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03.10.2008
INFO
Les marchés attendent le verdict du Congrès avec espoir
A Paris, le CAC 40 a gagné 2,96%. Londres et Francfort ont respectivement clôturé en hausse de 2,41% et 2,26%.La Bourse de Paris a gagné 2,96%, Francfort 2,41% et Londres 2,26%. Au moment de la fermeture des places européennes, la Bourse de New York progressait dans les mêmes proportions: le Dow Jones gagnait 2,03% et le Nasdaq 2,88%.
A Paris, les valeurs bancaires ont été à la fête: BNP Paribas a pris 9,42%, Crédit Agricole 6,14% et Société Générale 7,32%.
Peter Mandelson quitte la Commission européenne
Le commissaire européen au Commerce devrait faire partie du remaniement du gouvernement Brown.Selon les médias britanniques, Peter Mandelson remplacerait John Hutton au ministère du Commerce, qu'il avait déjà occupé sous Tony Blair. Les principaux ministres du cabinet, comme David Miliband (Affaires étrangères), Alistair Darling (Finances), Jacqui Smith (Intérieur) ou Jack Straw (Justice), garderaient leur poste.
Déjà deux fois ministre
Un nouveau secrétariat d'Etat regroupant les secteurs de l'énergie et du réchauffement climatique serait créé sous l'autorité du ministère de l'Environnement, et confié à Ed Miliband, le frère de David.
Commissaire européen au Commerce depuis 2004, Peter Mandelson a été un des artisans de l'ascension du "New Labour", puis deux fois ministre, mais a à chaque fois dû démissionner à cause d'une affaire: en 1998, il a dû démissionner au bout de cinq mois à cause de révélations sur un prêt octroyé par un donateur au Labour, puis, en 2001, alors qu'il était soupçonné d'avoir aidé un milliardaire indien à obtenir un passeport britannique.
Citigroup menace de poursuivre Wells Fargo et Wachovia
Wells Fargo veut racheter, pour 15,1 milliards de dollars, Wachovia, qui discutait avec Citigroup en vue de la cession de ses activités bancaires.Coup de théâtre dans le dossier Wachovia. Wells Fargo a annoncé, vendredi 3 octobre, un accord portant sur le rachat de sa l'intégralité de sa concurrente dans le cadre d'une opération en actions de 15,1 milliards de dollars, alors que Citigroup croyait être parvenu à un accord sur les seules activités bancaires.Les conseils d'administrations des deux banques ont approuvé l'offre, mais la fusion est encore sujette à l'approbation des actionnaires et des autorités américaines.
Une prime de 3 dollars par titre
Wells Fargo précise que les actionnaires de Wachovia recevront 0,1991 action ordinaire Wells Fargo en échange d'une action ordinaire Wachovia. La parité retenue valorise l'action Wachovia à 7 dollars, contre 3,91 à la clôture jeudi soir.
Wells Fargo ajoute qu'il émettra pour 20 milliards de dollars d'actions ordinaires nouvelles dans le cadre de la transaction, qui devrait se traduire par des charges de fusion et d'intégration de quelque 10 milliards.
L'opération devrait, en dehors de ces coûts, avoir un effet positif sur le bénéfice par action dès la première année. Elle formera un 1.420 milliards de dollars, 280.000 employés et 10.700 agences.
Pas d'assistance gouvernementale
Contrairement à l'offre de Citigroup, qui devait recevoir le soutien financier du fonds de garantie des dépôts, le FDIC, la proposition de Wells Fargo ne requiert pas d'assistance gouvernementale. Elle permet aussi, souligne Wells Fargo, de "préserver la valeur d'une société intégrée".
L'opération négociée avec Citigroup faisait elle assumer à l'Etat les pertes sur le portefeuille d'actifs de la banque reprise au delà de 42 milliards.
Le géant bancaire n'a pas manqué de réagir avec virulence à ce rebondissement: il a affirmé que la fusion annoncée entre Wachovia et Wells Fargo constituait une "rupture claire" de l'accord d'exclusivité et a évoqué la possibilité d'engager des poursuites judiciaires.
Citigroup affirme que l'accord d'exclusivité passé avec Wachovia excluait que celle-ci puisse entrer "en discussions ou en négociations" avec un tiers, et note également qu'elle avait soutenu financièrement Wachovia, en lui fournissant des liquidités, depuis l'annonce de lundi.
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EDITION SPECIALE Mondial de l'automobile
La manifestation ouvre au public samedi. Dans un climat morose, les constructeurs misent sur les voitures propres et innovantes.Grand amateur de sport automobile, François Fillon inaugure, vendredi 3 octobre, le Mondial de l'automobile, et devrait notamment se faire présenter des modèles de voitures électriques par les constructeurs.
Le salon, numéro un mondial du secteur, sera ouvert du samedi 4 octobre jusqu'au dimanche 19 octobre. Près de 90 nouveautés sont exposées. 1,4 million de visiteurs s'étaient rendus Porte de Versailles lors de la dernière édition, en 2006.
Une situation "très instable"
La manifestation s'ouvre dans un climat assombri par la crise financière. L'industrie automobile est en effet confrontée à des marchés en berne en Europe et aux Etats-Unis, subit l'envolée du pétrole et doit répondre à des préoccupations environnementales.
Jeudi, le P-DG de Renault, Carlos Ghosn, a ainsi jugé la situation économique "très instable", alors que son homologue de PSA Peugeot Citroën, Christian Streiff, a fait état d'une "conjoncture nettement plus difficile" que lorsque le groupe avait élaboré son plan "Cap 2010", il y a dix-huit mois.
Le patron de BMW, Norbert Reithofer, a été plus alarmiste, n'excluant pas de nouvelles mesures d'économies, alors que le groupe a déjà prévu plus de 8.000 suppressions d'emplois d'ici la fin de l'année.
Les nouvelles technologies à l'honneur
Pour relever ces défis, les grands groupes ont rivalisé d'annonces en matière de voitures propres et innovantes. Ils ont préparé une multitude de lancements pour relancer l'intérêt des consommateurs, tout en s'efforçant de maîtriser au mieux leurs coûts.
Les nouvelles technologies seront donc l'une des thématiques majeures du salon, avec de nombreux véhicules hybrides et électriques, préfigurant l'évolution de l'automobile à moyen ou plus long terme.
Les marques mettent le cap sur les petits modèles moins gourmands en carburants et moins émetteurs de C02, poussés par les nouvelles réglementations en vigueur comme le bonus-malus en France.
Arrivée de nouvelles marques automobile
Le Mondial de Paris présentera une série de petites voitures urbaines comme les Toyota iQ et Urban Cruiser, Nissan Pixo ou les nouvelles Ford Ka et Suzuki Alto.
Les constructeurs français renouvellent leur offre, avec la nouvelle Renault Mégane, la Peugeot 308 CC et la Citroën C3 Picasso, tandis que Volkswagen présentera la dernière version de la Golf.
L'édition 2008 verra l'arrivée de nouvelles marques automobiles comme Infiniti, marque luxe de Nissan, et Abarth, marque sport de Fiat. Au total, 362 marques de 25 pays seront présentes.
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"Récession" et "relance", les mots qui fâchent
Seul Eric Woerth a osé prononcer le premier terme (assorti de l'adjectif "technique"...) alors que Luc Chatel a prévenu que la deuxième éventualitéL'Insee se refuse à parler de récession pour la France… mais elle la pointe du doigt. L'Institut national de la statistique prend acte dans son dernier point de conjoncture, publié vendredi 3 octobre, du fait que "la croissance cale en zone euro" et que la France n'est pas épargnée par la crise.
Le PIB de la France devrait continuer à diminuer, perdant 0,1 point aux troisième et quatrième trimestres après une baisse de 0,3 point au deuxième trimestre. La récession est le plus souvent définie par au moins deux trimestres consécutifs de recul du PIB.
Grâce à la progression de 0,4% enregistrée au premier trimestre, la croissance serait tout de même de 0,9% cette année, contre 2,4% en 2006 et 2,1% en 2007. Une diminution du PIB pendant trois trimestres consécutifs serait du jamais vu en France depuis la récession de 1993.
Panne de la consommation des ménages
L'Insee explique ces mauvaises prévisions par une panne de la consommation des ménages. Après avoir progressé de 2,5% ces deux dernières années, elle resterait "encore étale au deuxième semestre", ne gagnant que 0,8% sur l'ensemble de 2008.
Plus précisément, c'est le pouvoir d'achat des ménages qui est montré du doigt, avec un nouveau possible recul de 0,4% au deuxième semestre. Au total, il ne progresserait que de 0,7% cette année, contre 3,3% l'an dernier. Selon un autre mode de calcul, non plus par ménage mais par "unité de consommation", il diminuerait même de 0,2% en 2008.
Crise immobilière
Le pouvoir d'achat bénéficie certes d'un léger repli de l'inflation qui devrait se modérer à 2,4% (rythme annuel) en décembre, grâce au recul des prix du pétrole et des denrées alimentaires, après avoir atteint un pic de 3,6% en juillet. L'inflation moyenne serait alors de 3% sur l'ensemble de l'année.
Mais il serait "notamment pénalisé par la faiblesse du marché du travail", avec 52.000 destructions d'emplois (tous secteurs confondus) au second semestre et un taux de chômage en hausse à 7,4% (France métropolitaine) à la fin de l'année.
Le recul du pouvoir d'achat s'ajoute enfin au durcissement des conditions de crédit lié à la crise financière internationale et aux difficultés sur le marché immobilier.
"Récession technique"
Le ministre du budget Eric Woerth a expliqué vendredi que la France était en "récession technique" après deux trimestres de "croissance négative", tout en soulignant que sur l'ensemble de l'année 2008 la croissance sera de 1%. Jusque là, la gouvernement n'avait pas prononcer le mot de récession. Jeudi, le même Eric Woerth tempérait: "Il y a une définition technique et statistique de la récession, et puis il y a la réalité des choses".
Son collègue Luc Chatel (Industrie et Consommation) a lui jugé que la France "ne sera pas en récession" en 2008 "puisque globalement nous devrons être aux alentours d'1% de croissance".
Il a toutefois convenu qu'on "est dans une situation économique difficile", tout en expliquant qu'il n'était "pas question" de mettre en place un plan de relance.
Vendredi, Christine Lagarde a admis que "le risque d'une croissance négative" pendant deux trimestres consécutifs est "réel", sans aller jusqu'à prononcer le mot de récession. Selon la ministre de l'Economie, cela "reflète surtout les effets des envolées exceptionnelles du prix du pétrole et de l'euro au premier semestre et de l'aggravation de la crise financière".
Malgré les appels du conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, à laisser temporairement de côté les critères de Maastricht, François Fillon a lui réaffirmé l'objectif d'un déficit budgétaire proche de zéro en 2012.
18:32 Ecrit par EUROBERBERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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