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12.08.2008

LE MONDE

Après la diffusion des dépêches erronées sur les attentats terroristes perpétrés ces derniers jours à Alger : Retrait des accréditations aux correspondants de l'AFP et de Reuters.

Les accréditations des correspondants des  agences de presse britannique Reuters et française AFP ont été retirées suite aux fausses informations sur des attentats terroristes perpétrés ces derniers  jours en Algérie, a annoncé hier, à Alger le ministre de la Communication, M.  Abderrachid Boukerzaza.


Les premières mesures prises par le ministère, après la convocation  des deux correspondants de ces agences de presse, étaient de retirer leurs accréditations, "après que ces derniers eurent reconnu leur responsabilité", a-t-il dit lors  d'un point de presse animé à l'issue du conseil du gouvernement.


Le ministre a précisé qu'il ne s'agit pas, dans cette affaire, de la fermeture des bureaux de ces deux agences. "Nous prenons toutes les mesures nécessaires, dès lors qu'il s'agit  de l'intérêt du pays", a-t-il martelé, soulignant que "ceux qui diffusent des  informations touchant à la stabilité du pays et créent un climat de peur parmi  la population, doivent assumer leur responsabilité". Le ministre a rappelé que les correspondants de presse étrangers sont soumis à la loi 90/07 au même titre que les journalistes algériens, en sus d'un  décret exécutif fixant les modalités de leurs accréditations.


Les correspondants de l'AFP et de Reuters ont été successivement convoqués  lundi après-midi au ministère de la Communication après la diffusion de dépêches erronées par ces deux agences.    

      
L'agence AFP, rappelle-t-on, "avait exagéré le bilan de l'attentat  terroriste ayant visé dimanche la gare de Béni Amrane" en évoquant 13 morts,  alors que le bilan réel était de deux victimes dont un ressortissant français,  les deux travaillant pour l'entreprise "Razel". Un démenti formel du ministère  de la Défense nationale a été rendu public le même jour sur ce sujet.


Quant à l'agence Reuters, elle s'est rendue coupable de la diffusion  d'une fausse information en annonçant un attentat terroriste à la gare routière  de Bouira, attentat qui aurait causé, selon elle, la mort d'une vingtaine de personnes.

Un démenti formel a été également rendu public lundi après-midi à  ce sujet par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales.

15:52 Ecrit par EUROBERBERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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