22.12.2009

Le Secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf

La langue français malade

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PARIS - Le Secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf a regretté mercredi "l'effacement du français dans les organisations internationales" alors qu'il est "la deuxième langue la plus enseignée dans le monde".

"La langue française est dans une situation ambiguë", a dit l'ancien président du Sénégal au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une Conférence ministérielle de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui s'est tenue mardi et mercredi à Paris.

"Cette langue progresse, elle est la deuxième langue la plus enseignée dans le monde, le nombre de locuteurs augmente, la demande de français sur tous les continents augmente et paradoxalement nous assistons à l'effacement du français dans les organisations internationales", a-t-il précisé, citant l'exemple de la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique.

"Nous avons donc là un problème de volonté politique au niveau de tous nos Etats", a-t-il ajouté, recommandant aux différents responsables des pays francophones de ne pas "se laisser entraîner vers l'expression dans une autre langue".

Le Secrétaire général de la Francophonie a par ailleurs déclaré qu'il serait candidat à un troisième mandat de quatre ans à ce poste, de 2010 à 2014, étant donné les demandes répétées qui lui ont été adressées par différents chefs d'Etat, a-t-il expliqué.

"Beaucoup de voix se sont élevées (...) pour demander que je sois candidat. J'ai été très sensible à ces manifestations de confiance", a-t-il dit. "Je suis disponible", a-t-il ajouté.

Le 13e sommet de la Francophonie, qui aura lieu du 22 au 24 octobre 2010 à Montreux, en Suisse, aura notamment à son ordre du jour l'élection du Secrétaire général. Président du Sénégal de 1981 à 2000, M. Diouf occupe ce poste depuis 2002.

L'OIF réunit le quart des nations (56 pays membres et 14 observateurs). Aujourd'hui, on compte 4% de francophones dans le monde (250 millions de locuteurs sur les cinq continents). Cette proportion devrait doubler d'ici 2050.

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20.12.2009

Levallois

Marie-Pierre Levallois se confie

"Nouveaux caps" est une série web documentaire, conçue par Challenges et l'Apec, autour du témoignage d'une dizaine de cadres dirigeants ou d'entrepreneurs qui, à un moment de leur carrière, ont dû faire face à des revers. Troisième épisode avec Marie-Pierre Levallois, ancienne directrice générale adjointe des éditions Larousse.


Elle y confie pêle-mêle que "(elle) a été confrontée assez jeune à la question du management", qu'"(elle) est persuadée qu'on a parfois raison contre tous", que "dans les pires difficultés, la seule chose à faire c'est de ne jamais désespérer, de ne jamais perdre son humour ni une certaine forme de distance" et qu'"il est évident que, quand vous êtes débarqué, c'est une remise en cause énorme" :

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18.12.2009

Plein Droit n° 69, juillet 2006 « Immigration, paroles de trop » Le « piège » du regroupement familial ? La sélection des citations a été effectuée par Fanny Petit. « Clandestinité », « détournement de procédure », « fraude », « filière supplémentaire

Plein Droit n° 69, juillet 2006

« Immigration, paroles de trop »

Le « piège » du regroupement familial ?La sélection des citations a été effectuée par Fanny Petit.

« Clandestinité », « détournement de procédure »,  « fraude », « filière supplémentaire d’immigration »... Les discours pernicieux développés de plus en plus fréquemment par nos représentants politiques accompagnent la mise en œuvre de dispositifs qui malmènent un droit fondamental : celui de vivre en famille.

« Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs [...]

Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler [...] si vous ajoutez le bruit et l’odeur, eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela... Nous n’avons plus les moyens du regroupement familial. Il faut faire un moratoire […] »

Extrait du discours prononcé par Jacques Chirac à Orléans, 19 juin 1991.

« Bien sûr, le regroupement familial est une idée généreuse mais à la longue elle s’est transformée par ses abus en une idée parfois dangereuse. En effet, les conditions trop souples de son obtention ont bien souvent encouragé de véritables détournements de procédure, permettant ainsi l’arrivée sur notre sol d’individus dont aucune cause humanitaire ou familiale ne justifiait la venue.

De plus, l’utilisation répétée de cette procédure a souvent mis en péril l’équilibre social de certaines communes qui subissent, malgré elles, ces regroupements familiaux sur leur territoire. »

Thierry Mariani, député RPR, 16 juin 1993.

« [L’interdiction du regroupement familial partiel inscrit dans le projet de loi Pasqua] remet en cause le principe du regroupement familial. Si le père de famille doit attendre de disposer des ressources nécessaires pour regrouper toute sa famille, il risque d’attendre très longtemps, sauf à contrevenir à la loi. La proposition du gouvernement risque d’avoir pour résultat de fabriquer des clandestins. »

Julien Dray, député PS, 17 juin 1993.

« Comme si tout cela [projet de loi Chevènement] ne suffisait pas, les bénéficiaires du regroupement auront immédiatement droit à la carte de séjour, qui leur donnera des droits propres, sur lesquels ils pourront à leur tour s’appuyer pour procéder à de nouveaux regroupements : bel effet multiplicateur en perspective !»

Dominique Perben, député RPR, 4 décembre 1997.

« Droits nouveaux, automatiques, offerts de manière assez floue [...], droits joints à l’élargissement sans limite du regroupement familial, le tout cumulé avec le code de la nationalité le plus favorable aux étrangers de toute l’Union européenne, voilà qui va faire de notre pays une nouvelle frontière pour tous les malheureux, un havre pour tous les infortunés de la terre. […]

En fait, le gouvernement met en place un droit massif au regroupement familial qui est étendu à tous les enfants des conjoints, ce qui ne manquera pas d’étendre les possibilités dans le cas de polygamie dans le pays d’origine et de poser de multiples problèmes d’interprétation des délégations d’autorité parentale. »

Charles Pasqua, sénateur RPR, 21 janvier 1998.

« Nous l’avons dit et nous le redisons, car vous ne nous avez pas entendus : la France doit accueillir qui elle veut, et non pas qui le veut, il y va de notre souveraineté. Ce n’est pas en multipliant les titres de séjour et en les attribuant à un nombre croissant de demandeurs que vous allez maîtriser les flux migratoires ! Ce n’est pas non plus en renonçant à contrôler les regroupements familiaux et à vérifier les conditions de vie promises à ces familles que vous enverrez un signal de fermeté aux populations concernées. »

Thierry Mariani, député RPR, avril 1998.

« Notre pays doit retrouver une politique migratoire. Depuis de trop nombreuses années, il n’en a plus, si bien que […] le volet d’immigration légale est entièrement alimenté par des flux que nous subissons, comme le regroupement familial et les demandeurs d’asile. Je ne propose pas de revenir sur le regroupement familial, mais je dis qu’il ne s’agit pas d’une immigration choisie : moins d’un immigrant sur dix est choisi en fonction des besoins de notre économie et de nos capacités d’intégration. »

Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, juillet 2003.

« S’agissant du regroupement familial, le projet [de loi Sarkozy] supprime la délivrance de plein droit d’une carte de résident aux membres de la famille qui rejoignent un étranger. Ainsi, au sein d’une même famille, les uns auront une carte de résident, les autres une carte de séjour temporaire, et donc des droits et des perspectives d’intégration différents. On imagine aisément combien cette disparité de statuts peut fragiliser, voire ébranler la stabilité des familles étrangères. »

Christophe Caresche, député socialiste, juillet 2003.

« Le principe constitutionnel du regroupement familial ne peut être remis en cause, mais cela ne doit pas empêcher l’esprit de responsabilité publique de s’exercer, notamment dans les quartiers sensibles, qui souffrent le plus souvent d’une concentration excessive de population étrangère. Malgré cela, c’est aussi dans ces quartiers, devenus de véritables ghettos, que les demandes de regroupement familial sont les plus nombreuses.

Or, il suffit de quelques uns de ces regroupements, dans une cité ou dans une petite ville, pour mettre à mal la cohésion sociale. Parfois même, on assiste à un basculement culturel. Mais, sur ce point, les moyens juridiques font cruellement défaut aux maires pour assurer une meilleure mixité sociale. Nous ne pouvons donc que nous féliciter de votre intention de les associer aux procédures envisagées. »

Etienne Mourrut, député UMP, 3 juillet 2003.

« Quant à l’immigration je vous promets que les choses vont changer rapidement. Ma priorité sera de mettre un terme aux détournements de procédure systématiques auxquels nous assistons depuis des années.

Demandes d’asile politique “bidon”, mariages blancs, regroupements familiaux trafiqués, visas de tourisme dépassés. Je veux faire comprendre que pour que la France demeure la nation généreuse et accueillante qu’elle a toujours été il lui faut maintenant faire preuve d’une grande fermeté à l’endroit de tous ceux qui bafouent cette générosité en la détournant. »

Nicolas Sarkozy, discours prononcé devant les cadres de l’UMP, 11 juin 2005.

« L’intégration à [la] société française, notamment la maîtrise de la langue française, devrait être une condition pour faire venir sa famille. En effet, l’avenir du conjoint et des enfants est engagé, mais aussi celui de la société toute entière ».

Dominique de Villepin, à l’issue du Comité interministériel de contrôle de l’immigration, 29 novembre 2005.

« Le regroupement familial illégal que vous craignez a bien eu lieu, mais pendant les années Jospin. […] En 1998, on comptait 130 000 attestations d’accueil nécessaires pour obtenir un visa de tourisme et, en 2002, 720 000 ! C’était alors le principal moyen d’entrer légalement en France et de s’y maintenir de façon irrégulière […] et nous avons mis fin à cette dérive en 2003. »

Thierry Mariani, député UMP, mai 2006.

« Je ne dis pas qu’un immigré ne doit pas avoir le droit de faire venir sa famille en France. Je suis trop attaché à notre tradition humaniste, au principe constitutionnel de protection de la vie familiale ainsi qu’à nos engagements européens, pour contester à un père le droit de vivre avec sa femme et ses enfants ! Mais je voudrais que les choses soient claires : c’est au pouvoir politique, au gouvernement, au législateur, de définir dans quelles conditions s’applique en France le droit à la vie privée et familiale !

Il ne saurait y avoir, pour toutes les familles de par le monde, un droit absolu et inconditionnel à s’installer en France, sans projet d’intégration, sans travail, sans logement digne, sans perspectives. C’est dans cet esprit que j’ai conçu la réforme du regroupement familial. »

Entretien avec Nicolas Sarkozy, magazine Réforme, 4 mai 2006.


Notes

[1] La procédure de regroupement familial a été rendue de plus en plus compliquée au fil des lois Pasqua (1993), Sarkozy (2003). Le projet de loi qui sera définitivement adopté durant l’été s’inscrit dans la même lignée. Seule la loi Chevènement (1998) avait contribué à assouplir le dispositif.

[2] La plupart des citations reprises dans cet article est tirée des débats parlementaires : www.assembleenationale.fr

 

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16.12.2009

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud Al-Fayçal

Saoud al-Fayçal déplore le "soutien absolu" de Washington à "Israël"


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud Al-Fayçal a déploré "le soutien absolu" des Etats-Unis à l'entité sioniste, et ce, dans un entretien publié mercredi par le International Herald Tribune.

Ce soutien "a eu pour conséquence, non de mettre "Israël" en sécurité pour faire la paix, mais qu'"Israël" prenne l'option de vivre dans une région sans en accepter les peuples".

Dressant le bilan de ses 35 ans à la tête de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud ne cache pas sa "déception" face à l'échec des gouvernements arabes à instaurer un Etat palestinien, à l'origine du long conflit israélo-arabe.

S'agissant du Liban, al-Fayçal a prétendu qu'il ne saurait être souverain aussi longtemps que la résistance (Hezbollah) y "possède plus d'armes que l'armée régulière".

Il estime enfin que "la communauté internationale" ne doit jamais permettre à l'Iran de se doter de l'arme atomique, ajoutant qu'il "se méfie" des affirmations de Téhéran quant au caractère civil de son programme nucléaire.

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14.12.2009

Le tribunal de Tizi Ouzou

30 terroristes condamnés par contumace à la prison à vie à Tizi Ouzou

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Le tribunal de Tizi Ouzou a prononcé, au début de la session criminelle entamée le 24 octobre dernier, des peines de mort et de prison à vie par contumace contre trente terroristes poursuivis pour constitution de groupes terroristes, assassinat avec préméditation et kidnapping.

Parmi les accusés, selon des sources judiciaires, figurent des émirs de Saryates et de Katibates qui avaient rejoint l’organisation terroriste du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) au début du terrorisme et des activités terroristes qui constituaient les premiers noyaux des groupes armés toujours en activité dans les forêts de Tizi Ouzou.
Le tribunal de Tizi Ouzou vient en tête en nombre d’affaires de terrorisme, de par l’existence de la majorité des groupes terroristes du groupe salafiste pour la prédication et le combat dans ses forêts et qui constituent la base de cette organisation terroriste, à l’instar des monts de Draâ El Mizrana, Sidi Ali Bounab, Mizrana, Ouassif, Aïn El hammam et mes Monts Yakouren et Zekri.

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Les interventions

Les interventions américaines au Pakistan

Les avocats et juristes pakistanais ont condamné les interventions américaines dans les affaires intérieures du Pakistan.  D'après l'IRNA, citant les sources palestiniennes, l'association des avocats et des juristes de Rawalpindi rappelle que les Etats-Unis s'interviennent, ouvertement, dans les affaires intérieures du Pakistan entre autres, en envoyant des forces d'entraînement aux centres de formation, ce qui met en cause l'intégrité territoriale pakistanaise.

Les avocats de Rawalpindi ont aussi fait part des manifestations anti-américaines, prévues pour samedi prochain. La démarche des avocats et des juristes pakistanais intervient alors que l'ancien directeur du service de renseignement inter-armées pakistanais (ISI), le général Mohammad Assad Dorani a fait part de l'implication de la société américaine, Black Water dans les attentats à la bombe au Pakistan.

Il a dit que les forces de sécurité de Black Water se sont multipliées avec l'objectif de soutenir les forces américaines, déployées récemment en Afghanistan et au Pakistan.

Il a aussi indiqué que les forces de Black Water contrôlent les opérations des drones américaines survolant le sol pakistanais aussi bien qu'ils s'interviennent dans plusieurs affaires du pays.

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01.12.2009

le premier ministre

Chine: le premier ministre réticent à une réévaluation du yuan (agence)

Chine: le premier ministre réticent à une réévaluation du yuan

Chine: le premier ministre réticent à une réévaluation du yuan

A l'issue du sommet UE-Chine, le premier ministre chinois Wen Jiabao a qualifié d' "injustes" les exigences de certains pays pressant Pékin de relever le cours du yuan, écrit lundi l'agence Chine Nouvelle.

La question des taux de change a constitué le plat de résistance des deux journées d'entretiens entre les dirigeants de l'Union européenne et ceux de Chine.

Certaines puissances arguent du cours trop bas de la monnaie chinoise pour appliquer une politique protectionniste dans leurs rapports commerciaux avec la Chine, ce qui freine le développement économique du pays, a estimé le premier ministre.

Malgré cela, Pékin mise sur la stabilité du yuan. "En période de la crise financière, cela fera du  bien non seulement à l'économie chinoise mais aussi à l'économie mondiale", a déclaré M.Wen.

Les analystes occidentaux estiment que le cours du yuan est trop bas et ne représente que 40% de sa valeur réelle.

Lors de sa première visite en Chine à la mi-novembre le président Barack Obama avait appelé son homologue chinois Hu Jintao à réitérer son intention de relever le cours du yuan dans le but d'éviter des déséquilibres commerciaux qui aggravent la crise mondiale.

Début 2009, le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner avait également appelé la Chine à réévaluer le yuan, provoquant des critiques acerbes à son adresse de la part de politiques et d'experts asiatiques qui estiment qu'une telle démarche en pleine récession mondiale constituerait un suicide économique.

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19.11.2009

Bruxelles

L'Europe divisée pour désigner son premier président aujourd'hui à Bruxelles

 

Fredrik Reinfeldt le 11 novembre 2009 à Bruxelles
(Georges Gobet)
L'Union européenne, très divisée, joue sa crédibilité jeudi soir à l'occasion d'un sommet délicat pour désigner son premier président et son futur chef de la diplomatie, appelés à mieux faire entendre la voix du continent dans le monde.

L'Union européenne, très divisée, joue sa crédibilité jeudi soir à l'occasion d'un sommet délicat pour désigner son premier président et son futur chef de la diplomatie, appelés à mieux faire entendre la voix du continent dans le monde.

Les dirigeants des 27 pays européens, à qui reviennent la décision, abordent la réunion de Bruxelles très divisés, après plusieurs jours de tractations infructueuses pour tenter de trouver un consensus sur les noms.

Seule la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite persuadée qu'un accord serait trouvé rapidement. La réunion débute vers 18H00 (17H00 GMT).

L'Europe pourrait donc revire le psychodrame de 2004, lorsque la désignation du président de la Commission européenne avait donné lieu à d'interminables tractations et une empoignade épique.

Les candidats à la présidence de l'UE

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens se retrouvent ce soir à Bruxelles pour tenter de surmonter leurs divergences en vue de désigner leur premier président stable, ainsi qu'un chef de la diplomatie de l'UE.

Soutenu par Paris et Berlin, mais bloqué par la Grande-Bretagne, le Belge Guy Verhofstadt avait finalement laissé la place à un candidat surprise de dernière minute : José Manuel Barroso.

Un nouveau scénario de ce type serait préjudiciable à l'Europe au moment où elle entend avec le traité de Lisbonne et son président prendre un nouveau départ pour exister davantage auprès de ses citoyens et sur la scène internationale.

Le premier président stable du Conseil européen doit en principe être une personnalité de la droite européenne, pour refléter sa domination sur l'échiquier politique du continent. Tandis que le poste de Haut représentant aux affaires étrangères est revendiqué par la gauche.

Le chef du gouvernement belge Herman Van Rompuy le 30 octobre 2009 à Bruxelles.
(Georges Gobet)
Le Belge Herman Van Rompuy est pour le moment considéré comme favori. La question doit être tranchée le 19 novembre lors d'un sommet extraordinaire à Bruxelles, en même temps que celui du futur chef de la diplomatie de l'UE.

Le Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, est toujours favori pour la présidence. Discret et prêt à se contenter d'un rôle de facilitateur de compromis, il présente l'avantage du point de vue de certains grands Etats de ne pas leur faire d'ombre.

Il est en concurrence avec, entre autres, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le Néerlandais Jan Peter Balkenende, voire même le Britannique Tony Blair, toujours soutenu bec et ongle par Londres malgré de maigres chances de l'emporter.

Selon Martin Schultz, président du groupe socialiste au Parlement européen, Paris et Berlin sont d'accord pour soutenir un candidat du Benelux. "Mon impression est que tout va dans la direction de M. Van Rompuy ou de M. Juncker", a dit M. Schultz à une radio allemande.

Vaira Vike-Freiberga le 24 janvier 2007 à Davos
(Fabrice Coffrini)
D'autres noms sont apparus comme celui de l'ex-présidente lettone Vaira Vike-Freiberga, 71 ans, qui surfe sur la vague "féministe" qui a déferlé ces derniers jours à Bruxelles.

Mais d'autres noms pourraient sortir du chapeau comme celui de l'ex-présidente lettone Vaira Vike-Freiberga, 71 ans, qui surfe sur la vague "féministe" qui a déferlé ces derniers jours à Bruxelles et mène une campagne "à l'américaine".

"Dans mon entourage de ministres des Affaires étrangères, il y a sans aucun doute une forme d'inquiétude qu'une partie des chefs de gouvernement tende à une solution minimale sur la question du président, qui réduirait nos possibilités d'avoir une voix claire dans le monde", a déploré le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt.

M. Bildt a évoqué "une occasion manquée historique".

La confusion est encore plus grande au sujet du Haut représentant qui sera également vice-président de la Commission européenne et sans doute la personnalité comptant le plus dans la nouvelle Europe.

Portraits d'archives de David Miliband et Massimo D'Alema
(Alberto Pizzoli)
David Miliband, considéré longtemps comme favori, s'est retiré, mais son nom continue de circuler. Il a laissé sa place à l'Italien Massimo D'Alema, soutenu par son pays et les socialistes européens.

Le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, considéré longtemps comme favori, s'est retiré, mais son nom continue de circuler. Il a laissé sa place à l'Italien Massimo D'Alema, soutenu par son pays et les socialistes européens, qui revendiquent le poste, mais la candidature de cet ancien communiste est contestée par certains pays de l'ex-bloc soviétique.

Et il doit compter avec l'Espagne qui entend pousser son ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos. Selon le quotidien espagnol El Païs, ce choix serait également celui de la France.

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l'Iran

Obama menace encore l'Iran

Obama menace encore l'Iran

Le Président des Etats-Unis, Barack Obama, a déclare que la porte est encore ouverte pour que l'Iran accepte la proposition de l’AIEA sur l’échange de combustible nucléaire mais a averti de « conséquences » si Téhéran ne change pas d'avis.

L’ébauche du traité sur le nucléaire de mi-octobre discutée à Vienne stipule que l'Iran doit envoyer à l’étranger son uranium légèrement enrichi (LEU) pour être enrichi et retourné au pays pour le réacteur de recherches scientifiques médical de Téhéran. L'idée a été d’abord acceptée par l'administration Obama.  

Le Ministre des Affaires Etrangères Iranien, Manouchehr Mottaki, a annoncé Mercredi que l'Iran n'enverrait pas son uranium enrichi à l'étranger pour être traité pour le réacteur de Téhéran. Il a indiqué que l'Iran envisageait au lieu de cela d’échanger l'uranium sur son sol.  

« L’Iran n'enverra pas son uranium enrichi à 3,5% hors du pays, » a déclaré Mottaki cité par l’ISNA . « Ce qui signifie que nous envisageons d'échanger l'uranium enrichi à l'intérieur de l'Iran. »  

Le Président Obama a réagi Jeudi à l'annonce de l'Iran, déclarant que Téhéran a encore le temps pour accepter le traité mais a simultanément averti que des « conséquences » peuvent attendre l'Iran s’il rejette la proposition.  

« Nos attentes seraient qu’au cours des semaines suivantes, que nous développions un paquet de mesures potentielles que nous pourrions mettre en place, qui indiquerons notre sérieux à l’Iran, » a déclaré Obama.  

Mottaki a également indiqué que l'Iran préfère enrichir domestiquement son uranium à 20%, ou achèter directement l'uranium enrichi à 20% dont ils ont besoin plutôt que de l'échanger contre leur LEU contre des barres de combustible.  

« Cependant, puisqu'ils insistaient pour l'échange, nous avions décidé d'ouvrir une fenêtre d’opportunités et d'étudier les différents aspects de cette possibilité… Mais puisque leur évaluation concernant la quantité de combustible à être  échangé est à l'opposé de celle de nos experts, les examens techniques sont encore en cours, » a-t-il ajouté.  

« Nous avons appelé pour la mise en place d’une commission technique à Vienne de sorte que nous puissions présenter nos points de vue. La commission doit d’abord être établie, » a-til noté.  

L'Iran a demandé des modifications dans le traité, réitérant que ses préoccupations « économiques et techniques » doivent être réservés étant la proposition.  

Les USA ont indiqué qu'aucun changement ne sera apporté au traité, insistant sur le fait que l'Iran devrait accepter l'échange.  

Les pays occidentaux ont laissé entendre que d'autres sanctions pourraient attendre l'Iran s’ils déclinent la proposition.

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A la Une

La FIFA ouvre une enquête sur les incidents du Caire

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ZURICH - La Fédération Internationale de Football (FIFA) a ouvert une enquête à la suite des incidents qui ont entouré le match Egypte-Algérie (2-0), disputé samedi au Cairo Stadium, comptant pour la 6e et dernière journée des qualifications jumelées CM-CAN 2010, rapporte l'instance dirigeante du football mondial mardi dans un communiqué.

"A l'heure actuelle, la FIFA étudie les différents rapports et documents relatifs aux incidents qui ont entouré le match Egypte-Algérie", souligne la fédération, précisant qu'"en attendant que la procédure arrive à son terme, la FIFA ne fera aucun commentaire et ne livrera aucune information sur le sujet". Le département "médias" de la FIFA, contacté lundi par téléphone par l'APS, a affirmé "qu'aucune décision ne serait prise avant trois jours" sur les incidents qui avaient émaillé la rencontre Egypte-Algérie, avant, pendant et après ce match.

"Dans un premier temps, la FIFA doit établir les faits. La FIFA demande à l'ensemble de la famille du football et aux fans du monde entier, en particulier ceux concernés par ce match, de respecter l'esprit du fair-play et de faire preuve de la plus grande retenue afin que chaque rencontre se déroule dans les meilleures conditions", ajoute le communiqué de la FIFA.
Des bus transportant samedi les supporters algériens après la fin du match face à l'Egypte ont été la cible de violentes attaques de la part d'Egyptiens, qui les attendaient à la sortie du stade. Il y a eu plusieurs blessés algériens. La sélection nationale a été, quant à elle, agressée à son arrivée au Caire et après le match, rappelle-t-on.

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