, alias Ennafaa, et le jeune Mohamed Essaluki ont été arrêtés par les services de sécurité marocains, dans la ville de Smara occupée et ont été "sauvagement torturés", conduits au commissariat avant d'être libérés dans une heure tardive, rapporte l'agence sahraouie.

De Bruxelles à New York, le long chemin d'un pétitionnaire pour le Sahara occidental
Armé de son expertise en droit international, Vincent Chapaux, 32 ans, est venu à ses frais de Bruxelles à New York, pour parler aux Nations unies sur le Sahara occidental et "contribuer modestement à la dynamique du règlement" de ce vieux conflit de décolonisation.

M. Chapaux bénéficie des dispositions spécifiques au fonctionnement de la 4e commission de l'Assemblée générale, devant laquelle tout un chacun peut venir s'exprimer en tant que "pétitionnaire". Cette commission, officiellement appelée "commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation", traite chaque année de la situation des seize territoires considérés par l'Onu comme non-autonomes, notamment le Sahara occidental. "J'ai appris l'existence de la question sahraouie en 2003, en faisant un mastère complémentaire en droit international à l'université libre de Bruxelles" (ULB), se souvient M. Chapaux, dans un entretien à l'APS.

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Le front anti-putsch mauritanien monte au créneau : L’UA doit « défendre sa crédibilité »

Le Front national pour la défense de la démocratie en Mauritanie (FNDD), opposé au putsch du 6 août dans ce pays, a estimé, hier, que l’Union africaine (UA) devait « défendre sa crédibilité » face au refus de la junte d’obtempérer à son ultimatum

« L’Union africaine est appelée à défendre sa crédibilité après l’échec de son ultimatum » qui donnait à la junte jusqu’au 6 octobre pour libérer le président renversé, Sidi Ould Cheikh Abdallahi et rétablir « l’ordre constitutionnel », a déclaré à l’AFP Mohamed Ould Moloud, responsable des relations extérieures du front anti-putsch. Selon lui, l’organisation africaine doit « donner suite au refus de la junte d’obtempérer à ses injonctions en la considérant hors-la-loi sur le plan international ».

Le communiqué, publié mardi, par l’UA après des entretiens avec une délégation de la junte « dresse un constat d’échec de l’ultimatum auquel les militaires ont plutôt répondu par une escalade dans la répression de manifestations politiques et syndicales opposées au coup d’Etat », a-t-il ajouté.

M. Ould Moloud a demandé à la communauté internationale de « mettre la junte en quarantaine et d’agir avec fermeté pour le retour inconditionnel du président élu (Sidi Ould Cheikh Abdallahi) dans ses fonctions ».

L’UA avait déclaré mardi que, « eu égard à l’absence d’avancée dans la restauration de l’ordre constitutionnel (...), le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, soumettra, en temps opportun, des propositions concrètes sur la marche à suivre ». L’UA avait exigé le 22 septembre le rétablissement du président Ould Cheikh Abdallahi dans ses fonctions le 6 octobre « au plus tard », évoquant des « risques de sanctions et d’isolement » pour les putschistes s’ils ne satisfaisaient pas à cette « exigence ».

Par ailleurs, un groupe dit « des sénateurs libres », rassemblant pour l’instant une vingtaine des 56 membres du Sénat, veut se placer en dehors des deux discours qui s’affrontent depuis le renversement, il y a deux mois, de Sidi Ould Cheik Abdallahi. D’une part, les putschistes, emmenés par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, disent que « tout est négociable, sauf le retour de l’ancien président », présenté comme un nouveau « despote » qui conduisait le pays au « chaos ». D’autre part, les partis anti-putsch, rassemblés au sein du Front national de défense de la démocratie (FNDD), font du rétablissement dans ses fonctions du président élu la clef de voûte de toute sortie de crise acceptable.

 

14:59 Ecrit par EUROBERBERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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