24.04.2009

Afrique

Afrique : Croissance, mais pauvreté, illettrisme et corruption

Ce continent qui regorge de ressources naturelles est en forte croissance et devrait le rester. Mais il n'est pas près de sortir de la misère, à cause d'un taux de natalité élevé, de la corruption et de l'insuffisance des investissements dans l'éducation et la santé.

Afrique du Sud : Un modèle économique pour le continent
Algérie : Un gâchis économique qui n'en finit pas
République Démocratique du Congo : Ses ressources font son malheur
Venezuela : Abondance de pétrole, mais pénurie alimentaire
Égypte : Le tourisme et l'aide américaine sauvent le pays
Maroc : La forte croissance commence à porter ses fruits
Tunisie : Des succès à l'export et une classe moyenne éduquée


Afrique du Sud : Un modèle économique pour le continent

Avec un PIB voisin de 250 milliards de dollars, c'est de loin la première puissance économique du continent africain. Cette place enviable tient à ses importantes ressources naturelles (or, platine, diamant, uranium, charbon, blé, maïs...), mais aussi, ce qui est plus méritoire, à une politique économique efficace et sage, à savoir un mélange habilement dosé de libéralisme et d'interventionnisme.

Cela vaut au pays d'afficher depuis 1994, année de la fin de l'apartheid, une croissance moyenne de 5% par an et une bonne santé financière. De quoi justifier l'intérêt des investisseurs étrangers, qui sont largement impliqués dans la modernisation du pays et de ses infra­structures. Autre preuve de confiance témoignée par la communauté internationale, le choix de l'Afrique du Sud par la Fifa pour organiser la Coupe du monde de football en 2010.

Qualifiée de modèle africain et en passe de rejoindre le petit groupe des grandes nations émergentes à fort potentiel économique (Brésil, Indonésie, Russie, Inde, Chine...), l'Afrique du Sud n'en garde pas moins les caractéristiques d'un pays en voie de développement : pauvreté, inégalités, chômage (officiellement moins de 30%, en fait près de 40% ). S'y ajoutent la corruption (y compris au plus haut niveau), la criminalité (Johannesburg est l'une des villes les plus dangereuses du monde) et le sida (5,3 millions de personnes seraient infectées, soit 11% de la population totale).

A noter aussi l'apparition de gros problèmes liés aux défaillances du réseau électrique, hors d'âge. Concrètement, des pannes à répétition désorganisent les entreprises, minières notamment, et augmentent leurs coûts, nuisent à l'irrigation des cultures, perturbent la vie des citoyens et pourraient retarder la réalisation de grands projets industriels. Enfin, la récente chute des prix des métaux (or y compris) aggrave le déficit commercial, ralentit la croissance et fait baisser le rand, la monnaie nationale. Bref, le pays n'est pas totalement immunisé contre la crise financière mondiale.

Algérie : Un gâchis économique qui n'en finit pas

Un pays riche mais une population pauvre, c'est l'image couramment utilisée pour décrire l'Algérie. Riche, elle l'est assurément. Grâce au boom de l'or noir, ce producteur d'hydrocarbures a vu ses recettes pétrolières friser les 60 milliards de dollars en 2007 (soit 50% du PIB) et dort sur un matelas de devises évalué au double. Ajoutons une croissance d'environ 5% par an, une inflation de moins de 4% et une dette extérieure proche de zéro.

Le carnet de santé des Algériens est bien moins satisfaisant. Malgré la manne du pétrole, l'indice de développement humain calculé par le Pnud pour 130 nations place l'Algérie au 104e rang, au niveau du Salvador ou du Vietnam. Principales faiblesses pointées par l'organisme onusien : l'innovation, la formation des salariés, le système éducatif. Selon certains experts, le tiers de la population gagnerait moins de 1,25 dollar par jour et un jeune sur deux serait au chômage.

La raison de ce gâchis ? Depuis son indépendance, en 1962, et jusqu'à ces dernières années, l'Algérie a vécu sous un régime de socialisme d'Etat bloquant toute initiative individuelle et privilégiant les grandes entreprises publiques, le tout sur fond de corruption. Handicap supplémentaire, la lutte contre le terrorisme, désormais partiellement maîtrisé, est longtemps restée la priorité nationale, loin devant le développement d'une économie moderne.

Aujourd'hui, un changement semble se dessiner, fait d'un soupçon de libéralisme, d'un clin d'oeil appuyé aux investisseurs étrangers et d'une prise de conscience des aspirations de la population. A côté des gigantesques infrastructures de base, toujours glorifiées, l'amélioration des conditions de vie est aussi au programme. La récente modification de la Constitution, permettant au président Bouteflika de rempiler pour un troisième mandat, laisse pourtant craindre que ces bonnes intentions ne se transforment pas en vraies réformes. D'autant que la forte baisse de la croissance risque de favoriser l'immobilisme politique.

République Démocratique du Congo : Ses ressources font son malheur

Selon un audit publié l'été dernier, 1,3 milliard de dollars aurait été détourné au sein des services financiers de l'administration congolaise de janvier 2006 à juillet 2007, soit l'équivalent de 40% du budget. Autant dire que ni les comptes de la République démocratique du Congo, ni ses indicateurs économiques n'ont de sens.

Il est vrai que ce pays, aussi vaste que l'Europe de l'Ouest, et dont 45 des 60 millions d'habitants vivent avec moins de 1 dollar par jour, n'a connu depuis son indépendance (1960) que dictatures et guerres civiles.

Paradoxe : ce sont les énormes ressources du pays qui font son malheur. Situées pour la plupart dans les provinces de l'Est, ses réserves en cuivre, en cobalt et en zinc figurent parmi les plus importantes de la planète, et suscitent les convoitises des potentats locaux, du pouvoir central et des investisseurs étrangers. Tout est bon – corruption, violences – pour s'offrir une part du gâteau. Cette foire d'empoigne perturbe l'activité minière, au point que sa contribution au PIB est tombée de 30% en 2002 à 6% en 2007.

Conscient de ce gâchis, le gouvernement a décidé, pour calmer le mécontentement de la population, de relancer quelques grands chantiers laissés à l'abandon : infrastructures, santé, éducation... Ce sont les Chinois qui paieront la facture, du moins en partie : en échange de 10 millions de tonnes de cuivre et de 200 000 tonnes de cobalt, ils se sont engagés à construire 3 500 kilomètres de routes et autant de voies ferrées, ainsi que des hôpitaux, des dispensaires, des écoles et des logements sociaux. Montant des sommes en jeu : 9 milliards de dollars dans un premier temps. Las ! fin 2008, la guerre civile a repris dans la province du Nord-Kivu, interrompant l'activité minière et provoquant une catastrophe humanitaire.


Égypte : Le tourisme et l'aide américaine sauvent le pays

Est-ce l'effet de la privatisation (partielle) des entreprises publiques, de la libéralisation des marchés financiers ou de la flambée des exportations de pétrole ? Toujours est-il que la croissance du PIB égyptien, tombée à 4,1% en 2004, s'est raffermie depuis : 4,9% en 2005 ; 6,8% en 2006 ; 7,1% en 2007, et presque autant en 2008. Néanmoins, cette amélioration ne fait pas de l'Egypte un pays riche.

Ses 76 millions d'habitants (entassés sur les 45 000 kilomètres carrés de la vallée du Nil, l'équivalent de la Suisse) souffrent de conditions de vie très difficiles : 40% d'entre eux n'ont que 2 dollars par jour pour vivre, le chômage réel avoisine les 20%, et 60% des femmes adultes sont illettrées. Avec une inflation qui a dépassé 23% sur un an en juillet dernier, en raison du renchérissement des produits alimentaires, le mécontentement social, toujours latent, risque de déboucher sur de véritables émeutes.

Heureusement, l'Egypte peut compter sur des rentes de situation qui, bon an mal an, lui garantissent un important volant de ressources en devises : le tourisme (8 milliards de dollars, sauf, biensûr, en période d'attentats terroristes), les mandats des travailleurs émigrés (6,3 milliards de dollars), les péages du canal de Suez (4,2 milliards de dollars) et le solde net des échanges d'hydro­carbures (6 milliards de dollars), soit près de 25 milliards de dollars au total.

Ces rentrées représentent environ un cinquième du PIB. Il faut y ajouter l'aide américaine : 1,3 milliard de dollars dans le domaine militaire et 400 millions dans le domaine civil, contrepartie d'une situation géographique stratégique et d'un rôle politique stabilisateur qui ont fait du pays le deuxième bénéficiaire des subsides de Washington, après Israël. La situation économique de l'Egypte est donc toujours grave, mais pas désespérée.

Maroc : La forte croissance commence à porter ses fruits

Luxueux programmes touristiques, pôles industriels ultramodernes, complexes portuaires géants : de Casablanca à Tanger, le béton n'en finit pas de remplacer le sable sur les côtes marocaines. Parmi les dernières annonces en date, l'implantation d'une usine Renault-Nissan près de Tanger, d'où devraient sortir 200 000 voitures par an dès 2010. Au total, 150 000 emplois pourraient être créés d'ici à 2015 grâce à ces activités nouvelles.

Ce pari sur un Maroc moderne et tourné vers l'Occident commence à porter ses fruits. En cinq ans, le PIB par tête a augmenté de près d'un tiers et, malgré l'afflux de nouveaux venus sur le marché du travail, le chômage s'est maintenu autour de 10% (mais vraisemblablement le double chez les jeunes urbains). Pour 2008, on prévoit une croissance voisine de 6%, tirée par l'immobilier, l'industrie manufacturière (textile notamment) et les télécommunications. Significatif aussi est le redressement de la cote financière du royaume par les agences de notation.

Beaucoup reste à faire néanmoins dans ce pays de 32 millions d'habitants, en particulier pour l'agriculture, dont le poids reste considérable : 40% de la population active et, selon qu'il s'agisse ou non d'une année de sécheresse, de 10 à 20% du PIB. Là, du fait de promesses jamais tenues, on est encore au Moyen-Age : extrême pauvreté, sous-équipement sanitaire, analphabétisme. Du coup, les campagnes se dépeuplent au profit des grandes cités, qui voient grossir les rangs des mal-logés. A Casablanca (3,4 millions d'habitants), 12% des gens vivent dans des bidonvilles.

Comme quoi, malgré des avancées spectaculaires et les audaces d'un roi bâtisseur, le Maroc est encore loin de la modernité : avec à peine plus de 6 dollars par jour, le revenu par habitant y est même l'un des plus bas de la zone méditerranéenne. Mais, à l'horizon 2020, cela devrait avoir changé.


Tunisie : Des succès à l'export et une classe moyenne éduquée

C'est le plus petit pays du Maghreb (le tiers de la France) et le moins peuplé (10,4 millions d'habitants), mais celui dont l'économie est la plus saine. La croissance prévue pour 2008 devrait être de 5%, taux moyen affiché depuis une décennie.

Cette régularité tient à l'équilibre entre les secteurs porteurs de la Tunisie : une industrie – textile notamment – restée compétitive malgré la concurrence asiatique, un tourisme en développement constant, une agriculture exportatrice (performance rare en Afrique) grâce à quelques produits phares : huile d'olive, dattes, agrumes, vin.

Contribuent aussi aux rentrées de devises la pêche, les phosphates et surtout le pétrole (environ 4 millions de tonnes), dont les gisements, parfois difficiles à exploiter, sont redevenus intéressants avec le boom de l'or noir. Du coup, les investissements étrangers affluent, d'autant que le dirigisme de jadis cède progressivement la place à un libéralisme de bon aloi.

Le contexte socio-économique est tout aussi favorable : un niveau de vie record pour cette région d'Afrique, une classe moyenne en expansion, des femmes bénéficiant des mêmes droits que les hommes, l'accès de tous à l'éducation (75% des jeunes ont le bac) et la grande pauvreté en voie d'éradication (4% de la population). Bref, la Tunisie semble sur le point d'entrer dans la catégorie des pays développés. Seuls bémols, mais d'importance : la poussée du chômage chez les 18-30 ans, même diplômés, l'agitation sociale dans certaines zones (Gafsa, par exemple) et la dureté du climat politique.

Il est vrai que le voisinage immédiat de deux foyers d'extrémisme – l'Algérie et la Libye – n'est pas fait pour inciter à la tolérance le président Ben Ali, en place depuis plus de vingt ans et farouchement accroché au pouvoir. Mais le harcèlement exercé sur les opposants et le muselage de la presse n'ont pas dissuadé l'Union européenne d'absorber plus de 80% des exportations tunisiennes.

Les chiffres clefs des autres pays de la zone :



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08.03.2009

Les indispensables

Les « indispensables » militaires

En l’espace de six mois, l’Afrique vient de connaître trois insurrections armées, en plus des nombreux conflits qui font le décor des malheurs du continent. La Mauritanie, la Guinée Conakry et la Guinée Bissau semblent avoir instauré l’air nouveau, du contrôle des militaires, sur les politiques.

Justifications

Les « indispensables » militaires
Les trois cas sont d’ailleurs typiquement différents, pour être évocateurs. Si les prises de pouvoir, à Nouakchott comme à Conakry, ont été clairement qualifiées de coup d’Etat, les évènements survenus, à Bissau, ont pris des allures d’un simple drame national, rien que ça. Les militaires, les premières, n’ont pas voulu entretenir d’ambigüité, ni sur la nature de leur action, encore moins sur leurs intentions. Mais ces coups de forces se ressemblent à biens des égards.

Ce sont toutes des interventions des forces de défense nationale pour, soit et en ce qui concerne la Mauritanie et de Bissau, mettre entre parenthèse la légalité constitutionnelle, ou ce qui en tient lieu ; soit, dans le cas de la Guinée Conakry, arrêter la succession constitutionnelle et créer un Etat d’urgence. Tous ont la même justification, la gouvernance cacophonique, dont l’Afrique s’est consacré référence absolue. Là où les Etat sont des épiceries familiales (au meilleur des cas, collégiales), qui ne servent qu’à l’embourgeoisement de groupuscules, alors même que l’immense majorité de la population continue de croupir et chaque jour un peu plus, dans une misère des plus sévères.

La junte qui s’apprête impunément à organiser des élections sur mesure en Mauritanie, avec la certitude de les remporter et consolider sa dictature, a pris le prétexte d’une crise, au sommet de l’Etat. A Conakry, le décès du général Lansana Konté, qui n’était d’ailleurs pas plus vivant que chef de l’Etat, depuis plus de cinq ans, a été forgé en argument, pour crédibiliser un coup de force, dont il se sait désormais qu’il avait été ourdi de longue date. Et pour ce qui est de Guinée Bissau, l’assassinat de Nino Viera est venu répondre au meurtre, quelques heures plutôt, du chef d’Etat major des armées, tombées à la suite d’un attentat perpétré contre le quartier général des forces armées.

Onction et ambiguïté

A Bissau, la situation est des plus rocambolesques, à la limite du ridicule. Des militaires inconnus, venus de nulle part, se sont introduit dans la résidence présidentielle, ont assassiné le chef de l’Etat et disparu, aussi spontanément qu’ils étaient apparus. Et, comme s’il s’agissait d’un banal incident, force est revenu à la légalité constitutionnelle, avec l’intronisation intérimaire du président de l‘Assemblée nationale. Il n’y a pas eu le moindre bégaiement d’une contestation, pour essayer de dire, à défaut du caractère anticonstitutionnelle de ce double meurtre, au moins les ambiguïtés qui l’ont entouré.

Bien évidement, le trafic de drogue, dont le pays était devenu la plaque tournante, macule de mafia, des crimes, à tous les égards, politiques. En Guinée Conakry, le capitaine Moussa Kamara a même été accueilli en libérateur. Toute l’opposition politique a pris fait et cause pour le CNDP et une bonne frange de la population avec, comme s’il s’agit d’une mission de sauvetage national. Même s’il s’agit en réalité. Il faut certainement aller chercher dans le long et chaotique règne du général Conté, pour comprendre cette adhésion populaire, à de gros bras qui ne promettent pourtant que châtiment et violence.

Les insurrections « du salut »

Le très démonstratif homme fort de Conakry n’en fini d’ailleurs plus de promettre une transition démocratique et des élections libres et transparentes, auxquelles les militaires ne prendraient pas part. Les mêmes promesses avaient été faites par la junte mauritanienne.

La Mauritanie où l’opposition doit bien se mordre les doigts. Après avoir soutenu, pour une bonne frange, le coup d’Etat qui a mis à la touche le président démocratiquement élu, elle déchante aujourd’hui, devant les intentions avouées des militaires de garder les reines du pouvoir. Dans chacun de ces cas, les militaires se présentent plus que jamais comme une alternative aux autocraties du continent. Battant même en brèche les processus de démocratisations, dont il faut bien reconnaître qu’ils se hâtent avec une lenteur de tortue.

Mais il est difficile de choisir entre une dictature civile et une junte militaire. Puisque la solution caporale a toujours, à deux exceptions près, laisser libre cours à des dérives souvent plus graves que le mal qui les a suscitées. Donner l’impression que l’armée peut servir d’arbitre aux crises institutionnelles et démocratiques, que le continent va certainement encore connaître pendant assez longtemps, c’est prendre le risque faire des émules et donner des arguments interventionnistes à des militaires qui n’ont pas, de façon naturelle, la culture des casernes. Il faut donc y réfléchir sérieusement, avant que les dictatures armées ne se croient le droit de remplacer « constitutionnellement » les absolutismes civils.


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03.03.2009

Assassinat de Vieira

Assassinat de Vieira : l’Algérie condamne avec la plus grande vigueur

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Les députés de l'Assemblée nationale de Guinée-Bissau ont voté mardi l'application de la Constitution, selon laquelle le président de l'Assemblée devient le président par intérim, après l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira. 70 députés sur 100 ont voté le texte.

  • - Un médecin légiste qui a participé à l'autopsie du corps du président bissau-guinéen, a affirmé mardi que le chef de l'Etat avait été "sauvagement battu avant d'être achevé par plusieurs balles".
  • - Un soldat bissau-guinéen, disant avoir participé à l'opération d'assassinat, a affirmé mardi à l'AFP qu'un commando de militaires avait "liquidé" le président Vieira "pour venger" leur chef tué la veille, le général Na Waié.
  • - Le dispositif militaire a été allégé, mardi matin à Bissau, et les populations recommençaient à vaquer à leurs occupations.
  • L'Algérie a condamné lundi "avec la plus grande vigueur", ces assassinats et appelé au "respect" de la constitution.
  • Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a annoncé mardi que selon lui, l'assassinat lundi du président de Guinée-Bissau Joao Bernardo Vieira ne constituait pas un coup d'Etat "au stade actuel".
  • - Un représentant spécial de l'UA sera dépêché en Guinée-Bissau afin d'"éviter toute nouvelle détérioration".
  • - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné lundi les violences en Guinée-Bissau et l'assassinat du président, et appelé au calme et au maintien de l'ordre constitutionnel.
  • - L'ordre constitutionnel est "respecté en ce moment" en Guinée Bissau et "la transition assurée par le président de l'Assemblée nationale", a affirmé lundi le secrétaire d'Etat portugais aux Affaires étrangères Joao Gomes Cravinho.
  • - Une délégation de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), conduite par le secrétaire d'état portugais à la Coopération Joao Gomes Cravinho, est en Guinée-Bissau pour soutenir le "retour à l'ordre constitutionnel".
  • - Une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), conduite par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, est arrivée mardi à Bissau.
  • - Le gouvernement mexicain, membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a condamné lundi l'assassinat du président Vieira et de son chef d'état-major.
  • - Le gouvernement canadien a condamné ces assassinats, appelant à traduire en justice les coupables, ainsi qu'à respecter l'ordre constitutionnel.
  • - Les Etats-Unis ont condamné lundi les violences en Guinée-Bissau et l'assassinat du président Vieira, appelé au calme et au respect des règles de désignation d'un successeur au chef de l'Etat.

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27.02.2009

le clan Bongo

"Désormais, le clan Bongo ne jouit plus de la même impunité"

Antoine Glaser est rédacteur en chef de La Lettre du continent et coauteur avec Stephen Smith de Sarko en Afrique (éd. Plon, 2008).

02.jpgLa justice française a saisi, jeudi 26 février, des comptes bancaires du président du Gabon. Omar Bongo avait été condamné à verser 457 347 euros au fils d'un chef d'entreprise français qui avait dû payer cette somme pour faire libérer son père, René Cardona, détenu à Libreville. Cette affaire peut-elle faire des émules et susciter de nouvelles plaintes ?

Il s'agit d'une affaire privée et relativement mineure si l'on s'en tient aux montants impliqués. Le président gabonais et sa famille était actionnaires dans la société de René Cardona. Comme ailleurs en Afrique, c'est très difficile de travailler au Gabon si on ne dispose pas de protection au plus haut niveau de l'Etat. Mais c'est moins l'aspect judiciaire de cette affaire que sa médiatisation qui nous intéresse. D'autres particuliers ayant connu le même type de problèmes que M. Cardona savent désormais que le clan Bongo ne jouit plus de la même impunité. Ce sont parfois de petites affaires qui font rebondir les gros dossiers.

Quel rapport entretient la France avec le Gabon ?

Les relations franco-gabonaises sont très anciennes. Après la guerre d'Algérie, c'est le Gabon qui a assuré, à travers Elf, l'approvisionnement énergétique de la France. Pendant toute la période de la guerre froide, Omar Bongo était "notre homme à Libreville". Il a couvert toutes les turpitudes de la France en Afrique. Ce n'est pas un hasard si les mercenaires français engagés dans la guerre du Biafra stationnaient au Gabon. Aujourd'hui encore, quand Omar Bongo descend à l'Hôtel Meurice, toute la classe politique vient lui rendre visite. De gauche comme de droite. Plusieurs Gabonais siégeaient au premier rang lors du dernier congrès de l'UMP...

Quelles sont les relations de Nicolas Sarkozy avec Omar Bongo ?

Il ne peut rien lui refuser. D'abord, Omar Bongo a toujours fait partie des principaux acteurs du "village" franco-africain. Il connaît Nicolas Sarkozy depuis ses premiers pas au RPR. Quand les deux hommes se rencontrent, les discussions portent davantage sur la politique française que sur l'état du Gabon. Leurs relations ne sont pas aussi étroites qu'à l'époque de Jacques Chirac, mais Bongo reste un homme incontournable en Afrique. C'est toujours à lui que l'on fait appel en cas de problème.

A combien estime-t-on les avoirs du clan Bongo en France ?

C'est très difficile à évaluer. Le clan Bongo est très installé dans la capitale. Le président gabonais a une quarantaine d'enfants naturels et adoptés. Tous ont fait des études en France et disposent d'appartements et de voitures. Le montant des biens de cette nomenklatura gabonaise est considérable.

D'où vient cette fortune ?

Le Gabon est un petit pays peuplé d'un million d'habitants, dirigé depuis cinquante ans par le même homme. De son palais du bord de mer, Omar Bongo règne en patriarche. Sa fille Pascaline dirige le cabinet présidentiel. Son fils Ali est ministre de la défense. Beaucoup d'enfants sont à la tête de sociétés d'Etat. Tous les barons régionaux sont cooptés. Cela crée des réseaux politiques et financiers très intégrés. Il faut savoir que 80 % à 90 % des recettes du Gabon viennent du pétrole.

La médiatisation de l'affaire des biens immobiliers et, aujourd'hui, du procès Cardona sonne-t-elle le glas d'une certaine politique africaine ?

La "Françafrique" est comme un gros bateau : même si elle est en phase finale, elle ne va pas disparaître du jour au lendemain. Paris peut toujours compter sur Omar Bongo pour lui rendre service. C'est le président gabonais qui a organisé la rencontre de Carla Bruni-Sarkozy avec Nelson Mandela en février 2008. C'est Libreville qui a servi de plate-forme lorsqu'il a fallu évacuer certains citoyens Français du Tchad. C'est Ali Bongo qui est intervenu pour faire libérer les journalistes français emprisonnés à Niamey.

Mais le système se délite. La politique française en Afrique est en train de se judiciariser. En témoignent l'Angolagate, l'affaire Borel à Djibouti, l'affaire Kieffer en Côte d'Ivoire ou encore l'affaire des biens immobiliers. Aujourd'hui, toutes ces histoires sont très médiatisées.

L'Afrique fait peur à Nicolas Sarkozy. Il souhaite se désengager du continent, d'autant plus que la France, en perte d'influence, n'a plus les moyens d'une politique bilatérale comme à l'époque de la guerre froide. Ce n'est pas un hasard si Nicolas Sarkozy répète à qui veut l'entendre que la France a plus d'intérêts au Proche et au Moyen-Orient.

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21.02.2009

Al-Qaïda

Niger: les otages détenus par un chef d'Al-Qaïda au Maghreb, selon une source malienne

Source : AFP publié le 21/02/2009

Les deux diplomates canadiens et les quatre touristes européens enlevés au Niger, sont entre les mains de Moctar Ben Moctar, l'un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi, côté sud), a appris samedi l'AFP, de source malienne, très proche du dossier.

"Les otages, canadiens et européens, sont entre les mains de Moctar Ben Moctar, l'un des chefs de l'Al-Qaïda au Maghreb, côté sud", a affirmé cette source à l'AFP.

La même source avait revelé l'existence d'une cassette montrant les deux otages canadiens. Elle précise que c'est Moctar Ben Moctar, de nationalité algérienne, qui demande entre autres conditions pour la libération des otages l'élargissement de deux Mauritaniens, membres d'Al-Qaïda, actuellement détenus dans un pays du sahel.

Le Canada a sollicité l'aide de plusieurs pays, dont le Mali, afin d'obtenir la libération de Robert Fowler, envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Niger, et de son collègue Louis Gay, disparus à la mi-décembre au Niger.

Quatre touristes européens avaient ensuite été enlevés, le 22 janvier, dans la zone frontalière Mali-Niger.

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19.02.2009

Sécurité dans le Sahel

Sécurité dans le Sahel: nouveau report du sommet de Bamako

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Le sommet sur la sécurité et la paix dans la bande sahélo-saharienne, prévu jeudi à Bamako avec les dirigeants du Mali, du Burkina Faso, du Niger, d'Algérie, de Libye et du Tchad, a été à nouveau reporté, a-t-on appris mercredi auprès du ministère malien des Affaires étrangères.

  • "Le sommet est à nouveau reporté. Des chefs d'Etat annoncés ont un problème de calendrier, alors qu'on souhaitait la présence physique de tous", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère sous couvert de l'anonymat.
  • Reporté à plusieurs reprises depuis plusieurs mois, le sommet devait également se pencher sur le développement de cette vaste région désertique qui fait face à de graves problèmes de sécurité.
  • Présent en Algérie, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a ces dernières années développé ses activités dans le nord du Mali, où elle a détenu en otage en 2008 deux touristes autrichiens, et lancé plusieurs attaques en Mauritanie.
  • Le nouveau report du sommet régional intervient alors que Aqmi a revendiqué l'enlèvement ces dernières semaines de deux diplomates canadiens et de quatre touristes européens au Niger, dans un enregistrement sonore diffusé par la chaîne satellitaire Al-Jazira dans la nuit de mardi à mercredi.
  • Le Mali et le Niger font en outre face à des rébellions touareg dans le nord de leur territoire respectif, tandis que des rebelles tchadiens ont tenté à plusieurs reprises de renverser le pouvoir de N'Djamena ces dernières années.
  • En septembre 2008, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice avait, lors d'une tournée, appelé les pays de cette région, aux frontières traditionnellement poreuses, à "partager les informations" pour éviter des contacts entre groupuscules terroristes.
  • "Il est clair qu'il y a des problèmes de terrorisme et qu'il faut une coopération antiterroriste entre les partenaires de la région, entre les pays de la région, et avec les Etats-Unis", avait-elle déclaré lors de son escale au Maroc.

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18.02.2009

500 rebelles touareg ont déposé les armes

LORS D’UNE CÉRÉMONIE ORGANISÉE AU NORD DU MALI
500 rebelles touareg ont déposé les armes

La diplomatie algérienne vient de réussir un autre pari en sa qualité de médiateur dans ce processus de paix.

01.jpgEt c’est l’épilogue. Le nord du Mali se dirige directement vers la paix. Les rebelles ont fini par déposer les armes et quitter le maquis. Plus de 500 rebelles structurés autour de l’Alliance pour la démocratie et le changement (ADC) ont déposé hier les armes. C’est ce qu’ont rapporté les agences de presse.

La réintégration des rebelles au processus de paix signé à Alger en 2006, s’est déroulée lors d’une cérémonie publique au niveau de l’aérodrome de Kidal (nord-est).
En sa qualité de médiateur et principal animateur du processus de paix, l’Algérie a été représentée par Abdelkarim Gherieb, notre ambassadeur à Bamako, qui a consacré beaucoup de temps à réconcilier les Maliens entre eux.


Les ex-rebelles ont déposé les armes sur la piste de l’aérodrome de Kidal, le chef-lieu de la région éponyme qui abrite l’essentiel de la communauté touarègue malienne et d’où sont parties les violences en mai 2006, avec l’attaque de deux camps militaires.


Des kalachnikovs, des grenades et des lance-roquettes ont été déposés, indique un correspondant de l’Agence France Presse présent sur les lieux. L’armée malienne et les anciens insurgés ont hautement salué le rôle de l’Algérie dans le retour à la paix dans cette région du nord du Mali. «Au nom du Mali, je tiens à remercier l’Algérie qui a mis tout en oeuvre depuis 2006 (date de la signature de l’Accord de paix d’Alger) pour accompagner le Mali», a déclaré le ministre de l’Administration territoriale, le général Kafougouna Koné.

Et d’ajouter: «Cette cérémonie est très importante pour notre pays parce que notre peuple doit faire face à une seule guerre, la guerre contre le sous-développement.»


M.Gherieb a, dans une allocution prononcée à cette occasion, qualifié ce retour à la paix de «nouveau pas décisif sur le chemin de la concrétisation des engagements que nous avons solidairement et sereinement souscrits, dans le cadre de l’Accord d’Alger de juillet 2006», a rapporté de son côté l’APS.


Et d’enchaîner que cet acte traduit «la volonté inébranlable de l’Algérie et de son président Abdelaziz Bouteflika qui n’a ménagé aucun effort pour aider le peuple frère du Mali à retrouver le chemin de la paix, de la stabilité et du développement». «C’est là, à l’évidence, le meilleur moyen de mettre en échec les tentatives d’injonction et d’ingérence et de garantir la paix et la stabilité d’une façon durable», a encore souligné M.Gherieb. Le diplomate algérien a réaffirmé le soutien de l’Algérie à la paix au Mali.


Les ex-rebelles se disent, aussi, heureux de rejoindre le processus de paix engagé par la médiation de l’Algérie. «Nous sommes résolument engagés pour la paix. C’est pour cette raison que nous sommes ici à Kidal», a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’ADC, Amada Ag Bibi. Après la cérémonie, les anciens rebelles ont été vus rejoindre la ville de Kidal désarmés.


Comme prévu dans les accords entre les deux parties, seuls les ex-rebelles devant intégrer les unités spéciales, formées d’éléments de l’armée régulière et d’ex-rebelles, chargées notamment d’assurer la sécurité dans le nord du Mali, sont entrés armés dans la ville.
La réintégration des ex-rebelles, en conformité avec le processus de paix, constitue une étape importante vers l’instauration d’une paix durable dans le nord du Mali.

 

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L'émissaire de l'ONU

L'émissaire de l'ONU au Sahara occidental entame sa première tournée

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Le nouvel émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, se rend dans la région mercredi dans l'espoir de relancer les discussions sur l'avenir du territoire entre le gouvernement marocain et les indépendantistes du Front Polisario.

  • M. Ross, ancien ambassadeur américain en Algérie et en Syrie, a été nommé début janvier à ce poste, où il succède au Néerlandais Peter van Walsum. Ce dernier, dont le mandat n'a pas été renouvelé fin août, avait été accusé de partialité en faveur du Maroc après avoir déclaré que l'indépendance du Sahara occidental était "irréaliste".
  • Des responsable onusiens ont mis en garde contre de trop grandes attentes avant la tournée de M. Ross, expliquant qu'il s'agissait simplement pour lui d'évaluer les chances d'une reprise du processus de négociation de Manhasset, lancé près de New York en juin 2007 entre le Maroc et le Polisario, sous l'égide de l'ONU.
  • Quatre séries de négociations ont déjà eu lieu, mais sans avancées. Une nouvelle série est prévue à une date non précisée.
  • A Rabat, le porte-parole du gouvernement marocain et ministre de la Communication, Khalid Naciri, a assuré que "Christopher Ross rencontrera au Maroc la même disponibilité d'esprit et la même bonne foi demandées par le Conseil de sécurité pour faire avancer le processus de négociation".
  • Celui-ci "doit se poursuivre à partir du point où l'a laissé son prédécesseur", a déclaré M. Naciri à l'AFP.
  • Le Conseil de sécurité réclame des discussions "sans conditions préalables et de bonne foi" afin de parvenir à "une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable".
  • Le représentant du Polisario aux Nations unies, Ahmed Boukhari, a dit avoir insisté auprès de M. Ross sur la question de l'autodétermination.
  • "C'est au peuple du Sahara occidental de choisir son avenir", a-t-il lancé.
  • M. Ross entamera sa tournée d'une semaine mercredi à Rabat avant de se rendre à Tindouf (sud-ouest de l'Algérie) pour des discussions avec le secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, et avant une halte à Alger, a indiqué la porte-parole de l'ONU Michèle Montas dans un communiqué.
  • Tindouf accueille depuis plus de trente ans de nombreux réfugiés sahraouis.
  • M. Ross quittera Alger le 25 février pour Madrid puis Paris, capitales de deux pays du groupe des Amis du Sahara occidental, qui comprend aussi la Russie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.
  • Pour la France, considérée comme proche des positions marocaines, le passage à Paris de l'émissaire onusien revêt une grande importance, a déclaré l'ambassadeur de France à l'ONU, Jean Maurice Ripert.
  • "Nous pensons que le processus de Manhasset doit continuer. Nous pensons que les propositions marocaines sont intéressantes et nous appelons au dialogue entre les deux parties", a-t-il dit.
  • Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole riche en phosphates, a été annexé en 1975 par le Maroc, qui propose un plan de large autonomie sous sa souveraineté, refusant toute indépendance.
  • Le Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame en revanche un référendum d'autodétermination dans lequel l'indépendance serait l'une des options.
  • Les deux parties ont accepté en 1991 un cessez-le-feu négocié par l'ONU mais la promesse d'un référendum d'auto-détermination ne s'est jamais concrétisée.

09:00 Ecrit par EUROBERBERE dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17.02.2009

Mali

Mali: retour à la paix prévu mardi de centaines de rebelles touareg

12.jpgPlusieurs centaines de rebelles touaregs maliens doivent regagner le processus de paix mardi lors d'une cérémonie, plusieurs fois reportée, organisée en application du processus de paix dans le nord du Mali, a-t-on appris lundi auprès de la médiation algérienne.

  • "Quelques centaines des rebelles touareg reviendront pacifiquement dans la ville de Kidal (nord-est), dans le cadre de l'accord d'Alger" pour la paix dans le nord du Mali, signé en 2006, ont affirmé à l'AFP plusieurs responsables du comité de suivi de cet accord.
  • Ce comité est composé de représentants des rebelles, de la médiation algérienne et du gouvernement malien.
  • Les rebelles touareg concernés par ce retour sont ceux issus des rangs de l'Alliance pour la démocratie et le changement (ADC, favorable à l'accord de paix d'Alger signé en 2006), et des éléments du chef rebelle dissident Ibrahim Ag Bahanga qui se sont récemment éloignés de ce dernier.
  • Ag Bahanga, qui n'est plus partie prenante de l'accord de paix d'Alger, a récemment connu des revers sur le plan militaire et l'armée malienne affirme occuper désormais ses positions dans le nord du Mali.
  • "On ne connaît pas encore exactement le nombre d'éléments d'Ibrahim Ag Bahanga qui ont choisi de réintégrer le processus de paix", affirme une source proche du gouvernorat de la région de Kidal, la plus importante ville du nord du Mali.
  • Le ministre malien de l'Administration territoriale, le général Kafougouna Koné, et l'ambassadeur d'Algérie au Mali, médiateur en chef dans la crise, assisteront à la cérémonie de mardi.

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16.02.2009

Maroc

Découverte d'un gisement de gaz au Maroc

02.jpgUn gisement de gaz a été découvert au Maroc par une société irlandaise à l'occasion d'un forage dans le bassin du Gharb (au nord de Rabat), a annoncé samedi l'Office national marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM).

  • Il s'agit du troisième gisement découvert dans le secteur dit du Sebou par la compagnie Circle Oil. Il semble être plus important que les deux autres, selon la même source.
  • Le premier puits a été découvert en 2006 et ses réserves, modestes, sont estimées à 10 millions de m3.
  • La seconde découverte, également de "taille modeste" et sur le même permis, remonte à décembre dernier.
  • Selon l'ONHYM, le troisième forage -effectué la semaine dernière- a permis de découvrir des réservoirs souterrains qui "pourraient contenir des volumes de gaz relativement plus importants".
  • "L'exploitation de ces puits permettra de renforcer la production de gaz déjà existante dans ce bassin, répondre aux besoins de la Compagnie marocaine des cartons et papiers (CMCP) et alimenter éventuellement d'autres industries de la région si la taille des réserves s'avère importante", selon l'ONHYM.
  • Une trentaine de compagnies pétrolières internationales mènent actuellement des travaux de prospection offshore et à terre au Maroc, pays qui importe la quasi-totalité de ses besoins en hydrocarbures.
  • La facture pétrolière du Maroc s'est élevée à 30,8 milliards de dirhams  (2,80 milliards d'euros) en 2008, en hausse de 17,5% par rapport à 2007, selon l'Office marocain des changes (public).

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