Le corps sans vie de Nelly Domingo a été retrouvé le 31 juillet. Plus d’un mois après, le doute persiste sur les causes de la mort.Nelly Domingo est morte depuis plus d’un mois. Mais impossible de dire dans quelles circonstances. Pourtant, quelques heures après la macabre découverte, les policiers avaient conclu à une mort naturelle. Une conclusion appuyée par le médecin légiste : la quinquagénaire aurait succombé à un malaise. Enquête bouclée. L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais pour le procureur de Carcassonne, Francis Battut, des détails ne collent pas. Il a donc demandé une seconde expertise au médecin légiste qui, cette fois, a conclu… à un décès suite à un ou plusieurs coups portés sur la tête. Résultat, le magistrat a ouvert une information judiciaire pour coups mortels contre X. Les policiers locaux ont été dessaisis de l’affaire. Dorénavant, c’est l’antenne perpignanaise du SRPJ qui mène l’enquête. Mais ils disposent de peu d’indices exploitables pour mener à bien les investigations. Car, en ce dernier jour de juillet, beaucoup de détails troublants ont été ignorés.
Indices « écartés »
Retour en arrière. Le 31 juillet, des proches de Nelly Domingo s’inquiètent de ne pas la voir depuis quelques jours. Ils décident donc de se rendre à son domicile, rue Paul-Lacombe, un quartier résidentiel de la cité audoise. Sous la véranda, ils la retrouvent à moitié dévêtue. Les enquêteurs se rendent sur place, mais ce soir-là, ils sont visiblement pressés. Des indices, pourtant troublants, sont écartés. D’abord, le témoignage de deux amis de la victime. Ils expliquent qu’une des portes de la maison était ouverte et qu’une des vitres semblait avoir été brisée. Une trace de sang suspecte sur une fenêtre est également « oubliée ». Ainsi qu’une paire de lunettes cassée et une touffe de cheveux, trouvée à quelques mètres du corps. « Autant d’éléments qui portent à croire qu’il y a eu intervention d’un tiers », explique le procureur. De plus, un voisin dit avoir vu Nelly Domingo accompagnée d’un homme, âgé de 25 à 35 ans environ, le 24 juillet vers 17 heures. Il a dressé une description précise de l’individu. « Le témoin a été entendu mais cela n’a rien donné de probant », explique-t-on au parquet. Le procureur a demandé un rapport aux enquêteurs sur les conditions dans lesquelles ont été réalisées les premières constations. Plus d’un mois après, l’enquête repart de zéro.

Un agent d’accueil porté disparu depuis un mois
Sa voiture a été retrouvée sur une aire d’autoroute, près de Montpellier. Une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration » pourrait rapidement être ouverte par le parquet de Montpellier.« C’est comme s’il s’était volatilisé du jour au lendemain, sans aucune raison. Nous sommes vraiment inquiets sur son sort », répètent la famille et les proches de Guillaume Van Cauteren, un agent d’accueil de 31 ans qui travaillait depuis le début de l’été dans une résidence hôtelière du Cap-d’Agde, dans l’Hérault.
En effet, depuis le 29 juillet, le jeune homme n’a plus donné le moindre signe de vie. « En fin d’après-midi, il m’a téléphoné pour me dire qu’il rentrait à l’appartement, témoigne Franck, son ami qui partage sa vie, mais il n’est jamais rentré. J’ai attendu toute la nuit. En vain. Le lendemain matin, il ne s’est pas présenté sur son lieu de travail. C’est là que j’ai vraiment compris qu’il s’était passé quelque chose, Guillaume n’est pas du genre à partir sans me tenir au courant. »
Franck et la sœur de Guillaume entament des recherches, axées sur le milieu homosexuel, d’abord du Cap-d’Agde et de Béziers, puis de Montpellier, avec le concours du Collectif contre l’homophobie présidé par le Montpelliérain Hussein Bourgi. Des recherches finalement payantes.
Information judiciaire pour « enlèvement et séquestration »
Lundi 4 août, la Clio rouge de Guillaume est retrouvée, garée sur l’aire de repos de l’autoroute A9 de Saint-Aunès, dans le sens Nîmes-Montpellier, « un endroit très fréquenté, puisque de jour, comme de nuit, il est un lieu de rencontres très connu des homosexuels », révèle-t-on au peloton de gendarmerie d’autoroute de Grand-Gallargues, en charge d’une enquête pour « disparition inquiétante », supervisée par le procureur de Montpellier, qui pourrait ouvrir rapidement une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration ».















































































Un véritable changement de stratégie. D’aucuns diront un quitte ou double : hier, Bernard Benaïem, l’avocat de Jérôme Kerviel, accusé par la Société générale d’être à l’origine de pertes de près de 4,9 milliards d’euros, a affirmé que le rapport de la commission bancaire mettait en lumière « une complaisance qui pourrait aller jusqu’à la complicité » de la part de la banque.
Deux impacts ont été relevés par les enquêteurs sur la vitre blindée d'un des logements occupés par les familles.


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