07.11.2009
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Les candidats à la reprise d'Areva T&D affûtent leurs arguments

Le tandem français
Si ces trois candidats sont en mesure de proposer un prix conséquent pour T&D après avoir remis une première série d'offres non engageantes, leurs projets industriel et social seront examinés de près et pourraient s'avérer déterminants.
Le groupe nucléaire détenu à près de 91% par l'Etat français a fait savoir qu'il serait particulièrement attentif à ces aspects et devrait, selon plusieurs sources proches de dossier, prendre une décision durant la deuxième quinzaine du mois de novembre, avec la possibilité d'engager des négociations exclusives avec un ou deux candidats.
Alstom et Schneider, toujours bien placés pour l'emporter selon les analystes, ont défendu ces derniers jours leur projet de se partager T&D, une solution vivement critiquée par les syndicats et des dirigeants d'Areva T&D.
Si leur offre est finalement retenue, Alstom prévoit de reprendre la partie transmission (haute tension) de cette filiale tandis que Schneider récupèrerait la distribution (moyenne tension), un projet destructeur d'emplois pour la partie distribution, selon les syndicats.
Dans une interview au Monde publié jeudi, le patron de Schneider s'est cependant engagé à maintenir les emplois et les sites de production.
"Le découpage transmission et distribution nous semble plausible d'un point de vue industriel", écrivaient dans une note récente les analystes de
General Electric envisage pour sa part de réduire la participation de ses partenaires au sein du consortium en lice pour la reprise d'Areva T&D afin d'assurer seul la gestion de T&D si son offre l'emporte, ont écrit vendredi Les Echos.
SIMILITUDES ENTRE LES OFFRES DE GE ET TOSHIBA
Cette formule serait destinée, selon une source proche du dossier, à répondre aux critiques du P-DG d'Alstom Patrick Kron, pour qui le projet du groupe américain en tandem avec le fonds CVC correspond à une offre "financière" et non industrielle.
Toujours selon des sources proches du dossier, Toshiba envisage pour sa part de s'associer au groupe d'Abou Dhabi Taqa et à un fonds récemment créé par le gouvernement japonais pour présenter une offre commune de rachat d'Areva T&D.
Il envisagerait en outre une introduction en Bourse de la nouvelle entité qu'il formerait avec Areva T&D, à l'image de ce que prévoit General Electric, ce qui garantirait selon le groupe américain l'ancrage français d'une activité qui emploie 31.000 personnes, dont 5.500 en France.
"La valorisation d'Areva T&D issue des trois offres non engageantes (...) ressortirait à 3,5 milliards d'euros en médiane, à plus ou moins 300 millions d'euros en fonction de la prise en compte ou non des minoritaires et de la dette associée à la branche T&D", selon Natixis Securities.
"Nous faisons l'hypothèse qu'après examen plus approfondi des comptes et des carnets d'Areva T&D, les offres devraient converger davantage et limiter une différenciation forte par le prix."
"CHAMPIONS FRANÇAIS"
La vente de T&D est censée permettre à Areva de compléter son plan de financement, ses besoins étant estimés à 11 milliards d'euros d'ici à 2011. Ce plan prévoit également l'entrée de partenaires dans son capital, à hauteur de 15%, par le biais d'une augmentation de capital.
D'un point de vue stratégique, les arguments de Patrick Kron en faveur d'une solution française pourraient faire mouche, ce proche de Nicolas Sarkozy faisant valoir que la vente de T&D à des concurrents directs d'Areva dans le nucléaire ne pourrait qu'affaiblir ce dernier.
"Nous pensons qu'il y a une grande probabilité pour que le gouvernement français favorise l'offre conjointe d'Alstom et Schneider (...). Le président Sarkozy est très favorable à la création de champions français", soulignent dans une note les analystes de Sterne Agee.
Les analystes d'Exane
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01.11.2009
A la Une
"Notre sicav permet d’allier performance et soutien aux pays en voie de développement"

Parmi la multitude de fonds éthiques, Natixis Impact Nord-Sud Développement se démarque car il investit directement dans les institutions de micro-crédit des pays en voie de développement. Un modèle rentable puisque le fonds affiche un rendement de 4% par an.
Détails avec Sophie Potard la gérante.
Quel est le principe du fonds ?
Sophie Potard : Natixis Impact Nord-Sud Développement est une sicav obligataire dont l’objectif est de concilier performance et solidarité. L’idée est de mettre une partie de l’épargne des pays du Nord au service du développement des pays du Sud.
Nous intervenons à la fois en Afrique, en Amérique latine, en Asie et depuis 2006 en Europe de l’est et en Amérique centrale.
Quel type de placements solidaires réalisez-vous ?
Sophie Potard : Nous investissons dans une dizaine de sociétés de micro-crédit. Elles sont sélectionnées avec la société SIDI, Solidarité internationale pour le développement et l’investissement.
Nous ne retenons que des sociétés qui ont au minimum 3 ans d’existence et qui sont notées par les agences spécialisées comme PlanetFinace. Enfin, nous ne prêtons qu’en dollar et en euros et pour une durée de 2 ans renouvelables.
Quels projets financent les institutions de micro-crédit ?
Sophie Potard : Nos prêts sont destinés à des personnes qui, par manque de ressource, n’ont pas accès au système bancaire classique. Nous intervenons surtout dans le domaine rural qui représente 81% de nos prêts. Au Nicaragua, nous aidons une entreprise de micro-crédit qui finance 77 millions de dollars de prêts pour 82.000 clients, soit 800 euros par foyer.
Les crédits sont accordés à 56% à des femmes. Nous leur prêtons à un taux de 7%, ce qui peut paraitre élevé pour la France mais qui reste très en-dessous du seuil d’usure de la plupart des pays pauvres.
Investir dans votre fonds est-il risqué ?
Sophie Potard : Depuis la création de la Sicav, nous n’avons eu aucun défaut de paiement de la part des institutions de micro-crédit. Surtout ce placement ne représente que 7% de nos investissements. 77% de notre portefeuille est très sécurisé car investi en obligations supranationales, c’est-à-dire des titres des institutions internationales comme la Banque mondiale ou l’African Developpement Bank, qui sont très bien notées par les agences financières.
Ces obligations entrent dans notre périmètre d’investissement car elles permettent de financer la construction d’infrastructures dans les pays en voie de développement. Et en plus, elles offrent une meilleure performance que celles des Etats car elles sont très rares. Ainsi, notre fonds affiche une performance historique de 4% par an.
Nous détenons aussi des obligations américaines ou françaises afin d’assurer une bonne liquidité à notre portefeuille.
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Elie Wiesel et ses amis antisémites

J Street ne manque pas d’argent mais, pour l’instant, de relais suffisamment nombreux dans la communauté juive étatsunienne. Trouver ces relais un travail de longue haleine qui commence à porter ses fruits et qui se matérialise par la première convention de l’organisation qui a réuni quelques 1500 participants.
Michael Oren, l’ambassadeur sioniste à Washington, était invité à cette convention, mais il a décliné l’invitation. C’est que J Street n’est pas bien vu à Tel Aviv, et encore moins à Washington où le lobby sioniste représente un sionisme intransigeant. Dans ces deux villes, le sionisme mou de J Street est perçu comme dangereux pour le projet sioniste.
Si Michael Oren désapprouve les principes de J Street, il a par contre les yeux de Chimène pour les sionistes chrétiens et leur pasteur John Hagee qu’il a « honorés » de sa présence un meeting de l’église du prédicateur apocalyptique.
Il n’est d’ailleurs pas le seul à faire les yeux doux à John Hagee puisqu’au moment même où J Street de réunissait, Elie Wiesel, prix Nobel (de quoi au juste?) s’exprimait aux côtés de John Hagee devant des milliers de sionistes chrétiens.
Or, comme nous le rappelle Max Blumenthal, Hagee est, preuves à l’appui, un antisémite virulent.
Ceux qui ont l’habitude de gober les inepties proférées par Elie Wiesel en seront peut-être surpris. Certainement pas ceux qui sont un peu familiers du personnage ainsi que du sionisme.
La présence choquante d’Elie Wiesel auprès du prédicateur fou et antisémite John Hagee
par Max Blumenthal, AlterNet (USA) 29 octobre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le 25 octobre, alors qu’une foule de 1500 personnes se pressait pour la première convention du lobby pro-israélien de gauche J Street, Elie Wiesel prenait la parole devant une foule de 6000 sionistes chrétiens participant à la « Night to Honor Israel » (soirée en l’honneur de l’entité sioniste).
Auparavant, l’ambassadeur Israélien Michæl Oren, qui était présent au sommet tenu plus tôt dans l’année des Christians United for Isræl d’Hagee, avait rejeté la proposition de J Street pour qu’il s’exprime lors de sa convention. Au lieu de quoi, il a envoyé un fonctionnaire de faible rang pour « observer » l’événement. Oren avait ensuite accusé J Street de «porter atteinte aux intérêts d’Israël.»
En apportant sa bénédiction à Hagee tout en vouant J Street aux gémonies, Wiesel et Oren ont choisi une organisation antisémite dirigée par un prédicateur apocalyptique d’extrême droite de préférence à une organisation progressiste naissante qui se proclame elle-même «pour Israël, pour la paix.» Et Wiesel comme Oren semblent déjà pris dans une autre controverse sur leur engagement avec le prédicateur extrémiste.
Dans la vidéo ci-dessous, le pasteur Hagee avertit que l’antéchrist sera homosexuel, Allemand et Juif.
Pendant la campagne présidentielle de 2008, le sénateur McCain avait cherché avec insistance à obtenir le soutien d’Hagee, apparaissant aux côtés du pasteur au cours d’une conférence de presse largement médiatisée pour en faire l’annonce. McCain voulait avoir le blanc seing d’une personnalité de la droite chrétienne, surtout depuis qu’il avait fustigé Jerry Falwell et Pat Robertson pendant les primaires républicaines de 2000.
McCain était peut être absolument dans l’ignorance du sermon où Hagee déclare que l’holocauste était un événement ordonné et orchestré par Dieu pour accomplir la prophétie biblique; son accusation selon laquelle le rejet de Jésus par les Juifs était à la racine de l’antisémitisme; ou encore sa prédiction selon laquelle quand l’antéchrist reviendra, il sera homosexuel et « partiellement juif, comme l’était Adolf Hitler, comme l’était Karl Marx.» Quand les délires antisémites d’Hagee ont été répercutés sans des blogs comme Talk2Action avant d’être connus nationalement, McCain renonça au soutien du prédicateur.
La vidéo ci-dessous montre la séquence du fameux sermon d’Hagee sur Hitler.
A la différence de McCain, Oren et Wiesel ne peuvent feindre l’ignorance des propos antisémites d’Hagee, à cause justement du bruit qu’avait fait la rupture avec McCain. «Mon cher pasteur, quand j’entends que des Chrétiens se réunissent pour défendre le peuple d’Israël, c’est bien sûr quelque chose qui me fait chaud au cœur, » avait déclaré Wiesel à Hagee dans un entretien du 3 septembre.
«C’est, dit simplement, vous voyez, les gens ont appris de l’histoire.» (Hagee vend pour 15 dollars pièce le DVD de son entretien avec Wiesel sur son site web personnel, transformant le film de cette rencontre en aubaine financière).
Le 26 octobre, pendant un panel de blogueurs et de militants en marge de la conférence de J Street, j’ai critiqué Oren et Wiesel pour s’être associés à Hagee au moment même où j’écrivais sur l’implication de McCain avec le prédicateur.
En se liant avec un antisémite, Wiesel semble ne pas avoir retenu son propre enseignement. J’ai dit que Bernard Madoff était la dernière personne en qui Wiesel avait eu autant confiance qu’en Hagee. C’était une plaisanterie, bien sûr, un genre de plaisanterie juive, et dans cette comparaison humoristique j’attribuais à Wiesel une crédulité stupide dans son engagement avec Hagee.
Ecrivain lauréat du prix Nobel, Wiesel a basé son œuvre et ses conférences depuis des décennies sur la prémisse selon laquelle nous devons apprendre de la tragédie du passé, tirer la leçon de l’holocauste de sorte à ne pas le répéter. Peut-être Wiesel n’ignore-t-il pas l’épouvantable théologie d’Hagee pour laquelle la destruction violente des Juifs est essentielle pour amener le retour du Christ; ou peut-être ne la prend-t-il pas au sérieux et considère-t-il que de telles inepties ne devraient pas empêcher Hagee de soutenir financièrement et par la propagande le mouvement de colonisation de la Cisjordanie qui est désormais au cœur des difficultés dans les relations entre les USA et Israël.
Michæl Goldfarb, ancien porte parole de la campagne McCain – Palin et qui anime un blog sur le Weekly Standard a qualifié le panel de blogueurs de «clownesque». Il rend compte de les remarques ainsi: « Elie Wiesel insulté à la conférence de J Street.» Dans son post, Goldfarb ne tient pas compte des faits que j’ai présentés sur l’antisémitisme d’Hagee. Une fois de plus, l’idéologie exige qu’on oublie l’histoire.
Jeffrey Goldberg, qui écrit pour the Atlantic, a lui aussi qualifié le panel de « clownesque, » m’attaquant pour avoir critiqué Wiesel. «En voilà une astuce, » écrit Goldberg dans son blog. «Critiquer des personnages publics qui ont survécu à l’holocauste est bien sûr permissible. Mais les insulter est honteux. Ca ne va pas vous gagner beaucoup d’amis juifs.» Goldberg m’a également excommunié parmi les anti sionistes qui ont des parents juifs.»
Pourquoi Wiesel fait-il ami-ami avec Hagee? Pourquoi ai-je « insulté » Wiesel? Goldfarb comme Goldberg ont refusé de traiter ces questions et omis de citer les faits que j’ai présentés sur Hagee. Alors que Goldfarb s’en est pris violemment à un donateur de J Street pour des déclarations controversées sur Israël, ils ne s’est jamais occupé des diatribes antisémites d’Hagee. Goldberg ne s’en est pas occupé non plus. Tous deux présentent tranquillement leurs opinions sans se soucier des faits.
Mais l’absence de faits dans les articles sur leurs blogs ne les autorise pas à fuir le problème. Approuvent-ils Hagee, comme le font Wiesel et Oren? En défendant Wiesel des critiques sur sa relation avec Hagee, ils défendent également cette relation. Est-ce vraiment ce qu’ils veulent faire? Ils doivent donc également être en désaccord avec la rupture par McCain de ses liens avec Hagee.
Qu’est-ce que Goldberg et Goldfarb trouvent acceptable chez Hagee, dès lors que Wiesel et Oren le trouvent acceptable? A moins, bien sûr, qu’ils n’approuvent ni Hagee ni aucune association avec lui, et utilisaient la critique contre ceux qui s’allient à lui comme un moyen de taper sur J Street. Alors là, ce serait clownesque.
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28.10.2009
Sud-Liban
Quatre roquettes découvertes au Sud-Liban
Une équipe jointe des Forces armées libanaises et des troupes de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) a découvert, mercredi, quatre roquettes Katiousha. Elles étaient entreposées précisément à l'endroit d'où une roquette avait été tirée la veille en direction d'Israël.
Un officier de l'armée libanaise inspecte une roquette dans le sud du pays.
De source officielle libanaise, les roquettes, de courte-portée, ont été découvertes dans un immeuble en cours de construction, dans la région de Houla. Trois des quatre Katioushas étaient sur le point d'être tirées.
Une roquette - de 7 mm de diamètre - s'est écrasée dans un champ près de Kiryat Shmona, à 3 km de la frontière libanaise, mardi soir. Elle a vraisemblablement été tirée depuis la région du Mont Dov (Fermes de Sheba). L'explosion a mis le feu au champ israélien, sans faire de victimes.
L'armée israélienne a immédiatement riposté.
Les tirs libanais n'ont pas été revendiqués, mais la défense israélienne soupçonne le Djihad islamique d'être à l'origine de l'attaque.
Seulement quelques heures avant l'incident, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, s'était rendu dans le nord du pays, où il avait évoqué "neuf années de calme" dans la région. Neuf années "interrompues, cependant, pendant les quelques semaines douloureuses de la seconde guerre du Liban".
"J'espère que nous parviendrons à maintenir cette situation de calme", a-t-il ajouté, tout en précisant qu'Israël "se prépare néanmoins à d'autres éventualités, y compris celle d'une nouvelle mise à l'épreuve".
La sirène d'alerte de l'administration civile n'a pas été déclenchée au moment de l'attaque de mardi. Selon la Chaîne 2, le système avait été désactivé, depuis le déclenchement de plusieurs fausses alertes. Il est en cours de réparation.
Suite à l'attaque de mardi, l'ambassadrice israélienne à l'ONU, Gabriela Shalev, a déposé une plainte auprès du secrétaire général Ban Ki-moon. Elle explique notamment que, depuis plusieurs mois, les activités hostiles envers l'Etat hébreu se sont multipliées à la frontière libanaise. Shalev estime, par ailleurs, que le gouvernement libanais devrait être tenu responsable du dernier tir de roquette.
De son côté, la dirigeante de l'opposition Tzipi Livni (Kadima) affirme que "le Liban est responsable de tout ce qui se déroule sur son territoire… Les forces internationales sur place doivent imposer l'application de la résolution 1701 et Israël devra, de son côté, s'en assurer", a-t-elle ajouté.
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l’Iran
La résolution proposée par l’Iran a été approuvée
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l'ETA
La police française arrête un membre présumé de l'ETA
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21.10.2009
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Terrorisme: matériel militaire US pour le Mali
BAMAKO - Les Etats-Unis ont commencé à livrer cette semaine au Mali des véhicules et équipements militaires d'une valeur totale de 4,5 millions de dollars pour aider ce pays à combattre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans le Sahara, a constaté l'AFP.
- Quelques dizaines de véhicules, des équipements de communication sophistiqués ainsi que des tenues militaires font partie du lot de matériel offert par les Etats-Unis, au cours d'une cérémonie officielle mardi au ministère malien de la défense.
- D'autres véhicules et équipements sont en cours d'acheminement vers Bamako.
- L'ambassadrice des Etats-Unis au Mali, Gillian Milovanovic, a déclaré aux officiels maliens présents à la cérémonie: ces équipements "permettront à vos soldats de se déplacer plus aisément, de coordonner leurs mouvements et d'acheminer du ravitaillement malgré les longues distances et le terrain difficile qui caractérisent le nord du Mali".
- "C'est fort du leadership et de la détermination des plus hauts responsables maliens et en bénéficiant de la volonté politique et du travail technique des militaires des partenaires régionaux, que les forces armées maliennes, mieux équipées et mieux formées, réussiront", a ajouté Mme Milovanovic.
- Répondant à la diplomate américaine, le ministre malien de la Défense et des anciens combattants, Natié Pléah, a souligné que ce don intervenait dans "le cadre du partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme"
- Plusieurs pays occidentaux et africains ont récemment accentué leur collaboration avec Bamako pour lutter contre la branche maghrébine d'Al-Qaïda, qui multiplie les actions dans la zone sahélienne, essentiellement au Mali et en Mauritanie.
- Cette aide accrue au Mali, pays politiquement stable mais classé parmi les pays les plus pauvres du monde, intervient après les assassinats de deux étrangers: un otage britannique exécuté en mai au Mali et un ressortissant américain tué par balles, fin juin, à Nouakchott.
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BAA vend l'aéroport de Londres-Gatwick au fonds GIP pour 1,51 milliard de livres
Le gestionnaire britannique d'aéroports BAA, propriété du groupe espagnol Ferrovial, va vendre l'aéroport londonien de Gatwick, pour 1,51 milliard de livres (1,6 md EUR) au fonds Global Infrastructure Partners (GIP), a-t-il annoncé mercredi.
GIP, basé à New York, possède déjà London City Airport, l'aéroport le plus proche du nouveau quartier d'affaires de Canary Wharf.
BAA indique que sur cette somme, 55 millions de livres seront conditionnés à la future performance du trafic et à la future structure de capital de GIP.
Le directeur général Colin Matthews a indiqué que son groupe allait "désormais se concentrer sur l'amélioration d'Heathrow et de (ses) autres aéroports".
BAA rappelle qu'il avait accepté de vendre l'aéroport de Gatwick, le deuxième le plus fréquenté du Royaume-Uni, situé au sud de Londres, en septembre 2008, sans attendre la fin de l'enquête de la Commission de la concurrence britannique sur les aéroports du pays. Depuis, celle-ci lui a ordonné le 19 mars de vendre en outre celui de Stansted, au nord-est de Londres et, en Ecosse, soit Edimbourg soit Glasgow.
BAA, qui possède aussi l'aéroport d'Aberdeen, en Ecosse et celui de Southampton, au sud de l'Angleterre, a fait appel le 18 mai de cette décision et attend toujours la réponse.
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19.10.2009
Zimbabwe
Morgan Tsvangirai tente de rallier l'Afrique australe à sa cause
Le Premier ministre du Zimbabwe Morgan Tsvangirai s'activait en coulisses lundi pour tenter de convaincre les pays d'Afrique australe d'intervenir dans son bras de fer avec le président Robert Mugabe.
Un tribunal de l'est du Zimbabwe a parallèlement, pour des raisons de procédure, reporté au 9 novembre le procès pour "terrorisme" de Roy Bennett, un proche du Premier ministre dont les déboires judiciaires sont au coeur d'une crise au sein du fragile gouvernement d'union nationale formé il y a huit mois.
"Le Premier ministre, un des trois principaux signataires de l'accord de partage du pouvoir, a quitté le pays pour informer les leaders régionaux de la décision de son parti" de couper tous les liens avec le parti présidentiel, a déclaré à l'AFP le porte-parole de M. Tsvangirai, James Maridadi.
"Il va profiter de cette opportunité pour rendre compte des problèmes du gouvernement d'union aux autres membres de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC). C'est à la SADC de sauver la situation", a-t-il souligné.
Le Premier ministre a quitté lundi Harare pour se rendre en Afrique du Sud. Il devait poursuivre cette tournée en Angola, en République démocratique du Congo (RDC), qui préside le bloc régional, et au Mozambique, à la tête de l'organe de sécurité de la SADC.
Cette agitation diplomatique fait suite à la décision du Premier ministre de geler ses relations avec le camp du président Mugabe qu'il juge "indigne de confiance".
Au coeur du débat: le sort réservé à Roy Bennett. Cet ancien fermier blanc, membre du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai, avait été arrêté le 13 février, jour de la formation du gouvernement d'union dont il devait faire partie en tant que vice-ministre de l'Agriculture.
Inculpé pour terrorisme et corruption sous des accusations qu'il rejette, il avait passé un mois en prison avant d'être libéré sous caution en mars. Mercredi, un juge avait décidé de le renvoyer en prison, déclenchant la colère de Morgan Tsvangirai.
Il a finalement retrouvé sa liberté sous caution et devrait être jugé prochainement, mais le Premier ministre entend continuer son boycott tant que n'auront pas été réglées les autres questions en suspens: nomination de certains hauts responsables, contrôle des organes de sécurité, répression contre les membres du MDC...
Lundi, Morgan Tsvangirai a ainsi annulé sa rencontre hebdomadaire avec Robert Mugabe. Mardi, ses ministres devraient manquer le Conseil des ministres de la semaine.
Pour l'instant, le président Mugabe, 85 ans et au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, n'a pas relevé le gant et maintient les réunions comme si de rien n'était. "Le MDC s'est retiré pour rien. Toute cette agitation n'a aucun sens", a estimé dimanche son porte-parole, George Charamba.
MM. Tsvangirai et Mugabe s'étaient mis d'accord il y un an sur une formule de partage du pouvoir afin de sortir leur pays de la paralysie née des élections générales de mars 2008.
Le MDC avait remporté ce scrutin, mais des violences politiques avaient contraint Morgan Tsvangirai à se retirer de la course à la présidence. Robert Mugabe, seul en lice, avait été réélu en juin 2008.
Le chef du MDC avait alors joué la carte internationale et convaincu les leaders régionaux de faire pression sur son rival pour qu'il accepte de céder une partie du pouvoir.
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SNCF
La réorganisation de la SNCF suscite inquiétudes et grève, réseau perturbé mardi
Le trafic SNCF sera perturbé mardi en raison d'une grève pour défendre l'emploi - notamment dans le fret où des milliers de suppressions de postes sont redoutées - les salaires et s'opposer à la réorganisation actuelle de l'entreprise.
Environ un tiers des quelque 155.000 cheminots seront en grève, a déclaré le Pdg de la SNCF, Guillaume Pepy, lundi sur France 2.
La SNCF prévoit en moyenne deux TGV sur trois, un train sur deux pour les Corail, les TER, les Intercités et des perturbations très variables en Ile-de-France allant d'un train sur deux pour le RER B à un trafic normal sur le A et le E.
Les TGV et Corail internationaux circuleront normalement, mais le préavis démarrant à 20H00 lundi (jusqu'à mardi minuit), les 12 trains Corail nocturnes en France sont supprimés lundi soir.
Les syndicats CGT, Fgaac-CFDT et Sud Rail, ainsi que FO dans certaines régions, ont appelé à la grève, mais l'Unsa, deuxième syndicat de l'entreprise, y a renoncé à l'issue d'une négociation sur les filiales dans le fret.
Le plan de réorganisation du fret présenté en septembre par la SNCF, qui veut s'orienter sur des marchés plus porteurs, provoque une très forte inquiétude parmi les cheminots en raison des menaces sur l'emploi.
La SNCF veut abandonner 50 à 60% de l'activité "wagon isolé" (transport de petites quantités par client) qui devrait perdre 400 millions d'euros en 2009, soit les deux tiers des pertes du fret.
La CGT avance jusqu'à 6.000 suppressions de postes possibles. Guillaume Pepy a récemment déclaré "ne pas être encore capable de les chiffrer, pas plus que les créations dues au plan Fret". "Chaque cheminot concerné par cette transformation sera affecté à une autre tâche", a-t-il répété lundi.
Mais les syndicats ne se satisfont pas de cette assurance et soulignent qu'entre "2002 et 2008, 17.900 emplois au statut (cheminot) ont été supprimés".
"Nous n'avons aucune donnée sur l'emploi au fret, on veut bien accepter une évolution économique, mais aujourd'hui les cheminots ne comprennent pas, beaucoup vont devoir changer de métier, et il faut qu'on sache où on va", déclare Dominique Aubry (CFDT).
Didier Le Reste (CGT) souligne que "les nouveaux projets fret ne peuvent pas justifier la casse du maillage existant du wagon isolé, qui devrait être reconnu d'utilité publique, comme les TER, si on voulait vraiment avoir du report de la route vers le train".
Au delà du fret, le préavis porte sur le dialogue social, les salaires, les facilités de circulation (billets gratuits pour les cheminots) et la réorganisation globale de l'entreprise.
La SNCF est devenue un groupe (Etablissement public plus les filiales) organisé en cinq branches (Proximité, Géodis-Fret, Voyages, Gares et Connexions, et Infrastructures) tandis qu'une direction de la circulation (14.500 cheminots) a été créée et placée sous l'autorité de Réseau ferré de France, propriétaire des voies.
La CGT estime que cette organisation "prépare la vente à la découpe de l'entreprise publique", alors que la concurrence s'installe dans le paysage ferroviaire : dans le fret depuis 2006, théoriquement pour les grandes lignes à l'international à partir de décembre 2009 (mais aucun candidat ne sera prêt à cette date) et un jour pour les TER.
"La SNCF se transforme à grande vitesse, il y a le fret, le service public des TER qui se développe, une grande transformation dans la maintenance des voies, l'arrivée de la concurrence, tout cela peut créer des inquiétudes", a convenu Guillaume Pepy, mais selon lui "les fils du dialogue ne sont pas rompus".
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