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05.09.2008

FAITS DIVERS

Faits Divers

SocGen - Jérôme Kerviel passe à l’attaque

Après un face-à-face avec ses anciens supérieurs en juillet dernier, l’ex-trader de la Société générale, qui accuse désormais la banque de complicité, était confronté hier à son ancien assistant soupçonné de l’avoir aidé dans ses opérations frauduleuses.

d19b1b16b3a271d1627e8945332991f3.jpgUn véritable changement de stratégie. D’aucuns diront un quitte ou double : hier, Bernard Benaïem, l’avocat de Jérôme Kerviel, accusé par la Société générale d’être à l’origine de pertes de près de 4,9 milliards d’euros, a affirmé que le rapport de la commission bancaire mettait en lumière « une complaisance qui pourrait aller jusqu’à la complicité » de la part de la banque.

Sur France Info, le conseil a enfoncé le clou : « Nous disons au regard des éléments […] qu’il y avait une connaissance de la banque des agissements de Jérôme Kerviel, dans le détail. » L’avocat s’appuie sur des auditions de comptables de la Socgen qui auraient notamment révélé que l’un d’entre eux avait demandé à ses supérieurs « comment comptabiliser les opérations fictives de Jérôme Kerviel »…

Par ailleurs, l’ex-trader et son ancien assistant Thomas Mougard ont été réunis hier dans le bureau des juges d’instruction chargés de l’enquête, Françoise Desset et Renaud van Ruymbeke. Il s’agissait de la première confrontation entre Kerviel et son ancien assistant, âgé de 24 ans, mis en examen le 1er août pour « complicité d’introduction frauduleuse de données dans un système informatique ». Les juges lui reprochent « d’avoir aidé sciemment Jérôme Kerviel à saisir des opérations fictives » sur les marchés via le système de la banque en 2007 et courant janvier 2008.

Pour sa défense, Thomas Mougard a expliqué qu’il n’avait pas conscience du caractère illicite des opérations saisies à la demande du trader. Après l’avoir chargé un temps, Jérôme Kerviel avait de son côté blanchi son assistant, assurant que ce dernier n’avait fait qu’exécuter ses ordres. Le courtier ne nie pas ces actions frauduleuses mais assure qu’elles étaient tolérées par sa hiérarchie…

Hier, au sortir de la confrontation entre les deux hommes, l’un des avocats de l’ancien trader a fait état d’une « ambiance tendue ». « Quand des questions sont posées et que les réponses sont parfois embarrassées, des tensions se créent. Les témoins de la Société générale ont cette caractéristique d’être assez formatés. Nous essayons de poser des questions pour les pousser dans leurs derniers retranchements. »

 

Faits Divers

Corse - Coups de feu contre une gendarmerie

Deux coups de feu ont été tirés mardi soir contre la façade de la gendarmerie de Borgo, en Haute-Corse.

7c199.jpgDeux impacts ont été relevés par les enquêteurs sur la vitre blindée d'un des logements occupés par les familles.

Les projectiles, de calibre indéterminé, n'ont pas pénétré à l'intérieur du bâtiment. L'attentat survenu vers 22h00 n'est pour le moment ni signé ni revendiqué.

 

 

 

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Carcassonne - Énigme dans la cité

 

df77.jpgLe corps sans vie de Nelly Domingo a été retrouvé le 31 juillet. Plus d’un mois après, le doute persiste sur les causes de la mort.

Nelly Domingo est morte depuis plus d’un mois. Mais impossible de dire dans quelles circonstances. Pourtant, quelques heures après la macabre découverte, les policiers avaient conclu à une mort naturelle. Une conclusion appuyée par le médecin légiste : la quinquagénaire aurait succombé à un malaise. Enquête bouclée. L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais pour le procureur de Carcassonne, Francis Battut, des détails ne collent pas. Il a donc demandé une seconde expertise au médecin légiste qui, cette fois, a conclu… à un décès suite à un ou plusieurs coups portés sur la tête. Résultat, le magistrat a ouvert une information judiciaire pour coups mortels contre X. Les policiers locaux ont été dessaisis de l’affaire. Dorénavant, c’est l’antenne perpignanaise du SRPJ qui mène l’enquête. Mais ils disposent de peu d’indices exploitables pour mener à bien les investigations. Car, en ce dernier jour de juillet, beaucoup de détails troublants ont été ignorés.

Indices « écartés »

Retour en arrière. Le 31 juillet, des proches de Nelly Domingo s’inquiètent de ne pas la voir depuis quelques jours. Ils décident donc de se rendre à son domicile, rue Paul-Lacombe, un quartier résidentiel de la cité audoise. Sous la véranda, ils la retrouvent à moitié dévêtue. Les enquêteurs se rendent sur place, mais ce soir-là, ils sont visiblement pressés. Des indices, pourtant troublants, sont écartés. D’abord, le témoignage de deux amis de la victime. Ils expliquent qu’une des portes de la maison était ouverte et qu’une des vitres semblait avoir été brisée. Une trace de sang suspecte sur une fenêtre est également « oubliée ». Ainsi qu’une paire de lunettes cassée et une touffe de cheveux, trouvée à quelques mètres du corps. « Autant d’éléments qui portent à croire qu’il y a eu intervention d’un tiers », explique le procureur. De plus, un voisin dit avoir vu Nelly Domingo accompagnée d’un homme, âgé de 25 à 35 ans environ, le 24 juillet vers 17 heures. Il a dressé une description précise de l’individu. « Le témoin a été entendu mais cela n’a rien donné de probant », explique-t-on au parquet. Le procureur a demandé un rapport aux enquêteurs sur les conditions dans lesquelles ont été réalisées les premières constations. Plus d’un mois après, l’enquête repart de zéro.

Faits Divers

Un agent d’accueil porté disparu depuis un mois

80.jpgSa voiture a été retrouvée sur une aire d’autoroute, près de Montpellier. Une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration » pourrait rapidement être ouverte par le parquet de Montpellier.

« C’est comme s’il s’était volatilisé du jour au lendemain, sans aucune raison. Nous sommes vraiment inquiets sur son sort », répètent la famille et les proches de Guillaume Van Cauteren, un agent d’accueil de 31 ans qui travaillait depuis le début de l’été dans une résidence hôtelière du Cap-d’Agde, dans l’Hérault.

En effet, depuis le 29 juillet, le jeune homme n’a plus donné le moindre signe de vie. « En fin d’après-midi, il m’a téléphoné pour me dire qu’il rentrait à l’appartement, témoigne Franck, son ami qui partage sa vie, mais il n’est jamais rentré. J’ai attendu toute la nuit. En vain. Le lendemain matin, il ne s’est pas présenté sur son lieu de travail. C’est là que j’ai vraiment compris qu’il s’était passé quelque chose, Guillaume n’est pas du genre à partir sans me tenir au courant. »

Franck et la sœur de Guillaume entament des recherches, axées sur le milieu homosexuel, d’abord du Cap-d’Agde et de Béziers, puis de Montpellier, avec le concours du Collectif contre l’homophobie présidé par le Montpelliérain Hussein Bourgi. Des recherches finalement payantes.

Information judiciaire pour « enlèvement et séquestration »

Lundi 4 août, la Clio rouge de Guillaume est retrouvée, garée sur l’aire de repos de l’autoroute A9 de Saint-Aunès, dans le sens Nîmes-Montpellier, « un endroit très fréquenté, puisque de jour, comme de nuit, il est un lieu de rencontres très connu des homosexuels », révèle-t-on au peloton de gendarmerie d’autoroute de Grand-Gallargues, en charge d’une enquête pour « disparition inquiétante », supervisée par le procureur de Montpellier, qui pourrait ouvrir rapidement une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration ».

 

 

 

 

 

 

08:00 Ecrit par EUROBERBERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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