01.11.2009
Afghanistan
L'élection maintenue malgré le retrait d'Abdullah

"Je ne participerai pas à l'élection", a annoncé Abdullah Abdullah, dimanche 1er novembre, au lendemain de ses menaces de se retirer du second tour de la présidentielle afghane, qui devait l'opposer le 7 novembre au président sortant Hamid Karzaï. "La décision n'a pas été facile. C'est une décision que j'ai prise après de nombreuses consultations, avec le peuple d'Afghanistan, mes partisans, des leaders influents", a-t-il ajouté lors d'un meeting avec ses partisans à Kaboul.
Pour l'ancien ministre des affaires étrangères, "une élection transparente n'est pas possible" actuellement. Il craint une réédition du premier tour, dont Hamid Karzaï avait été déclaré vainqueur avant que la révélation de fraudes massives par un commission soutenue par l'ONU ramène son score à 49,67 % des voix. Abdullah Abdullah, qui avait obtenu 30,59 % des suffrages, a souligné qu'il n'avait pas obtenu gain de cause après les trois conditions posées lundi : le limogeage de trois ministres et du président de la Commission électorale indépendante, réputé favorable au président sortant.
LE SECOND TOUR MAINTENU

Hamid Karzaï se retrouve donc seul en lice pour le scrutin de samedi. Les autorités électorales afghanes ont rappelé que le second tour se déroulera comme prévu. "La loi est claire (...) Elle stipule que si aucun candidat n'obtient 50 % plus une voix, il doit y avoir un second tour entre les deux premiers candidats", a expliqué un des membres de la Commission indépendante électorale (IEC). Le retrait du principal adversaire du président sortant ne change rien au processus, a-t-il poursuivi, car "le délai de rétractation est dépassé". Il a ajouté que tout vote pour Abdullah Abdullah au second tour sera comptabilisé.
L'équipe de campagne d'Hamid Karzaï s'est prononcée sans détour pour le maintien du scrutin, avant de promettre, dans un communiqué, qu'elle respecterait "toute décision" des autorités électorales "et d'autres institutions légales".
Les Etats-Unis ne devraient cette fois pas faire pression : la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a en effet estimé samedi qu'un retrait d'Abdullah ne remettrait pas en cause la "légitimité" de l'élection.
Reste que la décision de l'ancien ministre risque de diminuer la participation, déjà modeste au premier tour, et donc d'affaiblir Hamid Karzaï à la tête d'un pays déjà fragilisé par l'offensive des talibans. A moins que les tractations entre les deux rivaux aient finalement abouti, comme espéré par les Occidentaux, ouvrant la voie à une participation d'Abdullah Abdullah au futur gouvernement. S'il n'en a pas parlé dimanche, cette possibilité n'est pas à exclure. D'autant que son retrait ne s'est pas doublé d'un appel au boycott du scrutin. Et qu'il a appelé ses partisans à "ne pas descendre dans la rue, ne pas faire de manifestations".
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21.10.2009
Afghanistan
L'Australie cherche à retirer rapidement ses troupes
Le ministre australien de la Défense John Faulkner a déclaré mercredi à Sydney qu'il espérait que l'Australie allait pouvoir mettre fin le plus vite possible à ses opérations en Afghanistan, bien que les USA et l'Otan veulent y envoyer des renforts.
"J'ai effectivement demandé aux Forces de défense australiennes leur avis sur la façon de garantir que nous mettions fin à ce rôle et à cette responsabilité importants, efficacement mais dans le plus court délai possible", a déclaré le ministre à la radio australienne ABC.
L'Australie compte environ 1.500 soldats en Afghanistan et aucune date n'a pour l'heure été fixée pour leur retrait.
M. Faulkner a admis que cette décision allait entraver les efforts du général américain Stanley McChrystal, commandant en chef des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, en faveur d'une augmentation massive des troupes pour combattre des insurgés talibans qui se renforcent. "J'ai discuté de ces questions avec le chef de l'armée (australienne), le général Angus Houston et évidemment c'est un sujet d'une importance cruciale pour moi" a-t-il assuré.
"Je ne vais pas parler spécifiquement de nos démarches à venir, mais je reconnais que cela aura un impact sur l'approche que privilégieront les partenaires de l'Otan et de l'Isaf (force internationale en Afghanistan) à la suite du rapport du général McChrystal".
Le général McChrystal a averti en septembre que la guerre en Afghanistan pourrait être perdue d'ici un an faute de renforts importants pour combattre les insurgés talibans, chassés du pouvoir lors de l'invasion américaine de 2001, qui avait suivi les attentats du 11-Septembre.
Mais le président Barack Obama continue de réfléchir à l'envoi éventuel de renforts, alors que la guerre est l'objet d'une opposition grandissante aux Etats-Unis et que l'incertitude politique persiste en Afghanistan, avec la décision prise mardi d'organiser le 7 novembre un second tour de la présidentielle, après un premier tour entaché d'irrégularités en août.
Selon la BBC, M. Obama aurait déjà décidé d'envoyer 45.000 hommes supplémentaires, qui s'ajouteraient aux 68.000 soldats américains déjà déployés, à peu près le chiffre réclamé par le général McChrystal, qui estime que 40.000 soldats de plus sont nécessaires. La Maison-Blanche a démenti qu'une quelconque décision ait déjà été prise.
Onze militaires australiens ont péri en Afghanistan. Lors du dernier décès en date d'un soldat australien, en juillet, le Premier ministre Kevin Rudd avait assuré que l'engagement de Canberra en Afghanistan était "inébranlable", bien qu'"impopulaire". La force internationale en Afghanistan compte environ 100.000 soldats, dont notamment 68.000 américains, 9.500 britanniques, 4.200 allemands et 2.900 français.
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Afghanistan
Abdullah écarte tout accord politique avant le second tour
Abdullah Abdullah, qui doit affronter le 7 novembre le président sortant Hamid Karzaï lors du second tour de l'élection présidentielle afghane, a estimé mercredi qu'il s'agissait du "seul scénario" possible, réfutant tout accord politique avec son adversaire.
"En ce qui concerne le second tour, mon seul désir est qu'il se tienne à la date prévue, dans de bonnes conditions, aussi bien sur le plan de la sécurité que de la transparence", a déclaré Abdullah Abdullah au cours d'une conférence de presse.
"Je ne subis pas les pressions de la communauté internationale, pour me plier à un scénario", a-t-il assuré, alors que plusieurs diplomates faisaient état de la possibilité d'un accord politique entre MM. Karzaï et Abdullah, qui rendrait inutile le second tour.
"Il y a peut-être des préférences pour un autre scénario, mais en ce moment, c'est (le second tour, ndlr) le seul scénario", a-t-il souligné.
Outre la faible participation (38,7%), le premier tour a donné lieu à des fraudes massives, puis à un affrontement en coulisses sur le traitement à accorder à ces fraudes.
"J'ai appelé la nuit dernière M. Karzaï et je l'ai félicité (...) pour avoir accepté l'organisation du second tour de l'élection", avait auparavant indiqué Abdullah Abdullah.
Il s'agit du premier contact officiel entre les deux adversaires depuis le scrutin controversé du 20 août.
Hamid Karzaï a rassemblé 49,67% des voix au premier tour, en dessous du seuil de 50% plus une voix nécessaire pour être élu au premier tour, selon des résultats définitifs annoncés mardi par la commission électorale.
Des résultats provisoires lui avaient attribué 54,6%, mais des centaines de milliers de bulletins frauduleux ont été annulés par la commission électorale, à la demande de la commission des plaintes électorales.
Le score définitif d'Abdullah Abdullah n'est pas encore officiellement confirmé, mais il se situe autour de 30%.
"Les préparatifs pour la tenue du second tour ont été lancés. Le matériel de vote a été rassemblé et sera expédié à partir de demain dans les bureaux de vote à travers le pays", a indiqué le porte-parole des Nations unies, Aleem Siddique.
Pour autant, "tous les hommes politiques afghans, pas uniquement Karzaï, ne sont pas très favorables" à un second tour, assure un diplomate européen, un sentiment partagé par plusieurs de ses collègues occidentaux.
"Est-ce que les Afghans ne sont pas trop menacés pour aller voter? Est-ce qu'ils n'en ont pas un peu marre de tout ce cirque? L'insécurité et la lassitude pourraient entraîner une faible participation, ce qui serait mauvais", explique-t-il.
Et les cinq attaques-suicides des talibans commises dans la seule capitale depuis le premier tour du 20 août ont prouvé l'incapacité des forces afghanes et internationales à assurer la sécurité de la population.
S'y ajoute la facteur climatique - l'arrivée prochaine des neiges du rude hiver afghan, qui pourraient rapidement compliquer la logistique des opérations.
Résultat, les Afghans "ne croient plus aux élections" et "la participation sera très basse" s'il y a un second tour, assure la députée afghane Shukria Barakzaï.
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait évoqué dimanche l'hypothèse que "Abdullah ne se présente pas au deuxième tour", abandonnant légalement la victoire à M. Karzaï, de toute façon probable.
Mais Abdullah Abdullah aurait tout à perdre à participer à un gouvernement dirigé par M. Karzaï, alors qu'il a émergé pendant la campagne comme le principal opposant et s'est construit une stature nationale.
"Abdullah est le principal vainqueur de l'élection pour le moment", estime un diplomate occidental.
D'autres compensations pourraient lui être offertes, selon un autre diplomate: il participerait à l'établissement du programme politique du futur gouvernement, et se verrait offrir un "statut légal de principal opposant politique".
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15.10.2009
Afghanistan
Le chef du contingent canadien juge la situation "désespérée"
La situation militaire en Afghanistan est "grave et désespérée" et constitue une "urgence majeure", a estimé le chef du contingent canadien déployé dans ce pays, le général Jonathan Vance, dans une interview diffusée mercredi par le réseau publique CBC.
Le haut gradé a confié que l'un des aspects les plus difficiles de sa mission était d'assurer une bonne communication avec les Afghans, mais aussi d'informer les Canadiens. Un récent sondage indiquait que 52% des Canadiens désapprouvent la mission militaire canadienne en Afghanistan, au cours de laquelle 131 soldats sont morts, contre 33% qui y sont favorables.
"Il ne s'agit pas de vernir quoi que ce soit, ni de faire croire que la mission se déroule mieux qu'en réalité: la situation est grave et désespérée, c'est une urgence majeure", a lancé M. Vance à la fin d'une interview d'environ 20 minutes.
"J'essaie de tout mettre en contexte de telle sorte que les gens, qu'ils approuvent ou non notre présence là-bas, puissent au moins comprendre", a poursuivi le général, qui dirige les quelque 2.800 soldats canadiens déployés dans la région de Kandahar (sud-est), foyer du mouvement taliban.
Entamée en 2002, la mission canadienne doit s'achever en 2011, conformément à un vote du parlement canadien. Le porte-parole du Premier ministre Stephen Harper a toutefois avoué récemment que des militaires resteraient en Afghanistan au terme du mandat, mais uniquement une poignée qui sera cantonnée à des opérations de formation ou de reconstruction.
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28.09.2009
Afghanistan
Trois militaires français "décédés accidentellement" en Afghanistan
PARIS - Trois militaires français sont morts "accidentellement" en Afghanistan, dans la vallée d'Afghanya (est), au cours d'une opération de nuit, a annoncé dimanche la présidence dans un communiqué.
- Trois militaires français sont morts "accidentellement" en Afghanistan, dans la vallée d'Afghanya (est), au cours d'une opération de nuit, a annoncé dimanche la présidence dans un communiqué.
- Les soldats "sont décédés accidentellement au cours d'une opération qui se déroulait de nuit", indique le texte dans lequel le président Nicolas Sarkozy présente "ses condoléances attristées".
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25.09.2009
Afghanistan
5 soldats américains tués dans le sud, bastion des talibans
L'armée américaine a essuyé de lourdes pertes en Afghanistan avec la mort jeudi de cinq de ses soldats dans le sud du pays, bastion des talibans, alors que Washington s'apprête à examiner une demande d'augmentation des moyens militaires sur le terrain.
"Deux soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf, ndlr) ont été tués et trois autres ont succombé à leurs blessures lors de trois incidents séparés dans le sud de l'Afghanistan le (jeudi, ndlr) 24 septembre", a indiqué l'Isaf dans un communiqué.
"Deux soldats sont morts et un a succombé à ses blessures dans l'explosion d'une mine artisanale. Un soldat est décédé après une blessure par balle lors d'une attaque des insurgés et un soldat est mort des blessures contractées lors d'une attaque des insurgés pendant une patrouille", a ajouté l'Isaf.
Le capitaine Regina Gillis, une porte-parole de l'armée américaine, a confirmé que tous les soldats tués étaient américains.
L'Otan n'a pas précisé où les incidents avaient eu lieu dans le sud du pays, traditionnellement hostile aux forces internationales, ni si les insurgés avaient subi des pertes.
Après huit années de présence, les forces internationales peinent de plus en plus à endiguer l'insurrection des talibans, tandis que les opinions publiques occidentales s'inquiètent de l'engagement de leurs troupes. Leurs pertes atteignent des records depuis plusieurs mois.
Cette année, 371 militaires étrangers, dont 219 Américains, sont morts en Afghanistan, après 294 tués en 2008, selon le site indépendant icasualties.
Les talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par les forces internationales emmenées par les Etats-Unis, ont considérablement intensifié et étendu géographiquement leur insurrection depuis deux ans, malgré la présence de plus de 100.000 soldats étrangers, dont plus des deux tiers américains.
Le commandement de l'Otan cherche à adapter sa stratégie pour contrer les insurgés et leurs mines artisanales déclenchées à distance qui causent la majorité des pertes militaires et civiles notamment dans les provinces du Helmand et de Kandahar, dans le sud afghan.
Dans le Helmand, des combattants talibans ont attaqué jeudi soir des postes de police du district de Musa Qala, tuant un policier et en blessant sept autres, selon le responsable du district Abdoul Salam.
Les combats continuent et "quinze talibans ont déjà été tués", selon M. Salam qui précise que ni l'armée afghane ni les forces internationales ne sont intervenues pour l'instant.
Dans la province voisine de Kandahar, la police a attaqué vendredi matin un groupe de talibans alors qu'ils posaient des mines artisanales sur la route.
Deux talibans ont été tués, selon la police locale.
Ces nouvelles pertes de l'armée américaine interviennent alors le commandant en chef de la force internationale en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, a remis à l'a&dministration américaine un rapport sur la situation dans le pays, préconisant une augmentation des moyens militaires.
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21.09.2009
Afghanistan
Le général McChrystal avertit d'un échec sans plus de troupes
Le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, prévient que sans augmentation des moyens militaires dans ce pays, la coalition risquait d'y subir "un échec", dans un document secret révélé par des médias lundi.
Le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, prévient que sans augmentation des moyens militaires dans ce pays, la coalition risquait d'y subir "un échec", dans un document confidentiel révélé par des médias lundi.
"Echouer à reprendre l'initiative et à mettre un terme à l'actuelle offensive des insurgés à court terme (dans les douze prochains mois) -- en attendant que les capacités de sécurité afghanes murissent -- risque de nous amener à une situation où il ne serait plus possible de vaincre les insurgés", écrit le général McChrystal, dans ce document publié par le Washington Post.
Le rapport, qui se veut une évaluation stratégique du conflit afghan, a été présenté au secrétaire américain à la Défense Robert Gates le 30 août et est actuellement entre les mains de la Maison Blanche.
Dans ce document de 66 pages, que s'est également procuré le New York Times, le général américain note que la mission afghane a "manqué de ressources dès le départ" et "continue d'en manquer".
Il n'est pas apparemment fait état dans ce rapport de requête chiffrée.
Faute de moyens supplémentaires, la coalition risque "un conflit plus long, plus de victimes, des coûts plus élevés et, au final, une érosion cruciale de soutien politique. Chacun de ces risques (...), peut entraîner un échec probable de la mission", écrit le général McChrystal.
Le général est le plus haut gradé américain en Afghanistan où il dirige la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et les troupes américaines.
Le militaire dénonce aussi "la faiblesse des institutions afghanes", "une corruption rampante et des abus de pouvoir de responsables divers", ainsi "que nos propres erreurs (...) qui ont donné très peu de raisons aux Afghans de soutenir leur gouvernement".
Les forces internationales, dit-il encore, "ont agi d'une manière qui nous a éloignés - physiquement et psychologiquement - des gens que nous cherchons à protéger".
"Les insurgés ne peuvent pas nous battre militairement (...) mais nous pouvons nous battre nous-mêmes", ajoute-t-il.
Le président américain Barack Obama est appelé à dire s'il dépêche encore davantage de troupes en Afghanistan, en plus des 21.000 qu'il a annoncés en début d'année et qui porteront à 68.000 les effectifs américains.
Il a cependant déclaré dimanche sur CNN que sa décision sur les renforts ne sera pas "dictée par la politique du moment" et promis de se montrer "sceptique" à l'égard des requêtes des généraux.
Les talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par les forces internationales emmenées par les Etats-Unis, ont considérablement intensifié et étendu géographiquement leur insurrection depuis deux ans.
Selon le général McChyrstal, les insurgés recrutent massivement dans les prisons.
Les prisons sont devenues "des sanctuaires et une base pour la conduite d'opérations meurtrières" contre le gouvernement afghan et les forces internationales, écrit-il en soulignant que les insurgés islamistes "représentent plus de 2.500 des 14.500 détenus dans un système pénitentaire afghan surpeuplé".
Après huit années de présence, les forces internationales peinent de plus en plus à endiguer l'insurrection des talibans, tandis que les opinions publiques occidentales s'inquiètent de l'engagement de leurs troupes. Leurs pertes atteignent en outre des records depuis plusieurs mois.
Quelque 62.000 Américains se battent en Afghanistan aux côtés de 38.000 soldats de pays alliés.
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06.09.2009
Afghanista
Présidentielle afghane : les résultats de 447 bureaux de vote annulés pour fraude
Les résultats de 447 bureaux de vote, sur 25.450 ouverts le jour de l'élection présidentielle afghane, ont été annulés "à cause de fraudes", a annoncé à l'AFP un porte-parole de la Commission électorale afghane.
"L'intégralité des votes émis dans 447 bureaux à travers le pays ont été déclarés nuls à cause de fraudes", a déclaré à l'AFP Noor Mohammad Noor, porte-parole de la Commission indépendante électorale (IEC). "Cela pourrait concerner autour de 200.000 votes", a-t-il précisé.
De nombreux observateurs afghans et étrangers avaient signalé des irrégularités le jour du scrutin, à plus ou moins grande échelle selon les sources.
En pleine flambée des attaques d'insurgés et alors que les forces internationales révisent leur stratégie militaire, l'Afghanistan a organisé le 20 août la deuxième élection présidentielle de son histoire, en même temps que des élections provinciales.
Les observateurs craignent des violences populaires si les partisans de l'un ou l'autre candidat jugeaient l'issue du scrutin trop entachée de tricherie.
Selon les derniers résultats partiels rendus publics dimanche soir et portant sur un peu moins de 75% des bureaux de vote, M. Karzaï, donné favori du scrutin, rassemblait 48,6% des suffrages déclarés valides, contre 31,7% pour l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah.
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Afghanista
Mort d'un soldat français blessé dans une attaque en Afghanista
PARIS - Un soldat français blessé vendredi en Afghanistan dans une attaque à l'explosif est décédé dimanche des suites de ses blessures à l'hôpital américain de Ramstein, en Allemagne, annonce le ministère de la Défense.
Militaire français en patrouille dans la province afghane de Wardak, mi-juillet. Un soldat français blessé vendredi en Afghanistan dans une attaque à l'explosif est décédé dimanche des suites de ses blessures à l'hôpital américain de Ramstein, en Allemagne.
La victime appartenait au 3e régiment d'infanterie de marine de Vannes (Morbihan), comme son camarade de 24 ans décédé dans les mêmes circonstances vendredi. (Reuters/Shamil Zhumatov)
Ce décès porte à 31 le nombre de soldats français tombés sur le sol afghan depuis 2001.
La victime, dont l'identité n'est pas communiquée, appartenait au 3e régiment d'infanterie de marine de Vannes (Morbihan), comme son camarade de 24 ans décédé dans les mêmes circonstances vendredi dernier. Cette unité avait déjà perdu un soldat lors d'un accrochage le 1er août dernier.
Huit autres soldats, tous issus du régiment de Vannes, ont été blessés, dont trois grièvement, lors de l'attaque à l'explosif visant un véhicule blindé de l'armée française, vendredi dernier.
L'attaque s'est produite au nord de Kaboul, entre les bases de Nijrab et Bagram.
La France a déployé 2.900 militaires en Afghanistan.
Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a jugé dimanche sur RTL que le retrait des forces de la coalition occidentale d'Afghanistan conduirait à "un chaos absolu" et au "retour des taliban".
"Que se passerait-il si la communauté internationale partait? Ce serait le glas des efforts humains, de sang, financiers, militaires pour reconstruire l'Afghanistan", a-t-il estimé.
"Avant de proposer ou souhaiter le départ des soldats, il faut se poser ces questions, c'est notre propre sécurité qui est en jeu. Il se joue en partie la stabilité du monde compte tenu du positionnement stratégique de l'Afghanistan", a-t-il souligné.
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04.09.2009
Afghanistan
Un soldat français tué en Afghanistan
Un soldat français a été tué et neuf autres blessés lors d'une attaque contre une patrouille dans l'est du pays. Cette attaque intervient quelques heures après un bombardement de l'Otan qui aurait fait 90 morts dans le nord.
Un soldat français a été tué et neuf autres blessés ce vendredi en Afghanistan, lors d'une attaque à l'engin explosif contre une patrouille, dans la région de Showkhi, dans l'est du pays, selon un communiqué de Nicolas Sarkozy.
"Le Président de la République a appris avec une grande émotion l'attaque meurtrière par engin explosif, ce (vendredi) matin, contre des militaires français qui patrouillaient en véhicule dans la région de Showkhi, entre les bases de Nijrab et Bagram", a déclaré l'Elysée.
90 personnes ont été tués dans une attaque des forces militaires internationales en Afghanistan.
"Un caporal du 3ème Régiment d'infanterie de Marine de Vannes a payé de sa vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan, tandis que 9 autres soldats ont été blessés, dont plusieurs très grièvement", a précisé la présidence.
Selon l'état-major des armées, l'attentat s'est produit vers 07H00, à mi-chemin entre la base française de Nijrab, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul, et la grande base américaine de Bagram, à une soixantaine de kilomètres au nord de la capitale afghane.
"Une section d'infanterie ainsi que des éléments du génie, soit une cinquantaine d'hommes, étaient allés reconnaître une route pour assurer la sécurité d'un convoi logistique lorsque l'explosion s'est produite", a précisé l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major.
Au total, 30 Français sont morts depuis 2001
"L'explosion d'un IED (Improvised Explosive Device, bombe artisanale) a atteint l'un des sept véhicules de l'avant blindé (transport de troupes, ndlr) du convoi", a-t-il expliqué, indiquant que "les neuf blessés, dont quatre sont dans un état grave, ont été transportés par hélicoptères vers Bagram et Kaboul".
Avec le décès de ce caporal du 3ème RIMa, dont l'identité et l'âge n'ont pas été immédiatement divulgués, ce sont au total 30 soldats français qui ont trouvé la mort en Afghanistan depuis le déploiement du contingent français fin 2001.
"Le chef de l'État a réaffirmé son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes. Il a condamné avec force cette violence aveugle et a exprimé la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan", affirme-t-il encore.
Quant au Premier ministre François Fillon, il a fait part de sa "grande émotion", saluant "le courage de nos soldats et leur professionnalisme".
Une enquête pour éclaircir les chiffres
Par ailleurs, près de 90 personnes ont été tuées ce vendredi dans le nord de l'Afghanistan dans le bombardement de citernes de carburant par les forces internationales.
L'armée allemande, qui dirige les opérations militaires de l'Otan dans cette province de Kunduz, avait d'abord assuré que le bombardement, qui visait deux camions citerne volés par les talibans, n'avait tué que des insurgés et aucun civil. Puis un de ses porte-parole à Berlin a tempéré en précisant que la Bundeswehr n'en n'était pas sûre à "100%".
La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan a annoncé une enquête pour déterminer si des civils ont été tués. Puis l'ONU, par la voix du numéro 2 de sa représentation en Afghanistan, Peter Galbraith, a déclaré: "Tout doit être entrepris pour examiner ce qui s'est passé et pour savoir pourquoi on a recours à une frappe aérienne dans des circonstances dans lesquelles il est difficile de déterminer avec certitude s'il n'y a pas de civils sur les lieux".
Ce bombardement survient au moment où les Etats-Unis confirment le changement de stratégie annoncé par le président Barack Obama dès son élection, avec pour objectif de gagner la confiance des populations.
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