19.11.2009
Bruxelles
L'Europe divisée pour désigner son premier président aujourd'hui à Bruxelles
L'Union européenne, très divisée, joue sa crédibilité jeudi soir à l'occasion d'un sommet délicat pour désigner son premier président et son futur chef de la diplomatie, appelés à mieux faire entendre la voix du continent dans le monde.
Les dirigeants des 27 pays européens, à qui reviennent la décision, abordent la réunion de Bruxelles très divisés, après plusieurs jours de tractations infructueuses pour tenter de trouver un consensus sur les noms.
Seule la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite persuadée qu'un accord serait trouvé rapidement. La réunion débute vers 18H00 (17H00 GMT).
L'Europe pourrait donc revire le psychodrame de 2004, lorsque la désignation du président de la Commission européenne avait donné lieu à d'interminables tractations et une empoignade épique.
Soutenu par Paris et Berlin, mais bloqué par la Grande-Bretagne, le Belge Guy Verhofstadt avait finalement laissé la place à un candidat surprise de dernière minute : José Manuel Barroso.
Un nouveau scénario de ce type serait préjudiciable à l'Europe au moment où elle entend avec le traité de Lisbonne et son président prendre un nouveau départ pour exister davantage auprès de ses citoyens et sur la scène internationale.
Le premier président stable du Conseil européen doit en principe être une personnalité de la droite européenne, pour refléter sa domination sur l'échiquier politique du continent. Tandis que le poste de Haut représentant aux affaires étrangères est revendiqué par la gauche.
Le Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, est toujours favori pour la présidence. Discret et prêt à se contenter d'un rôle de facilitateur de compromis, il présente l'avantage du point de vue de certains grands Etats de ne pas leur faire d'ombre.
Il est en concurrence avec, entre autres, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le Néerlandais Jan Peter Balkenende, voire même le Britannique Tony Blair, toujours soutenu bec et ongle par Londres malgré de maigres chances de l'emporter.
Selon Martin Schultz, président du groupe socialiste au Parlement européen, Paris et Berlin sont d'accord pour soutenir un candidat du Benelux. "Mon impression est que tout va dans la direction de M. Van Rompuy ou de M. Juncker", a dit M. Schultz à une radio allemande.
Mais d'autres noms pourraient sortir du chapeau comme celui de l'ex-présidente lettone Vaira Vike-Freiberga, 71 ans, qui surfe sur la vague "féministe" qui a déferlé ces derniers jours à Bruxelles et mène une campagne "à l'américaine".
"Dans mon entourage de ministres des Affaires étrangères, il y a sans aucun doute une forme d'inquiétude qu'une partie des chefs de gouvernement tende à une solution minimale sur la question du président, qui réduirait nos possibilités d'avoir une voix claire dans le monde", a déploré le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt.
M. Bildt a évoqué "une occasion manquée historique".
La confusion est encore plus grande au sujet du Haut représentant qui sera également vice-président de la Commission européenne et sans doute la personnalité comptant le plus dans la nouvelle Europe.
Le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, considéré longtemps comme favori, s'est retiré, mais son nom continue de circuler. Il a laissé sa place à l'Italien Massimo D'Alema, soutenu par son pays et les socialistes européens, qui revendiquent le poste, mais la candidature de cet ancien communiste est contestée par certains pays de l'ex-bloc soviétique.
Et il doit compter avec l'Espagne qui entend pousser son ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos. Selon le quotidien espagnol El Païs, ce choix serait également celui de la France.
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l'Iran
Obama menace encore l'Iran
Le Président des Etats-Unis, Barack Obama, a déclare que la porte est encore ouverte pour que l'Iran accepte la proposition de l’AIEA sur l’échange de combustible nucléaire mais a averti de « conséquences » si Téhéran ne change pas d'avis.
L’ébauche du traité sur le nucléaire de mi-octobre discutée à Vienne stipule que l'Iran doit envoyer à l’étranger son uranium légèrement enrichi (LEU) pour être enrichi et retourné au pays pour le réacteur de recherches scientifiques médical de Téhéran. L'idée a été d’abord acceptée par l'administration Obama.
Le Ministre des Affaires Etrangères Iranien, Manouchehr Mottaki, a annoncé Mercredi que l'Iran n'enverrait pas son uranium enrichi à l'étranger pour être traité pour le réacteur de Téhéran. Il a indiqué que l'Iran envisageait au lieu de cela d’échanger l'uranium sur son sol.
« L’Iran n'enverra pas son uranium enrichi à 3,5% hors du pays, » a déclaré Mottaki cité par l’ISNA . « Ce qui signifie que nous envisageons d'échanger l'uranium enrichi à l'intérieur de l'Iran. »
Le Président Obama a réagi Jeudi à l'annonce de l'Iran, déclarant que Téhéran a encore le temps pour accepter le traité mais a simultanément averti que des « conséquences » peuvent attendre l'Iran s’il rejette la proposition.
« Nos attentes seraient qu’au cours des semaines suivantes, que nous développions un paquet de mesures potentielles que nous pourrions mettre en place, qui indiquerons notre sérieux à l’Iran, » a déclaré Obama.
Mottaki a également indiqué que l'Iran préfère enrichir domestiquement son uranium à 20%, ou achèter directement l'uranium enrichi à 20% dont ils ont besoin plutôt que de l'échanger contre leur LEU contre des barres de combustible.
« Cependant, puisqu'ils insistaient pour l'échange, nous avions décidé d'ouvrir une fenêtre d’opportunités et d'étudier les différents aspects de cette possibilité… Mais puisque leur évaluation concernant la quantité de combustible à être échangé est à l'opposé de celle de nos experts, les examens techniques sont encore en cours, » a-t-il ajouté.
« Nous avons appelé pour la mise en place d’une commission technique à Vienne de sorte que nous puissions présenter nos points de vue. La commission doit d’abord être établie, » a-til noté.
L'Iran a demandé des modifications dans le traité, réitérant que ses préoccupations « économiques et techniques » doivent être réservés étant la proposition.
Les USA ont indiqué qu'aucun changement ne sera apporté au traité, insistant sur le fait que l'Iran devrait accepter l'échange.
Les pays occidentaux ont laissé entendre que d'autres sanctions pourraient attendre l'Iran s’ils déclinent la proposition.
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La FIFA ouvre une enquête sur les incidents du Caire
ZURICH - La Fédération Internationale de Football (FIFA) a ouvert une enquête à la suite des incidents qui ont entouré le match Egypte-Algérie (2-0), disputé samedi au Cairo Stadium, comptant pour la 6e et dernière journée des qualifications jumelées CM-CAN 2010, rapporte l'instance dirigeante du football mondial mardi dans un communiqué.
"Dans un premier temps, la FIFA doit établir les faits. La FIFA demande à l'ensemble de la famille du football et aux fans du monde entier, en particulier ceux concernés par ce match, de respecter l'esprit du fair-play et de faire preuve de la plus grande retenue afin que chaque rencontre se déroule dans les meilleures conditions", ajoute le communiqué de la FIFA.
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16.11.2009
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Dix vols pour Khartoum ce lundi
Alger- Dix (10) vols d'Air Algérie à destination de Khartoum (Soudan) sont programmés dès lundi au départ d'Alger et de Constantine, a indiqué dimanche le P-dg de cette compagnie, M. Abdelouahid Bouabdallah, dans une conférence de presse.
Le premier vol sera effectué lundi à minuit pour transporter notamment les journalistes de la presse nationale, a ajouté ce responsable précisant qu'au total, trente (30) vols sont au programme d'Air Algérie pour le transport des supporters de l'équipe nationale vers le Soudan où sera disputé mercredi le match d'appui contre l'Egypte dans le cadre des éliminatoires combinées CM-CAN2010.
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13.11.2009
Algérie-Egypte
La Fifa pourrait prendre de lourdes sanctions
Plusieurs joueurs algériens ont été blessés.
La FIFA doit annoncer sa décision concernant le match Algérie-Egypte cet après-midi, après le caillassage du bus de l'équipe nationale algérienne à son arrivée au Caire hier soir. Un éventail de sanctions allant du report de ce match décisif, jusqu'à la disqualification de l'Egypte, est envisageable.La décision de la Fédération internationale de football (FIFA) concernant la suite à donner à l'agression dont à fait l'objet l'équipe nationale de football algérienne jeudi soir au Caire est attendue dans les prochaines heures.
La Fifa a déjà demandé ce matin que la Fédération égyptienne prenne "toutes les mesures de sécurité" pour que le match Egypte-Algérie puisse avoir lieu, samedi en qualifications au Mondial 2010.
Possible disqualification
La réglementation en vigueur prévoit plusieurs degrés de sanctions, allant jusqu'à la disqualification de l'Egypte de la phase finale de la coupe du monde de 2010 au profit de l'Algérie. Une issue envisageable si la FIFA décide de déclarer le match perdu pour l'Egypte.
Moins dramatique mais tout aussi pénalisant pour la fédération égyptienne, la FIFA pourrait décider de faire jouer la rencontre à huis clos, privant ainsi l'Égypte de ses milliers de supporteurs.
Elle peut également infliger une lourde amende financière à la fédération égyptienne de football.
Enfin, le match qui doit se jouer samedi 14 novembre au Caire pourrait être reporté à une date ultérieure ou joué dans un autre pays.
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07.11.2009
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Les candidats à la reprise d'Areva T&D affûtent leurs arguments

Le tandem français
Si ces trois candidats sont en mesure de proposer un prix conséquent pour T&D après avoir remis une première série d'offres non engageantes, leurs projets industriel et social seront examinés de près et pourraient s'avérer déterminants.
Le groupe nucléaire détenu à près de 91% par l'Etat français a fait savoir qu'il serait particulièrement attentif à ces aspects et devrait, selon plusieurs sources proches de dossier, prendre une décision durant la deuxième quinzaine du mois de novembre, avec la possibilité d'engager des négociations exclusives avec un ou deux candidats.
Alstom et Schneider, toujours bien placés pour l'emporter selon les analystes, ont défendu ces derniers jours leur projet de se partager T&D, une solution vivement critiquée par les syndicats et des dirigeants d'Areva T&D.
Si leur offre est finalement retenue, Alstom prévoit de reprendre la partie transmission (haute tension) de cette filiale tandis que Schneider récupèrerait la distribution (moyenne tension), un projet destructeur d'emplois pour la partie distribution, selon les syndicats.
Dans une interview au Monde publié jeudi, le patron de Schneider s'est cependant engagé à maintenir les emplois et les sites de production.
"Le découpage transmission et distribution nous semble plausible d'un point de vue industriel", écrivaient dans une note récente les analystes de
General Electric envisage pour sa part de réduire la participation de ses partenaires au sein du consortium en lice pour la reprise d'Areva T&D afin d'assurer seul la gestion de T&D si son offre l'emporte, ont écrit vendredi Les Echos.
SIMILITUDES ENTRE LES OFFRES DE GE ET TOSHIBA
Cette formule serait destinée, selon une source proche du dossier, à répondre aux critiques du P-DG d'Alstom Patrick Kron, pour qui le projet du groupe américain en tandem avec le fonds CVC correspond à une offre "financière" et non industrielle.
Toujours selon des sources proches du dossier, Toshiba envisage pour sa part de s'associer au groupe d'Abou Dhabi Taqa et à un fonds récemment créé par le gouvernement japonais pour présenter une offre commune de rachat d'Areva T&D.
Il envisagerait en outre une introduction en Bourse de la nouvelle entité qu'il formerait avec Areva T&D, à l'image de ce que prévoit General Electric, ce qui garantirait selon le groupe américain l'ancrage français d'une activité qui emploie 31.000 personnes, dont 5.500 en France.
"La valorisation d'Areva T&D issue des trois offres non engageantes (...) ressortirait à 3,5 milliards d'euros en médiane, à plus ou moins 300 millions d'euros en fonction de la prise en compte ou non des minoritaires et de la dette associée à la branche T&D", selon Natixis Securities.
"Nous faisons l'hypothèse qu'après examen plus approfondi des comptes et des carnets d'Areva T&D, les offres devraient converger davantage et limiter une différenciation forte par le prix."
"CHAMPIONS FRANÇAIS"
La vente de T&D est censée permettre à Areva de compléter son plan de financement, ses besoins étant estimés à 11 milliards d'euros d'ici à 2011. Ce plan prévoit également l'entrée de partenaires dans son capital, à hauteur de 15%, par le biais d'une augmentation de capital.
D'un point de vue stratégique, les arguments de Patrick Kron en faveur d'une solution française pourraient faire mouche, ce proche de Nicolas Sarkozy faisant valoir que la vente de T&D à des concurrents directs d'Areva dans le nucléaire ne pourrait qu'affaiblir ce dernier.
"Nous pensons qu'il y a une grande probabilité pour que le gouvernement français favorise l'offre conjointe d'Alstom et Schneider (...). Le président Sarkozy est très favorable à la création de champions français", soulignent dans une note les analystes de Sterne Agee.
Les analystes d'Exane
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01.11.2009
A la Une
"Notre sicav permet d’allier performance et soutien aux pays en voie de développement"

Parmi la multitude de fonds éthiques, Natixis Impact Nord-Sud Développement se démarque car il investit directement dans les institutions de micro-crédit des pays en voie de développement. Un modèle rentable puisque le fonds affiche un rendement de 4% par an.
Détails avec Sophie Potard la gérante.
Quel est le principe du fonds ?
Sophie Potard : Natixis Impact Nord-Sud Développement est une sicav obligataire dont l’objectif est de concilier performance et solidarité. L’idée est de mettre une partie de l’épargne des pays du Nord au service du développement des pays du Sud.
Nous intervenons à la fois en Afrique, en Amérique latine, en Asie et depuis 2006 en Europe de l’est et en Amérique centrale.
Quel type de placements solidaires réalisez-vous ?
Sophie Potard : Nous investissons dans une dizaine de sociétés de micro-crédit. Elles sont sélectionnées avec la société SIDI, Solidarité internationale pour le développement et l’investissement.
Nous ne retenons que des sociétés qui ont au minimum 3 ans d’existence et qui sont notées par les agences spécialisées comme PlanetFinace. Enfin, nous ne prêtons qu’en dollar et en euros et pour une durée de 2 ans renouvelables.
Quels projets financent les institutions de micro-crédit ?
Sophie Potard : Nos prêts sont destinés à des personnes qui, par manque de ressource, n’ont pas accès au système bancaire classique. Nous intervenons surtout dans le domaine rural qui représente 81% de nos prêts. Au Nicaragua, nous aidons une entreprise de micro-crédit qui finance 77 millions de dollars de prêts pour 82.000 clients, soit 800 euros par foyer.
Les crédits sont accordés à 56% à des femmes. Nous leur prêtons à un taux de 7%, ce qui peut paraitre élevé pour la France mais qui reste très en-dessous du seuil d’usure de la plupart des pays pauvres.
Investir dans votre fonds est-il risqué ?
Sophie Potard : Depuis la création de la Sicav, nous n’avons eu aucun défaut de paiement de la part des institutions de micro-crédit. Surtout ce placement ne représente que 7% de nos investissements. 77% de notre portefeuille est très sécurisé car investi en obligations supranationales, c’est-à-dire des titres des institutions internationales comme la Banque mondiale ou l’African Developpement Bank, qui sont très bien notées par les agences financières.
Ces obligations entrent dans notre périmètre d’investissement car elles permettent de financer la construction d’infrastructures dans les pays en voie de développement. Et en plus, elles offrent une meilleure performance que celles des Etats car elles sont très rares. Ainsi, notre fonds affiche une performance historique de 4% par an.
Nous détenons aussi des obligations américaines ou françaises afin d’assurer une bonne liquidité à notre portefeuille.
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Elie Wiesel et ses amis antisémites

J Street ne manque pas d’argent mais, pour l’instant, de relais suffisamment nombreux dans la communauté juive étatsunienne. Trouver ces relais un travail de longue haleine qui commence à porter ses fruits et qui se matérialise par la première convention de l’organisation qui a réuni quelques 1500 participants.
Michael Oren, l’ambassadeur sioniste à Washington, était invité à cette convention, mais il a décliné l’invitation. C’est que J Street n’est pas bien vu à Tel Aviv, et encore moins à Washington où le lobby sioniste représente un sionisme intransigeant. Dans ces deux villes, le sionisme mou de J Street est perçu comme dangereux pour le projet sioniste.
Si Michael Oren désapprouve les principes de J Street, il a par contre les yeux de Chimène pour les sionistes chrétiens et leur pasteur John Hagee qu’il a « honorés » de sa présence un meeting de l’église du prédicateur apocalyptique.
Il n’est d’ailleurs pas le seul à faire les yeux doux à John Hagee puisqu’au moment même où J Street de réunissait, Elie Wiesel, prix Nobel (de quoi au juste?) s’exprimait aux côtés de John Hagee devant des milliers de sionistes chrétiens.
Or, comme nous le rappelle Max Blumenthal, Hagee est, preuves à l’appui, un antisémite virulent.
Ceux qui ont l’habitude de gober les inepties proférées par Elie Wiesel en seront peut-être surpris. Certainement pas ceux qui sont un peu familiers du personnage ainsi que du sionisme.
La présence choquante d’Elie Wiesel auprès du prédicateur fou et antisémite John Hagee
par Max Blumenthal, AlterNet (USA) 29 octobre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le 25 octobre, alors qu’une foule de 1500 personnes se pressait pour la première convention du lobby pro-israélien de gauche J Street, Elie Wiesel prenait la parole devant une foule de 6000 sionistes chrétiens participant à la « Night to Honor Israel » (soirée en l’honneur de l’entité sioniste).
Auparavant, l’ambassadeur Israélien Michæl Oren, qui était présent au sommet tenu plus tôt dans l’année des Christians United for Isræl d’Hagee, avait rejeté la proposition de J Street pour qu’il s’exprime lors de sa convention. Au lieu de quoi, il a envoyé un fonctionnaire de faible rang pour « observer » l’événement. Oren avait ensuite accusé J Street de «porter atteinte aux intérêts d’Israël.»
En apportant sa bénédiction à Hagee tout en vouant J Street aux gémonies, Wiesel et Oren ont choisi une organisation antisémite dirigée par un prédicateur apocalyptique d’extrême droite de préférence à une organisation progressiste naissante qui se proclame elle-même «pour Israël, pour la paix.» Et Wiesel comme Oren semblent déjà pris dans une autre controverse sur leur engagement avec le prédicateur extrémiste.
Dans la vidéo ci-dessous, le pasteur Hagee avertit que l’antéchrist sera homosexuel, Allemand et Juif.
Pendant la campagne présidentielle de 2008, le sénateur McCain avait cherché avec insistance à obtenir le soutien d’Hagee, apparaissant aux côtés du pasteur au cours d’une conférence de presse largement médiatisée pour en faire l’annonce. McCain voulait avoir le blanc seing d’une personnalité de la droite chrétienne, surtout depuis qu’il avait fustigé Jerry Falwell et Pat Robertson pendant les primaires républicaines de 2000.
McCain était peut être absolument dans l’ignorance du sermon où Hagee déclare que l’holocauste était un événement ordonné et orchestré par Dieu pour accomplir la prophétie biblique; son accusation selon laquelle le rejet de Jésus par les Juifs était à la racine de l’antisémitisme; ou encore sa prédiction selon laquelle quand l’antéchrist reviendra, il sera homosexuel et « partiellement juif, comme l’était Adolf Hitler, comme l’était Karl Marx.» Quand les délires antisémites d’Hagee ont été répercutés sans des blogs comme Talk2Action avant d’être connus nationalement, McCain renonça au soutien du prédicateur.
La vidéo ci-dessous montre la séquence du fameux sermon d’Hagee sur Hitler.
A la différence de McCain, Oren et Wiesel ne peuvent feindre l’ignorance des propos antisémites d’Hagee, à cause justement du bruit qu’avait fait la rupture avec McCain. «Mon cher pasteur, quand j’entends que des Chrétiens se réunissent pour défendre le peuple d’Israël, c’est bien sûr quelque chose qui me fait chaud au cœur, » avait déclaré Wiesel à Hagee dans un entretien du 3 septembre.
«C’est, dit simplement, vous voyez, les gens ont appris de l’histoire.» (Hagee vend pour 15 dollars pièce le DVD de son entretien avec Wiesel sur son site web personnel, transformant le film de cette rencontre en aubaine financière).
Le 26 octobre, pendant un panel de blogueurs et de militants en marge de la conférence de J Street, j’ai critiqué Oren et Wiesel pour s’être associés à Hagee au moment même où j’écrivais sur l’implication de McCain avec le prédicateur.
En se liant avec un antisémite, Wiesel semble ne pas avoir retenu son propre enseignement. J’ai dit que Bernard Madoff était la dernière personne en qui Wiesel avait eu autant confiance qu’en Hagee. C’était une plaisanterie, bien sûr, un genre de plaisanterie juive, et dans cette comparaison humoristique j’attribuais à Wiesel une crédulité stupide dans son engagement avec Hagee.
Ecrivain lauréat du prix Nobel, Wiesel a basé son œuvre et ses conférences depuis des décennies sur la prémisse selon laquelle nous devons apprendre de la tragédie du passé, tirer la leçon de l’holocauste de sorte à ne pas le répéter. Peut-être Wiesel n’ignore-t-il pas l’épouvantable théologie d’Hagee pour laquelle la destruction violente des Juifs est essentielle pour amener le retour du Christ; ou peut-être ne la prend-t-il pas au sérieux et considère-t-il que de telles inepties ne devraient pas empêcher Hagee de soutenir financièrement et par la propagande le mouvement de colonisation de la Cisjordanie qui est désormais au cœur des difficultés dans les relations entre les USA et Israël.
Michæl Goldfarb, ancien porte parole de la campagne McCain – Palin et qui anime un blog sur le Weekly Standard a qualifié le panel de blogueurs de «clownesque». Il rend compte de les remarques ainsi: « Elie Wiesel insulté à la conférence de J Street.» Dans son post, Goldfarb ne tient pas compte des faits que j’ai présentés sur l’antisémitisme d’Hagee. Une fois de plus, l’idéologie exige qu’on oublie l’histoire.
Jeffrey Goldberg, qui écrit pour the Atlantic, a lui aussi qualifié le panel de « clownesque, » m’attaquant pour avoir critiqué Wiesel. «En voilà une astuce, » écrit Goldberg dans son blog. «Critiquer des personnages publics qui ont survécu à l’holocauste est bien sûr permissible. Mais les insulter est honteux. Ca ne va pas vous gagner beaucoup d’amis juifs.» Goldberg m’a également excommunié parmi les anti sionistes qui ont des parents juifs.»
Pourquoi Wiesel fait-il ami-ami avec Hagee? Pourquoi ai-je « insulté » Wiesel? Goldfarb comme Goldberg ont refusé de traiter ces questions et omis de citer les faits que j’ai présentés sur Hagee. Alors que Goldfarb s’en est pris violemment à un donateur de J Street pour des déclarations controversées sur Israël, ils ne s’est jamais occupé des diatribes antisémites d’Hagee. Goldberg ne s’en est pas occupé non plus. Tous deux présentent tranquillement leurs opinions sans se soucier des faits.
Mais l’absence de faits dans les articles sur leurs blogs ne les autorise pas à fuir le problème. Approuvent-ils Hagee, comme le font Wiesel et Oren? En défendant Wiesel des critiques sur sa relation avec Hagee, ils défendent également cette relation. Est-ce vraiment ce qu’ils veulent faire? Ils doivent donc également être en désaccord avec la rupture par McCain de ses liens avec Hagee.
Qu’est-ce que Goldberg et Goldfarb trouvent acceptable chez Hagee, dès lors que Wiesel et Oren le trouvent acceptable? A moins, bien sûr, qu’ils n’approuvent ni Hagee ni aucune association avec lui, et utilisaient la critique contre ceux qui s’allient à lui comme un moyen de taper sur J Street. Alors là, ce serait clownesque.
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28.10.2009
Sud-Liban
Quatre roquettes découvertes au Sud-Liban
Une équipe jointe des Forces armées libanaises et des troupes de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) a découvert, mercredi, quatre roquettes Katiousha. Elles étaient entreposées précisément à l'endroit d'où une roquette avait été tirée la veille en direction d'Israël.
Un officier de l'armée libanaise inspecte une roquette dans le sud du pays.
De source officielle libanaise, les roquettes, de courte-portée, ont été découvertes dans un immeuble en cours de construction, dans la région de Houla. Trois des quatre Katioushas étaient sur le point d'être tirées.
Une roquette - de 7 mm de diamètre - s'est écrasée dans un champ près de Kiryat Shmona, à 3 km de la frontière libanaise, mardi soir. Elle a vraisemblablement été tirée depuis la région du Mont Dov (Fermes de Sheba). L'explosion a mis le feu au champ israélien, sans faire de victimes.
L'armée israélienne a immédiatement riposté.
Les tirs libanais n'ont pas été revendiqués, mais la défense israélienne soupçonne le Djihad islamique d'être à l'origine de l'attaque.
Seulement quelques heures avant l'incident, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, s'était rendu dans le nord du pays, où il avait évoqué "neuf années de calme" dans la région. Neuf années "interrompues, cependant, pendant les quelques semaines douloureuses de la seconde guerre du Liban".
"J'espère que nous parviendrons à maintenir cette situation de calme", a-t-il ajouté, tout en précisant qu'Israël "se prépare néanmoins à d'autres éventualités, y compris celle d'une nouvelle mise à l'épreuve".
La sirène d'alerte de l'administration civile n'a pas été déclenchée au moment de l'attaque de mardi. Selon la Chaîne 2, le système avait été désactivé, depuis le déclenchement de plusieurs fausses alertes. Il est en cours de réparation.
Suite à l'attaque de mardi, l'ambassadrice israélienne à l'ONU, Gabriela Shalev, a déposé une plainte auprès du secrétaire général Ban Ki-moon. Elle explique notamment que, depuis plusieurs mois, les activités hostiles envers l'Etat hébreu se sont multipliées à la frontière libanaise. Shalev estime, par ailleurs, que le gouvernement libanais devrait être tenu responsable du dernier tir de roquette.
De son côté, la dirigeante de l'opposition Tzipi Livni (Kadima) affirme que "le Liban est responsable de tout ce qui se déroule sur son territoire… Les forces internationales sur place doivent imposer l'application de la résolution 1701 et Israël devra, de son côté, s'en assurer", a-t-elle ajouté.
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l’Iran
La résolution proposée par l’Iran a été approuvée
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