06.02.2010

ACTUALITE

le dictateur sassou

Et si c’est l’élite congolaise, initiés d’un côté et profanes de l’autre ; qui nous impose la dictature et la domination de SASSOU NGUESSO ?

La situation du Congo est particulièrement choquante et, elle suscite en toute personne qui aime ce pays une profonde tristesse.


L'élite congolaise, initiés d'un côté et profanes (laïcs, religieux, animistes, athées) de l'autre, continuent sans gêne d'octroyer crédits et crédibilité au régime illégitime, illégal et dictatorial de SASSOU NGUESSO ; et, de légitimer par des élections en trompe-l’œil son pouvoir par tous les moyens alors, que la majorité des congolais refuse (au regard des présidentielles 2009) de le légitimer jusqu'à ce que toutes les forces vives du Congo, comme en 1991 ; statuent ensemble sur le devenir des institutions du Congo Brazzaville.


Toutefois, nous le savons tous, grâce à Marx WEBER ; qu'en politique, il y a deux péchés mortels : "ne défendre aucune cause et n'avoir aucun sens de la responsabilité".


L'élite congolaise (initiée et profane) défend-elle une cause démocratique dans notre pays ? -Et si elle en défend une, a-t-elle le sens de la responsabilité ?


La ruée vers la soupe de Mpila, cette démarche personnelle et égocentrique mue par des intérêts personnels de ceux-là même ; qui ont la charge d'éclairer la conscience politique pour permettre aux congolais de comprendre les enjeux afin d'exprimer plus clairement leur choix politique, enterre tout espoir.


L’instabilité et le manque de constance de cette élite sont apparues au grand jour et, beaucoup des congolais commencent à sortir de leur grande torpeur en se demandant : "Et si c'est l'élite congolaise qui nous impose en douceur la dictature et la domination de SASSOU NGUESSO !".


Non, l'élite congolaise, (initiés d’un côté et profane de l’autre) ne défend aucune une cause démocratique dans notre pays.


En effet, l'élite congolaise (initiés et profanes) cite souvent en exemple le Général DE GAULLE comme étant, le symbole de la résistance contre la dictature et l'atteinte à la souveraineté nationale ; oubliant souvent, que c'est en refusant l'arbitraire de Vichy, qu'il est allé se réfugier en Angleterre pour continuer la lutte, à la fois, contre l'occupant et contre l'arbitraire des traîtres français au service dudit occupant.

 

C'est de l'Angleterre que fut lancé l'appel à la résistance. S'il était resté à Vichy, il serait devenu, sans se tromper, soit un homme mort ou soit un collabo. Vous connaissez la suite dans les deux cas.


De ce fait, nous pouvons affirmer que, la cause nationale que devait défendre l'élite congolaise c'est : la défense de la constitution de 1992, de la démocratie multipartite, de l'État de droit, des libertés humaines, des valeurs républicaines, des droits d'un peuple à disposer de lui-même…


Or, l'élite congolaise a été incapable de défendre le trésor national chèrement acquis à l'issue de la conférence nationale souveraine de 1991.

 

Elle a laissé mourir la démocratie naissante. Nous le savons tous, grâce à Marx WEBER ; qu'en politique, il y a deux péchés mortels : "ne défendre aucune cause et n'avoir aucun sens de la responsabilité".


Si les diplômes des élites congolaises manquent d'intelligences pour savoir défendre ces grandes causes nationales, il ne faut pas que les congolais aient hontes de faire appel aux diplômés intelligents étrangers pour les aider à défendre ces causes selon la bonne lecture du droit.

 

Ne faisons-nous pas appel à la technologie des autres pour extraire nos matières premières sources de notre richesse ?

 

Les élites congolaises qui mettent en avant l'usage des armes pour avoir raison sur l'autre se sont trompées de vocation, un recyclage leur est indispensable.


Si bien que, en circulant dans les rues de Brazzaville, de Pointe noire et autres localités du Congo ; de nombreux congolais dénoncent et critiquent l'élite congolaise (initié et profane). On entend souvent les propos du genre : "l'élite congolaise, initiés comme profanes, tous pourris, tous potes du dictateur SASSOU NGUESSO, les élections ne servent à rien et ; c'est une perte de temps d'aller aux élections. La tenue des élections telles que nous les connaissons, ne changera rien dans ce pays, je ne voterai plus au Congo... ".


Certes, ce désintéressement total de la politique par la population est un suicide collectif au sens où il fait le lit du pouvoir de SASSOU NGUESSO mais, il nous revient de nous interroger sur les raisons de ce rejet massif de la chose politique.

 

Deux choses expliquent peut être le désintéressement total de la politique au Congo : la trahison du consensus arrêté lors de la conférence nationale souveraine de 1991 et la participation des élites congolaises aux différentes élections en trompe-l’œil pour donner une légitimité au pouvoir illégal de SASSOU NGUESSO.


La trahison du consensus arrêté lors de la conférence nationale souveraine  de 1991


A titre de rappel, comme nous le savons tous, dans notre pays, à la conférence nationale souveraine de 1991, la nation tout entière par ses représentants, avait trouvé un consensus sur le modèle de notre démocratie et sur les règles de jeu politique.


Ce consensus était l'image de la démocratie au Congo, elle était notre démocratie, notre liberté et notre avenir.

 

Le document symbolisant ce consensus se nomme constitution de 1992, qui était devenue sacrée dès lors qu'elle a été votée par le peuple souverain à la majorité absolue conformément au cadre défini par ledit consensus.

 

Un gouvernement, un régime, un pouvoir, un président est légitime, s'il se conforme à ces règles de jeu politique.

 

Quand un usurpateur s'empare du pouvoir par la force, abroge unilatéralement la constitution votée par le peuple, même s'il organise des pseudo-élections pour ce faire légitimer, nous devons tous le combattre.


Certes, certains diront, c’est une grande erreur que de faire croire aujourd’hui, que le Congo a perdu le consensus de la conférence nationale souveraine de 1991 par la seule faute de l’élite congolaise (initiée et profane). Mais, face à la puissance de feu de SASSOU NGUESSO qu’aurait pu faire l’élite congolaise ?


En vérité, quand on sait ce que voulait SASSOU NGUESSO aujourd’hui, c’est-à-dire, en finir au plus vite avec la constitution issue de la conférence nationale souveraine de 1991 ; on est en droit de s’interroger sur le silence de cette élite sur les multiples violations de ladite constitution par LISSOUBA et, sur les actions de SASSOU NGUESSO.

 

C’est vrai aussi, qu’elle n’avait pas des moyens militaires mais, au point où nous en sommes, il faut le dire : "elle n’a rien fait".


Car, la constitution de 1992 représente tout pour les congolais : les valeurs, la démocratie multipartite, les droits de l’homme et la sécurité humaine.

 

Les congolais s’interrogent toujours sur les causes de cette immense lacune de notre élite qui a entraîné le triomphe de SASSOU NGUESSO.


D’ailleurs, la constitution de 1992, la seule constitution aux origines réellement démocratique, obligeait les congolais de n’obéir pas à un régime illégitime.

 

Mais, dès le départ de LISSOUBA du pouvoir dans les conditions et les causes que les congolais savent, l'élite congolaise et les notables de l'opposition rompirent (sans qu'ils y soient contraint par la force quoique chassés du pouvoir par les armes) le consensus de la conférence nationale souveraine au profit du système de valeurs anticonstitutionnelles imposé par Monsieur SASSOU NGUESSO.


Nos élites (initiés et profanes) n'ont pas fait leur travail. Est-ce en perdant la guerre, avions-nous aussi perdu le droit de défendre les acquis de la conférence nationale souveraine de 1991 cristallisés dans la constitution congolaise de 1992, dont d'ailleurs s'était appuyé SASSOU NGUESSO pour mettre fin aux graves manquements démocratiques et constitutionnels apparus pendant le régime de Pascal LISSOUBA ?


Et surtout, depuis jour pour jour treize ans, la constitution issue de la conférence ne trouve pas défenseur parmi nos élites (initiés comme profanes). Les uns la trouve trop ceci et pas assez cela.


Les autres, au contraire, lui reproche d'être trop cela et pas assez ceci. Personne ne veut la défendre.

 

Les raisons avancées par notre élite sont : la sauvegarder de la paix et l'unité nationale. Mais, quelles paix et quelle unité nationale !


Toutefois, laissez désigner la constitution votée par le peuple à la majorité absolue comme étant à l'origine de tous les maux de la société congolaise n'est-il pas un crime ? Et surtout, faire accepter un État arbitraire au peuple ; n'est-il pas enlever la muselière dans la bouche de la bête carnassière capable de dévorer le peuple congolais ?


En vérité, l’État issu de l'abrogation unilatérale de la constitution de 1992 n'a pas l'aspect d'un herbivore.

 

C'est une bête carnivore qui dévore tous sur son passage. Comme l'affirme SCHOPENHAUER : "L'État n'est que la muselière dont le but est de rendre inoffensive cette bête carnassière, l'homme et, de faire en sorte qu'il ait l'aspect d'un herbivore".

 

Les conséquences affectent des centaines de milliers de congolais, de nombreuses façons différentes.


C'est pourquoi, faute d’avoir défendu le consensus de la conférence nationale souveraine de 1991 fondé sur le respect de la dignité humaine, d’égalité, de justice, de démocratie, du multipartisme, de non discrimination et des droits de l’homme ; et, surtout en rompant ensemble avec SASSOU NGUESSO, d’une façon unilatérale ce consensus, j’accuse l'élite congolaise (initiée et profane) :

- de haïr le peuple congolais,

- de détournement d'esprits du congolais,

- de faire un lavage de cerveaux des congolais pour faire perdurer la dictature,

- de complicité de pillage des ressources naturelles du Congo par la famille NGUESSO,

- de non-assistance à peuple congolais en danger,

- et de maintenir le peuple congolais dans la  prison de la dictature.


Enfin, voici ce que disait Napoléon 1er concernant la naissance d'un évènement de nature à changer les choses en profondeur : "...les hommes qui ont changé l'univers n'y sont jamais parvenus en gagnant des chefs ; mais toujours en remuant des masses... ".


Les élites ont pour tâche d'une part, de développer la conscience politique d’un peuple pour que ce dernier puisse se mobiliser contre l'usurpateur et d'autre part, d'encourager le peuple à défendre la justice, la démocratie et les droits de l'homme pour vivifier le vivre ensemble.


Monsieur SASSOU NGUESSO serait inexistant devant une élite congolaise et un peuple attachés à ces valeurs : c’est là que réside son talon d’ACHILLE.

 

Comme nous l'avons déjà dit, les congolais ont maintenant compris que la nature de l'État à des conséquences sur l'organisation économique, politique et sociale du Pays et, sur la mise en place d'actions en direction des publics les plus fragilisés (sinistrés de la guerre, personnes âgées, enfants, femmes enceinte sans revenus, sans emploi, chômeurs, familles sans revenu, sans toits, orphelins, etc.) ainsi que l'instauration des politiques sectorielles : politique de santé, politique de l'emploi.


La participation aux différentes élections en trompe-l’œil pour donner une légitimité au pouvoir illégal de SASSOU NGUESSO.


"En République du Congo, malgré des avancées réalisées au début des années 1990, le système de gouvernance a toujours été marqué par la difficulté d'asseoir un cadre Démocratique permettant aux citoyens d'exprimer leurs libres choix.

 

Ces insuffisances dans la gouvernance politique n'ont pas toujours permis la mise en place d'une politique économique de qualité, d'asseoir des institutions crédibles et une justice impartiale, de protéger les droits humains et de permettre à la société civile de faire entendre aisément sa voix".

 

(Rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sur le développement humain de janvier 2002, p.43).

Ce constat dressé par le PNUD, à quelques jours de diverses échéances électorales, est sans complaisance mais réaliste, comme a pu s'en rendre compte le peuple congolais après les élections présidentielles 2009.


Étant donné que, les élites congolaises, ceux-là même qui parlent de la démocratie, ont aidé SASSOU NGUESSO pour mettre en place une machine de tricherie ; et, pour qu'il comprenne que les élections libres transparentes sont dangereuses pour sa survie politique.


Ainsi, au Congo, SASSOU NGUESSO peut commander les congolais sans qu'il ait été choisi par eux pour le faire. En d'autres termes, les élections libres dont parlent nos élites et SASSOU NGUESSO ne sont que des élections en trompe-l’œil.

 

Le rôle des élections restent limitées. Il s'agit de pseudo-élection où les congolais ne choisissent pas les représentants, puisqu'ils n'ont pas le choix, mais de ratifier le candidat de SASSOU NGUESSO.


Pourtant, l’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui stipule : "….


La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote" et plusieurs textes (nationaux et internationaux) prédisposent l'élite congolaise à avoir des armes pour défaire la volonté manifeste et unilatérale du régime de Monsieur SASSOU NGUESSO d'organiser des élections gagnées à l'avance.


Mais, l'élite congolaise n'a tiré aucun profit de toutes ces prédispositions, en revanche, elle s'est engagée comme un aveugle dans une voie sans issue pour elle et, dans laquelle la volonté du peuple n'est pas le fondement de l'autorité des pouvoirs publics.


L'élite congolaise n'a pas œuvré dans le sens de faire exprimer la volonté du peuple au moyen des élections honnêtes et transparentes se déroulant en toute liberté.

 

C'est pourquoi, j’accuse Mathias DZON, Ange Edouard POUNGUI, Guy-Romain KINFOUSSIA, Clément MIERASSA, Nicéphore FYLLA de Saint-Eudes, Bonaventure MIZIDY, Christophe MOUKOUEKE, Jean-François TCHIBINDA KOUANGOU, Marcel GUITOUKOULOU, ANGUIOS NGANGUIA ENGAMBE, Bertin PANDI NGOUARI, Marion MANDZIMBA EHOUANGO, Joseph HONDJUILA MIOKONO, Rigobert NGUOUOLALI, Joseph KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU et Jean Jim EBINA qui ont légitimé les présidentielles 2009 en se présentant comme candidats ; et, en contribuant à la réélection de SASSOU III de :

- de crimes contre la démocratie,

- d'homicide volontaire à l'encontre des générations futures.

- d'ôter au peuple tout espoir de vie et toute ambition pour l'avenir.


Enfin, la force de SASSOU NGUESSO a toujours été les élites (initiés et profanes). C'est elle qui manipule les congolais.

 

D'ailleurs, c'est une manipulation du peuple par ces mêmes élites, qui avait déjà permis à Denis SASSOU NGUESSO de se faire élire en 2002, avec 89 % des voix alors, qu'il n'était arrivé qu'en troisième position avec 17 % des voix en 1992, "lors du seul scrutin déclaré libre et transparent par l'ensemble de la communauté internationale".


L’élite congolaise n’a pas le sens de la responsabilité


En effet, au Congo, la question de la responsabilité de l'élite (initiée comme profane) inquiète beaucoup, parce qu'elle ne fournit pas de véritable solution au peuple qui souffre.


L'élite congolaise n'est pas un électron libre détaché de son environnement et dédouané de toute responsabilité.

 

Les docteurs congolais en droits, en économie, en science politique, en sociologie, en psychologie... sont un peu responsables de l'ignorance de la population sur ce qu'ils ont apprivoisé durant leurs études.

 

Et, personne parmi notre élite n'a créé une association ou un parti politique pour instruire le congolais sur les enjeux politiques, économiques, juridiques, sociales et géopolitiques du pays.


Pourtant, c'est dans cet environnement qui façonne au quotidien les droits de l'homme, la justice, l'unité nationale que devrait vivre le peuple, si l'élite congolaise était responsable car, "L'archétype de toute responsabilité est celle de l'homme envers l'homme" dit Hans JONAS.


Mais, la ruée vers la soupe de Mpila, cette démarche personnelle et égocentrique mue par des intérêts personnels de ceux-là même ; qui ont la charge d'éclairer, d'organiser et de développer la conscience politique pour permettre aux congolais de comprendre ces enjeux afin d'exprimer plus clairement leur choix politique inquiète.


En fait, les élites du Congo ont abandonné le sens de leur responsabilité et, elles servent plutôt un homme sous forme de la loi qu'elles craignent beaucoup plus que la loi.

 

Elles le montrent en faisant ce que cet homme recommande et ordonne. L'élite congolaise est en train de faire cuire le peuple pour sauver le régime de SASSOU NGUESSO issu d'un coup-d'état : chaque jour, le peuple est submergé d'informations plus acceptables des actions politiques de SASSOU NGUESSO que la veille, de telle sorte qu'il n'ait plus le temps de réagir tellement le flot d'informations est gigantesque. Résultat : beaucoup des congolais commence à accepter sans réagir le régime de SASSOU NGUESSO.


Néanmoins, le socle de notre démocratie est la constitution de 1992. Elle seule garantie les droits de l'homme, la démocratie, la paix et la solidarité nationale. La priorité à donner aux élections, doit être conditionnée par le retour à la légalité et à la légitimité. Mais, quelle élite les défend ?


Le pire est que, les nombreuses églises qui pullulent et qui collectent les dîmes dans notre pays, ne dénoncent pas la domination de l'homme par l'homme visible et pratiquée par SASSOU NGUESSO en tout lieu au Congo.


Dieu nous a-t-il ordonné de dominer sur l'homme ?  N'ayant jamais lu la bible, beaucoup des congolais ignorent cette vérité GEN7SE 1 : 26-27 : "Puis Dieu dit : faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur tous les reptiles qui rampent sur terre. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il les créa l'homme et la femme".


En revanche, la connaissance de la vérité dissout tout pouvoir, toute autorité, toute puissance, toute domination ; et, leurs raisons d'existence. Or, ce que l'on entend de la bouche de nos élites c'est : la paix ! la paix ! la paix ! Mais, qui est-ce qui menace la paix au Congo et domine le peuple (image de Dieu) ? Nous le savons tous, c'est SASSOU NGUESSO qui à l'origine de notre malheur alors, pourquoi ce silence complice !


Et surtout, la valeur absolue de toute chose, c'est la vie et non l'argent de SASSOU NGUESSO ! Mais puisque cela échappe à notre élite qui inverse la réalité, en donnant à l'argent de SASSOU NGUESSO valeur de vie malgré l'abrogation unilatérale de la constitution de 1992, le génocide au sud du pays et les destructions massives.


Mais, le drame est que beaucoup de congolais espèrent encore en cette élite qui a trahis et mentis le peuple ensemble avec SASSOU NGUESSO et, qui continuent de nous tuer tous à petit feu.

 

Je le dis et le répète, nous méritons mieux que tout cela. Nous ne devons plus accepter que nos seuls choix soient la mort ou la survie.

 

Le peuple congolais mérite mieux que ce que lui propose cette élite qui ressemble à ces "drones Hunter" lancés, dans le camp de la résistance afin d'y faire de la "casse".


Enfin, cessant de nous confier en cette élite (initiée et profane) qui règne avec SASSOU NGUESSO ; nous ne trouverons en elle que déception et, parce qu'elle continuera sans gêne d'octroyer crédits et crédibilité à l'homme de Mpila. Plaçant donc notre salut sur le peuple, car seule la mobilisation populaire pourra anéantir ce régime.


Conclusion

Au regard de tout ce qui précède, nous pouvons affirmer sans risque que l'élite congolaise (initiée et profane) ne défend aucune cause dans notre pays et, elle n’a pas le sens de la responsabilité.

 

C’est pourquoi, nous affirmons que, c'est elle qui nous impose en douceur la dictature et la domination de SASSOU NGUESSO.


C’est pourquoi, pour sortir de cette situation, aidé le pays à sortir du conflit politique permanent et préparer le terrain pour le développement ainsi que la sécurité la sécurité humaine des congolais ; nous devons tous exiger la tenue d’un vrai dialogue national sans élusif avec toutes les forces vives du Congo (partis politiques, associations, confessions religieuses, syndicats…).


Mais, pour pousser vers le chemin du vrai dialogue ce régime qui a abrogé unilatéralement le consensus national sur les règles du jeu politique votées par le peuple congolais le 15 Mars1992 ; et, qui se maintient par des élections en trompe-l’œil en distribuant la soupe aux notables de l'opposition et aux élites ; ce sont nos démarches personnelles et égocentriques mues par des intérêts personnels qu'il faut abandonner.


La vraie opposition démocratique doit s'organiser. Sans une réelle organisation (coordinations des actions et divisions des tâches politiques à accomplir) et, sans un vrai projet mobilisateur qui pointe l'avenir du doigt de notre part ; le peuple ne nous suivra pas non plus.


Le drame serait d'espérer encore en cette élite (initiée et profane) qui a trahis et mentis le peuple ensemble avec SASSOU NGUESSO et, qui continue de nous tuer à petit feu.

15:49 Ecrit par EUROBERBERE dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05.02.2010

ACTUALITE


COALITION CONGOLAISE ‘’PUBLIEZ CE QUE VOUS PAYEZ ’’

 

 

publiez ce que vous payez

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Après le point d’achèvement, quel avenir pour la transparence du secteur pétrolier et la lutte contre la corruption au Congo Brazzaville ?

 

 

Le Fonds monétaire International et l'Association Internationale pour le Développement (IDA) ont annoncé le 28 janvier dernier la décision d'accorder le point d'achèvement à la République du Congo dans le cadre de l'Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (1).


Selon les différentes déclarations des fonctionnaires de ces deux institutions, le Congo a rempli toutes les conditions nécessaires pour atteindre le point d'achèvement.


La Coalition Congolaise "Publiez Ce Que Vous Payez" (PWYP Congo) qui suit avec une attention particulière la mise en œuvre des reformes en vue d'une meilleure gouvernance du secteur pétrolier notamment, prend acte de cette décision et se félicite de cette avancée résultant de son plaidoyer en matière de transparence et de gouvernance des ressources naturelles.

 

Tout en saluant une étape déterminante dans le projet de relance de l’économie congolaise, la campagne PWYP Congo en appelle à une mise en pratique des réformes pour adhérer effectivement aux déclencheurs retenus lors du passage au point de décision.


1-De la transparence du secteur pétrolier


Avant l'accession au point de décision, "Publiez Ce Que Vous Payez Congo" ainsi que plusieurs organisations internationales travaillant dans le domaine de la transparence et la lutte contre la corruption avaient exprimé leurs inquiétudes quant à la gestion du secteur pétrolier.


Conformément à ces préoccupations, plusieurs déclencheurs avaient été retenus pour accroître la transparence et la bonne gouvernance du secteur : il s’agissait notamment de renforcer le système interne de contrôle et la comptabilité de la SNPC par des audits annuels successifs, ainsi que la commercialisation du brut selon les meilleures pratiques internationales.


Si les premiers audits de la SNPC nous ont renseigné sur le fait que les comptes de la société nationale des pétroles du Congo n'étaient pas auditables et que l'on ne pouvait les certifier, les derniers audits (2006-2007) montrent que des problèmes subsistent au niveau des contrôles internes et de  la comptabilité.

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Coalition Congolaise "Publiez Ce Que Vous Payez !"

Secrétariat Exécutif : B.P. :939 Pointe-Noire

Tél. : (242) 595 52 46,  (242) 557 90 81

Email : pwypcongo@yahoo.fr


Le rapport d’audit des états financiers 2006/2007 de la SNPC reconnait certes des avancées en matière de gestion des comptes de la compagnie nationale.


Toutefois, il révèle la non certification des comptes de la SNPC, l’absence de conformité dans la présentation des états financiers, et ne dit rien sur la passation des marchés.


Le Cabinet d’audit GKM a émis dans ce rapport une série de réserves fondamentales en matière de comptabilité et finances de la SNPC. Ce qui pose de sérieux doutes sur la fiabilité des états financiers de la SNPC exercice 2006-2007 (2).


Les certifications trimestrielles des revenus pétroliers encaissés par le trésor public affichent toujours des écarts importants sur les droits de la République.

 

Au premier trimestre de 2009, il apparaît qu'une cargaison d'une valeur de 22 milliards FCFA du 16 février 2009 qui devrait appartenir à la République et dont KPMG n'a pas vu de trace,  a été  curieusement cédé à la SNPC selon les commentaires du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget (3).

 

Cet imbroglio n'est pas de nature à renforcer la transparence. Ces certifications ont toujours mis en lumière les pertes de la République du fait de la commercialisation du pétrole par la SNPC au prix fiscal, un prix  largement inférieur au prix du marché.

 

Les modalités de fixation de ce prix fiscal ne sont pas connues si bien que le rapport ITIE 2009 a recommandé la revalorisation des prix s’agissant de la commercialisation du brut congolais.


Un avenant 2 à la convention de commercialisation entre la République du Congo et la SNPC a été conclu et oblige la SNPC à faire des versements sur la base du prix réalisé sur le marché.


Cet avenant est une recommandation du plan d’action sur la commercialisation convenu entre le Congo, le FMI et La Banque Mondiale.


Quoique la commercialisation du pétrole ait été un déclencheur majeur pour l'accès au point d'achèvement, le gouvernement n'a pas crée les conditions nécessaires pour la mise en œuvre de ce déclencheur depuis mars 2006. Ce qui expliquerait l’inaccessibilité des comptes de la Cotrade.

C’est à juste titre que "Publiez Ce Que Vous Payez Congo" a salué, la décision gouvernementale courageuse et porteuse d'espoir sur la dissolution de la Cotrade (4).


En août 2006, le Chef de l'Etat, s'exprimant devant le parlement réuni en congrès, avait annoncé l'ouverture d'un compte de stabilisation à la Banque Centrale afin de recueillir les surplus des revenus pétroliers du fait de l'augmentation des prix sur le marché.


A cette occasion, le Chef de l’Etat avait affirmé et rassuré que ce compte ferait l’objet d’un audit annuel par la Cour des Comptes et de Discipline Budgétaire.


Dans une note de position du mois d'août 2006 relayée par RFI, les coordinateurs de la Campagne "Publiez Ce Que Vous Payez du Congo" mettaient en doute cette proposition du fait de l'absence d'indépendance de la Cour des Comptes particulièrement et de toute la justice congolaise en général.


Trois ans après cet engagement, "Publiez Ce Que vous Payez Congo" constate avec amertume, qu'aucun audit du compte de stabilisation n'a été réalisé. De même, le montant exact se trouvant dans ce compte n'est pas connu, aucun contrôle parlementaire ne l’a concerné, et aucune information sur sa gestion n’est disponible à l’opinion.

 

2- De la gestion transparente du service de la dette.


La Lettre du Continent dans sa parution du 19 novembre 2009, rapportait une information du FMI affirmant que le gouvernement congolais aurait payé environ 800 millions de dollars à ses créanciers privés (autrement appelés Fonds Vautours) avec une décote de 65%.(5)

 

Le FMI précisait que l'accord avec les créanciers "comportait une clause de confidentialité de sorte que ses autres dispositions ne sont pas connues".

 

Le FMI n’a rien dit par contre sur l'origine des fonds ayant permis d’apurer la dette auprès de ces créanciers privés.

 

"Publiez Ce Que Vous Payez Congo" estime que le FMI se devrait de garantir une gestion transparente de la dette afin que la société civile, les parlementaires et les citoyens soient en mesure de demander des comptes au gouvernement.


Au moment où le Congo accède au point d'achèvement, le FMI n’éclaire pas l’opinion publique congolaise qui ne sait pas si tous les autres contentieux liés à la dette ont été apurés. "Publiez Ce Que Vous Payez Congo" a, par exemple, de sérieux doutes au sujet de la créance due à la société commisimpex de Mr MOSHEN HODJEIJ.


Ce dernier aurait engagé une procédure arbitrale devant la Chambre de Commerce Internationale pour une créance globale de 750 millions d'euros. L'on se souviendra que cette créance a été à l'origine d'un emprunt du gouvernement auprès de la BCCI.

 

La gestion de cet emprunt donnera suite à ce qu'il convient d'appeler le procès LEKOUNDZOU dont les ordonnances de renvoi du procès montrent que Monsieur  MOSHEN HOJEIJ avait été payé (6).


Un rapport du Sénat Américain  sur la faillite de la BCCI, notamment dans le chapitre sur son intervention au Congo révèle le mécanisme mis en place pour le règlement de cette créance par Elf via une banque suisse. Un système de corruption auquel Monsieur MOSHEN HOJEIJ a participé. (7)


Le FMI et la Banque Mondiale devraient garantir une transparence dans la gestion du point d’achèvement, et veiller à la transparence de nouveaux emprunts que le Congo contracte auprès de la Chine, par exemple, dont les contrats demeurent confidentiels.


3- De la mise en œuvre de l'Initiative de Transparence  des Industries Extractives –ITIE.


Ces deux dernières années, la Coalition "Publiez Ce Que Vous payez" a fait de la mise en œuvre de l'ITIE au Congo une priorité, ainsi elle siège au sein des Comités Exécutif et Consultatif en toute indépendance même si elle a du mal à faire triompher ses vues du fait de la majorité mécanique formée entre les opérateurs pétroliers et les représentants du gouvernement.

 

"Publiez Ce Que Vous payez Congo" salue les efforts du gouvernement pour la mise en œuvre de l'ITIE, quoique des défis restent à surmonter  pour être  admis comme pays conforme à l'initiative.


Le premier rapport de conciliation des volumes et des chiffres pour la période de 2004-2005-2006, réalisé par le Cabinet Ghelber et Gourdon a été rendu disponible en août 2009.

 

Non seulement, ce rapport est rédigé en des termes complexes alors que l'ITIE exige des publications sous une forme compréhensible et accessible pour le grand public ; les tableaux ITIE adoptés par le Comité Exécutif dans le rapport de méthodologie "Rapport particulier relatif à l'établissement des modèles de déclarations et au recueil des données statistiques" ne figurent pas dans le rapport alors qu'ils constituent le cœur de l'exercice de l'ITIE.


Le premier rapport ITIE du Congo mentionne des revenus pétroliers de 7.016 milliards dont les droits de la République sont de 3.383,59 milliards et après divers prélèvements, ils sont certifiés à 2.823,9 milliards pour des encaissements de 2691 milliards soit un écart de 133 milliards que le conciliateur considère comme des écarts temporels, alors que dans le même rapport, le conciliateur s'interroge sur les énormes imputations réalisées sur les droits de la République (8).

 

Le rapport lui même est fait sur la base des certifications réalisées par le cabinet KPMG alors qu'il devrait se faire sur la base des données émanant des reportings indépendants des compagnies.

 

Ces ambiguïtés ne sont pas de nature à rendre ce rapport accessible au grand public.


S'il est vrai que Publiez Ce Que Vous Payez Congo est comptable de la mise en œuvre de cette initiative au Congo, elle se donne la responsabilité d'exprimer et de s’inquiéter de la lenteur avec laquelle le processus est conduit ; ainsi que l'absence d'appropriation de l'initiative par le gouvernement, les compagnies privées et la classe politique congolaise.


Le Comité Exécutif a décidé de se soumettre à l'exercice de validation dont l’échéance est prévue au 9 mars 2010 conformément au délai de deux années accordées au Congo, après son admission comme pays candidat. Au moment où commence cette validation, le rapport ITIE n'est pas toujours disponible au grand public et la dissémination non encore réalisée.

 

Ces activités sont déterminantes pour garantir une appropriation du processus par l’opinion publique.


En fin de compte, "Publiez ce que vous payez au Congo" estime que le point d’achèvement doit aider effectivement le Congo à sortir du contexte de pauvreté. Et la campagne espère que les réformes engagées par le gouvernement s’inscrivent dans la durabilité et la pérennité.


En effet, il convient d’admettre que la démonstration dans la durée de la pratique des réformes entreprises reste encore à prouver. C’est pourquoi la campagne PWYP Congo recommande de :

 

- Réaliser un Audit annuel du compte de stabilisation et communiquer sur les  modalités de sa gestion

- Réaliser un Audit de la dette du Congo, ceci aiderait le gouvernement à prévenir et se prémunir de pratiques à risques et la constitution d’une autre dette odieuse ;

- Renforcer les structures de transparence et de lutte contre la corruption, au travers un renforcement des capacités financière, technique et institutionnel ;

- Mettre un terme au mécanisme du prix fiscal par la SNPC et par les opérateurs pétroliers privées, et créer un mécanisme rigoureux de calcul et d’imputation des coûts pétroliers.

- Interdire à la SNPC de réaliser des dépenses au profit de l’Etat  pour le compte de l’Etat.

- Mettre en place un mécanisme de gestion participative des fonds PPTE avec un contrôle parlementaire et citoyen  adéquat.


Notes :


(1) Lire communiqué du FMI et de la Banque Mondiale sur le site www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2010/pr1020f.htm


(2) Rapport d’audit 2006-2007 de la SNPC réalisé par le cabinet GKM : www.mefb-cg.ne


(3) Certifications premier trimestre 2009, www.mefb-cg.net


(4) Lire La Lettre du Continent n° 579


(5) Lettre du Continent N° 576 du 19 novembre 2009.


(6) Cour d’Appel de Brazzaville, Réquisitoire aux fins de saisine directe de la Cour Criminelle, 11 octobre 1991, Yvonne KIMBEMBE, Procureur Général.


(7) The BCCI Affair a Report to the committee on foreign relations. United States Senate by Senator John KERRY and Senator Hank BROWN. www.fas.org/irp/congress/1992_rpt/bcci/


(8) Rapport de conciliation des volumes et des chiffres Initiative Pour la Transparence dans les Industries Extractives Congo 2004-2005-2006, Ministère des finances, du budget et du portefeuille public.

13:28 Ecrit par EUROBERBERE dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04.02.2010

ACTUALITE

Vendeur à la sauvette sur la sellette des député

Un amendement UMP vise à sanctionner les vendeurs à la sauvette, passible désormais de six mois d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende.

Le vendeur à la sauvette, ce marchand volage qui pose sur le bitume un alignement de bibeloterie tapageuse, ce camelot évanescent qui remballe et s’envole dès que se dessine le bout de l’ombre d’un condé, ce vendeur volatil et urbain comme les pigeons qu’il attire : il a beau se dissimuler, l’Assemblée Nationale le voit.

Joie des touristes, s’extasiant de mini tours Eiffel en toc au pied de la grande qu’ils ne regardent pas puisque, grâce au vendeur à la sauvette, ils mettent Paris dans leur poche et l’emportent au Texas. Soulagement des quinquagénaires auxquels le vendeur à la sauvette offre, contre quelques piécettes, la Rolex qui leur fait défaut pour contrefaire la vie réussie devant une belle ; et les Ray ban assorties sont cadeau.

Gratitude de l’étourdie, qui prendrait toute l’eau du ciel sur le brushing et le rhume avec, si le vendeur à la sauvette ne lui tendait en souriant le pépin salutaire. Pauvres truffes ! Emotions naïves des victimes inconscientes de ces voleurs non patentés.

Heureusement, l’Assemblée Nationale veille et nos élus travaillent à adopter les amendements indispensables à la mise au pas du pays.

Sauve qui peut !

Comme les gamins qui hantent les rues la nuit et leurs parents incapables de les envoyer se coucher, il n’échappera pas, le vendeur à la sauvette, à la sévérité des députés de la République : « six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende, peines aggravées lorsque le délit est commis en bande organisée ou de manière agressive ».

Au palais Bourbon, on défend aussi les bienséances : humble et poli, le vendeur à la sauvette n’écopera que d’une demi année de taule et d’une grosse amende. S’il a des papiers.

Mais inutile d’appeler l’attention sur l’origine géographique ou la couleur de peau de ce dangereux hors-la-loi, ni d’insinuer que, décidemment, ça tombe un peu toujours sur les mêmes : ces considérations n’ont rien à voir avec le délit, s’écrieraient les anti-antiracistes qui font florès chez les braves gens décomplexés, quoique…

En défendant le vendeur à la sauvette, nous expliquerait un Zemmour, nous encourageons l’économie parallèle, les trafics en tous genres, les filières clandestines, l’exploitation des immigrés, le travail des enfants, l’esclavage et toute la misère du monde. A quoi l’on voit qu’on ignore trop souvent ce que l’on fait et que les commentateurs officiels sont d’utilité publique.

Et l’ordre régnera enfin dans l’ennui profond de la vie parisienne débarrassée des bouquetiers de rues et bonisseurs sauvages, quand les représentant du peuple auront mis tout le petit peuple à l’amende, à coups d’amendements votés à la sauvette.

16:41 Ecrit par EUROBERBERE dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

ACTUALITE

Bête à concours, bête tout court

La France est une vieille dame dont la maison regorge de bibelots anciens. Ses petits-enfants soupirent devant les armoires débordantes, le grenier plein à craquer et la cave comble : que faire de ce fatras ? Heureusement, le Président prend les choses en main.

Il sait, le Président, ce qui doit être conservé, les antiquailles où se niche l’esprit de la famille, son identité : villages aux clochers virils qui se dressent dans nos campagnes, courage admirable du peuple qui souffre, armée sans repentance, drapeau tricolore et hymne sanglant, Marianne au sein nu, et cette langue si belle à la syntaxe retorse.

Et l’on époussette les reliques de la vieille France, on les exhibe quand il devient opportun de rappeler combien la Patrie est grande et noble le Français fier de l’être.

Bête à concours, un archaïsme français

Mais le Président interrompt parfois l’inventaire. Il hausse les épaules, désigne un carton : celui où gisent les spécificités françaises qu’il condamne à la décharge de l’histoire nationale. Au fond de la boite malodorante, sévit une affreuse bête.

Bipède macrocéphale, aux petits yeux chafouins et au poil huileux, elle se jette sur les plus ingrats volumes, dévore La Princesse de Clèves et son Profil d’une oeuvre, synthétise en un clin d’œil et disserte comme on pisse.

Assoiffée de connaissances aussi pointues qu’inutiles, la bête ne calme son ardeur qu’une couronne de laurier posée sur la tête. Ce monstre à lunettes hante les cauchemars des cancres : c’est l’ignoble bête à concours. Produit d’un rituel archaïque et spécifiquement français, la bête à concours doit être écrasée à coups de talon, plus vivement que les cafards qui partagent les gourbis des trois millions et demi de mal-logés.

Quoi de plus bête que de passer un concours quand un père influent, des relations bien placées, un réseau d’amis, suffisent à obtenir un poste mérité ? Quoi de plus inutile que l’organisation d’un concours légitimant la réussite des rejetons des classes supérieures, qui de toute façon accaparent les meilleures places ?

Quoi de plus rétrograde que les veillées laborieuses où l’on potasse des montagnes de fiches, alors qu’il est si branché de coopter les bons profils sur Facebook ? Adieu la méritocratie, bonjour la copinocratie, la léchagedebottocratie et autre népotisme.

La bête à concours va crever, qui s’en plaindrait ? Sans doute la cohorte de nos compatriotes aux tronches pas catholiques qu’ils devront pourtant dévoiler sous le nez délicat des recruteurs : leurs copies anonymes, elles, n’avaient pas de couleur.

Que ces futurs discriminés gardent espoir : ils trouveront peut-être un poste dans le 93, là où nul ne voudra plus aller, chez eux en somme.

Le 93, où des profs sont en grève contre la suppression des postes, l’allègement des programmes, la dégradation de la formation professionnelle des enseignants.

Ces anciennes bêtes à concours défendent de nouveau l’idée d’une école égalitaire.

Peut-être pour la dernière fois : car le Président, adepte du tri sélectif, a de longue date jeté la grève, avec les fonctionnaires, au fond du jardin, sur le tas de chiendent à brûler.

16:38 Ecrit par EUROBERBERE dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Syrie

Les Etats-Unis nomment un ambassadeur au poste vacant depuis cinq ans


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Washington a nommé un nouvel ambassadeur en Syrie, le premier depuis cinq ans, et attend que Damas approuve formellement ce choix, c'est ce qu'a indiqué mercredi un responsable du département d'Etat.

"Nous avons soumis un nom au gouvernement syrien, et nous attendons sa réponse à notre demande d'accréditation", a précisé Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

En cas d'accord à Damas, le président américain Barack Obama annoncera publiquement le nom du candidat, qui devra encore obtenir l'aval du Congrès américain.

Selon plusieurs médias, il s'agirait de Robert Ford, un ancien ambassadeur en Algérie, qui a également occupé des fonctions à l'ambassade américaine en Irak.

De son coté, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, avait annoncé plus tôt dans la journée que les Etats-Unis avaient nommé un ambassadeur, indiquant lors d'une conférence de presse, qu'"il est du droit de la Syrie d'étudier" la proposition.

Les relations américano-syriennes s'étaient dégradées après l'invasion américaine de l'Irak en 2003.

Damas avait interrompu la coopération en matière de sécurité avec les Etats-Unis. Washington a ensuite imposé des sanctions économiques à la Syrie à partir de 2004, accusant Damas de soutenir le soi-disant "terrorisme".
L'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri le 14 février 2005, avait conduit à une nouvelle détérioration des relations entre les deux pays.
Les Etats-Unis avaient suspendu leurs relations diplomatiques avec la Syrie, retirant leur ambassadeur à Damas.

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ACTUALITE

Lors d'une marche dans la ville d'al-Led Cheikh Raed Salah : nous n'acceptons pas l'exécution d'une nouvelle Nakba

Des centaines de Palestiniens des territoires occupés en 1948 ont participé, le vendredi dernier, à une marche qui a démarré à partir de la grande mosquée, et s'est dirigée vers le siège de la municipalité dans la ville d'al-Led pour protester contre la politique sioniste de démolition des maisons palestiniennes.

Le président du mouvement islamique dans les territoires occupés en 1948, Cheikh Raed Salah, a affirmé que le peuple palestinien dans les territoires occupés en 1948 n'accepte pas la continuation de cette politique contre les maisons arabes en disant : "nous n'acceptons pas une nouvelle Nakba".

Dans son discours, de vendredi, Cheihk Raed Salah a affirmé la victoire de la question palestinienne dans les territoires occupés en 1948, en soulignant que la défense de nos territoires et notre patrie dont la ville occupée d'al-Qods représentent un devoir islamique et arabe.

De son côté, le député et président de l'assemblée nationale démocratique, Jamal Zahaleka, a dit lors de sa participation dans cette marche, que les autorités sionistes contrôlent et changent l'aspect démographique, en soulignant que le taux des arabes dans la ville d'al-Led atteint 40%.

Des centaines de Palestiniens se sont regroupés après la grande prière de vendredi devant la grande mosquée pour diriger cette marche dans les rues et les quartiers de la ville d'al Led.

14:17 Ecrit par EUROBERBERE dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

ACTUALITE

Le rapport de Dennis Blair concernant l'Iran

Le Directeur du renseignement américain, Dennis Blair, a prétendu, le mardi 2 février, dans un rapport au sénat, que l'Iran avait gardé toutes les options, pour produire la bombe atomique.

Il a, également, accusé l'Iran de soutenir le terrorisme et de vouloir étendre son influence au Moyen-Orient.

La présentation de ce rapport intervient, à un moment où 16 institutions de renseignements américains ont assuré, dans un rapport publié, en 2007, que, contrairement à ce que l'administration américaine prétend, l'Iran ne cherche pas à acquérir la bombe atomique.

La publication de ce rapport a suscité de vives critiques de la part de certains membres du Congrès et de l'ancienne administration américaine. Il y a 4 ans, les autorités américaines se sont appuyées sur de fausses informations, pour envoyer le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'ONU, sous le prétexte que l'Iran avait franchi les lignes rouges, dans ses activités nucléaires.

Ce, alors que l'Agence internationale de l'Energie atomique, dans ses rapports officiels, avait confirmé la nature pacifique du programme nucléaire iranien. Pour l'heure, les autorités américaines se réfèrent aux nouveaux rapports et documents fournis par le Renseignement américain, pour se lancer dans de nouveaux aventurismes.

Le Pentagone, aussi, dans un rapport publié, le premier février, a prétendu que l'Iran représentait un danger balistique pour la région du Moyen-Orient. Au cours de ces derniers jours, la divulgation du plan américain destiné à installer un système anti-missiles, dans le golfe Persique, a mis au jour les nouvelles dimensions des plans des Etats-Unis, pour provoquer des crises dans la région.

En fait, depuis des mois, les Etats-Unis et la Grande Bretagne poursuivent une stratégie politique et propagandiste divisionniste, dont l'objectif est de soutenir les groupes terroristes et de procéder à des actes de sabotage, de déclencher une révolution colorée, en Iran, et d'intensifier les pressions économiques et politiques contre ce pays.

En effet, les Etats-Unis sont prêts à fomenter toutes sortes de complots, pour préserver leurs intérêts illégitimes, dans la région, et c'est exactement dans le cadre de cette stratégie que s'inscrivent les communiqués du Pentagone et du directeur du Renseignement américain.

En tout état de cause, l'Iran, doté de fortes capacités défensives et dissuasives, est prêt à faire face, avec force, à toute agression, et il ne se laissera pas, du tout, intimider par des menaces qui lui feraient renoncer à ses droits légitimes, en matière nucléaire.

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Séisme en Haïti

Plus de 200.000 victimes (officiel)

Séisme en Haïti: plus de 200.000 victimes (officiel)
Le séisme dévastateur en Haïti a fait plus de 200.000 victimes, a annoncé le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, cité mercredi par les médias occidentaux.

"Plus de 200.000 personnes sont clairement identifiées comme étant décédées", a déclaré le premier ministre, en ajoutant que près de 300.000 blessés sont actuellement hospitalisés.

"A en juger par les statistiques, il s'agit d'une catastrophe à l'échelle planétaire qui a fait le plus grand nombre de victimes depuis les 20-30 dernières années", a déploré le premier ministre.

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Iran

Tir d'un lanceur par l'Iran, une provocation (Maison Blanche)

Tir d'un lanceur par l'Iran, une provocation (Maison Blanche)
Les Etats-Unis qualifient d'acte de provocation le tir expérimental du lanceur effectué le 3 février par l'Iran, a déclaré devant les journalistes un porte-parole de la Maison Blanche, Bill Burton.

"Un tel lancement est un acte de provocation, c'est évident. Mais le président américain pense qu'il n'est pas trop tard pour amener l'Iran à s'asseoir à la table des négociations avec la communauté internationale et respecter ses obligations internationales", a-t-il insisté.

Un tir du lanceur Kavoshgar-3 (Explorateur) avec une capsule contenant un rat, une tortue et des vers de terre a été effectué mercredi à Téhéran. Le même jour L'Iran a présenté sa nouvelle fusée-porteuse Simorgh (Phoenix).

Les États-Unis craignent que des technologies balistiques utilisées pour mettre des satellites en orbite ne servent à Téhéran aussi à lancer des ogives nucléaires.

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Sri Lanka

Le président du Sri Lanka durcit la répression

À Kandy, des militaires défilent dans les rues, le 2 février.
À Kandy, des militaires défilent dans les rues, le 2 février

Une semaine après avoir remporté la présidentielle anticipée, Mahinda Rajapakse relance la chasse aux opposants et aux journalistes.

La victoire n'a pas adouci Mahinda Rajapakse. Une semaine après avoir remporté haut la main l'élection présidentielle (57,9 % des suffrages), le chef de l'État sri-lankais, qui se succède à lui-même, persiste dans sa politique de répression.

En ligne de mire, les journalistes qui ont osé soutenir l'opposition lors de la campagne électorale. Mais pas seulement.

Persuadé que le général Sarath Fonseka, l'ex-chef des armées qui s'était présenté contre lui à la tête d'une coalition hétéroclite, était prêt à le renverser, voire à l'assassiner, Rajapakse a entrepris une vaste chasse aux sorcières. Une douzaine d'officiers suspectés d'être fidèles au général ont été limogés lundi.

Enfin, le président n'a pas tenu sa promesse de laisser sortir des camps, où ils sont encore parqués dans des conditions désastreuses, plus de 100 000 réfugiés tamouls du Vanni.

Tous devaient être libérés au 31 janvier, avait pourtant annoncé Rajapakse quelques jours avant le scrutin.

De fait, la militarisation de ce territoire du nord de l'île, autrefois tenu par les Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE), se poursuit. Laissant peu d'espoir - du moins dans un proche avenir - de voir Colombo offrir une solution politique propre à satisfaire les minorités.

Cette manière d'entamer son nouveau mandat à la hussarde a valu à Rajapakse les protestations en rafales des organisations internationales des droits de l'homme.

L'ONG Reporters sans frontières (RSF), basée à Paris, était déjà montée au créneau sur plusieurs dossiers, y compris celui de la disparition d'un caricaturiste et analyste politique sri-lankais peu de temps avant l'élection.

 

« Les oubliés de la justice »

RSF a été relayée mardi par Amnesty International, qui demande au gouvernement de Colombo de mettre un terme à la répression contre les journalistes, les activistes politiques et les défenseurs des droits de l'homme dans l'île.

« La victoire contre les Tigres tamouls, suivie de l'élection présidentielle historique, aurait dû mettre un terme à la répression politique au Sri Lanka.

Or nous assistons au contraire à une sérieuse répression de la liberté d'expression », a déclaré Madhu Malhotra, la directrice d'Amnesty International pour la région Asie-Pacifique.

Cinquante-six journalistes sri-lankais auraient été « black-listés » par le gouvernement, selon des collègues qui en auraient fourni les noms à Amnesty International.

Mardi encore, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport au titre évocateur : «Les oubliés de la justice : le destin incertain des détenus soupçonnés d'avoir appartenu au LTTE au Sri Lanka».

Le document contient notamment des interviews des familles des détenus, de travailleurs humanitaires et d'avocats des droits de l'homme.

«Il est temps, pour le gouvernement sri-lankais, d'identifier clairement parmi les détenus ceux qui présentent une menace pour la sécurité du pays, et de relâcher les autres», relève Brad Adams, responsable de HRW pour l'Asie.

Pourquoi Mahinda Rajapakse s'arrêterait-il en si bon chemin ? Non seulement il a gagné son pari en convoquant une élection deux ans à l'avance après avoir anéanti le LTTE, mais la Cour suprême du Sri Lanka vient de trancher sur la durée de son «règne».

Il a sept ans devant lui… Son nouveau mandat de six ans ne commencera que le 19 novembre 2010.

Quant aux gouvernements occidentaux, ils restent circonspects. Leurs timides remontrances sur les droits de l'homme à la fin du conflit leur ont valu de perdre de leur influence dans l'île. Au profit, notamment, de la Chine et de l'Iran.

13:41 Ecrit par EUROBERBERE dans Sri Lanka | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Nouvelles actualités du site de la préfecture de Police de Paris‏

Votre smartphone attise la convoitise, soyez discret et vigilant !

Depuis le 1er février, un « flyer » est distribué aux utilisateurs de smartphones, les invitant à la discrétion et à la vigilance dans les transports en commun.
Photo : campagne de prévention sur les vols de smartphones

La lutte contre les vols avec violences dans les transports en commun appelle de la part de la police des transports et de ses partenaires une réponse plurielle : des actions de prévention, de dissuasion et de répression.

Sur une idée de prévention commune de la sous-direction régionale de la police des transports (SDRPT) de la préfecture de police et de la RATP, un « flyer » a été conçu pour lutter contre les vols de téléphones portables et en particulier de téléphones high-tech (smartphones).

Depuis le 1er février, des policiers et des équipes du groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR) distribuent ce « flyer » aux usagers de smartphones en les invitant à la discrétion et à la vigilance quand ils les utilisent dans les transports en commun.

13:32 Ecrit par EUROBERBERE dans Accident | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

La Tambouille de la Gestion Pétrolière au Congo Brazzaville

 

Quelle est la qualification juridique de la gestion du pétrole congolais par le pouvoir actuel ?


petrole

Le détournement de milliards de francs CFA du pétrole congolais par le pouvoir actuel, et la paupérisation des Congolais qui ne jouissent pas de la manne pétrolière, sont tellement connus que ce serait ressasser des évidences et ennuyer les lecteurs que d’en reparler à travers les lignes qui suivent.


Il convient plutôt de s’intéresser à la qualification juridique de la gestion du pétrole congolais au regard de la Constitution du 20 janvier en vigueur dans notre pays.

 

Son article 38 dispose : "tout acte, tout accord, tout arrangement administratif ou tout autre fait, qui a pour conséquence directe de priver la Nation de tout ou une partie de ses propres moyens d’existence tirés de ses ressources ou de ses richesses naturelles, est considéré comme crime de pillage imprescriptible et puni par la loi."


L’article 39 de la Constitution précise que : "tous les actes visés à l’article précédent ainsi que leur tentative, quelles que soient les modalités, s’ils sont faits d’une autorité constituée, sont, selon les cas,  punis comme de haute trahison ou comme acte de forfaiture."


Point n’est besoin d’être un professeur émérite ou une sommité du droit pour comprendre que tous les détournements des recettes pétrolières, y compris la commercialisation des cargaisons fantômes de brut -au détriment du Trésor public- entre dans le prescrit de l’article 38 de la Constitution du 20 janvier 2002.


C’est d’autant plus vrai que ces milliards profitent largement a Denis SASSOU NGUESSO, à sa famille, à la constellation des sociétés écrans basées dans les paradis fiscaux et détenus par ce vaste réseau mafieux comprenant les différents apparatchiks du pouvoir sans oublier la SNPC et la COTRADE.


Cette dernière société vient du reste d’être dissoute sous la pression du Fond Monétaire International.


La COTRADE recevait chaque année, du budget de l’Etat, des subventions qui se chiffraient en milliards mais ne rapportait rien, en contrepartie, à l’Etat.


Ce n’était qu’une des multiples sociétés écrans par lesquels la famille NGUESSO détournait l’argent public.


La sophistication des méthodes de détournements des milliards générés par la commercialisation de notre or noir a atteint un niveau inimaginable !


Etait-ce un hasard si Willy NGUESSO était à la tête de cette société ?


En s’appuyant sur l’article 38 de la Constitution, on peut affirmer sans réserves que :

1. Tous les détournements du brut revenant à l’Etat congolais, son achat à vil prix par ces sociétés écrans des dignitaires du pouvoir et les détournements des recettes pétrolières constituent incontestablement des crimes de pillage.

 

Cette qualification juridique ne souffre d’ailleurs aucune contestation.

 

Le crime, on le sait, est la plus grave des infractions de droit commun, le sommet pour ainsi dire.


2. Ces crimes de pillage, compte tenu de leur exceptionnelle gravité, sont cependant assimilables, par la Constitution, aux plus graves crimes contre le droit international humanitaire que sont les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide dont on sait qu’ils sont imprescriptibles, par opposition aux crimes de droit commun dont la prescription de l’action publique et celle de la peine sont respectivement de 10 et 20 ans.


Compte tenu de l’imprescriptibilité des crimes de pillage, conformément à l’article 38 de la Constitution, la poursuite  en justice de tous les auteurs "d’actes, d’accords, de conventions, d’arrangements et autres faits, qui ont pour  conséquence de priver la Nation de tout ou partie de ses propres moyens d’existence tirés de ses richesses ou de ses ressources naturelles" est constitutionnellement garantie.


Autrement dit, tous ces criminels seront poursuivis, sans limite de temps, pour peu qu’ils soient encore en vie, après leur départ du pouvoir.


L’article 38 de la Constitution est, à cet égard, un rempart contre l’impunité.

 

La seule condition est l’arrivée au pouvoir des nouveaux dirigeants n’ayant rien à avoir avec cette camarilla.


On ne doit toutefois pas se leurrer. Tant que ces pillards et criminels de la pire espèce seront encore au pouvoir, l’impunité sera la règle.


On ne verra ni la Cour criminelle ni la Haute Cour de justice poursuivre et condamner ces malfaiteurs qui se comportent comme des étrangers venus au Congo pour s’enrichir et  rentrer un jour chez eux.


On ne verra pas davantage la Cour des comptes et de discipline budgétaire mener de vraies investigations et transmettre les dossiers de ces derniers aux juridictions répressives compétentes en vue du déclenchement des poursuites pénales.


Le silence coupable de la Cour des comptes, suite au détournement de 211 milliards de francs CFA en 2008, par le DG des douanes, est très éloquent à ce sujet.

 

Il ne serait du reste pas exagéré de dire qu’ils sont indignes d’être appelés Congolais.

 

Comment de vrais nationaux peuvent-ils ainsi, de manière éhontée et sans gêne ni remords, s’engager obstinément, et de manière frénétique, dans ce qu’il faut bien qualifier de véritable entreprise de destruction multiforme de leur pays et de maintien de leurs compatriotes dans une pauvreté aussi bien inimaginable et sans précédent que paradoxal, eu égard aux énormes potentialités de notre pays ?


Mais il convient de préciser que le cas de Denis SASSOU NGUESSO est tout à fait particulier par rapport aux autres pillards et criminels.

 

En effet, de part le serment prêté par lui, avant d’entrer en fonction et prévu à l’article 69 de la Constitution, il avait solennellement juré, entre autres, de : "consacrer l’intégralité des ressources naturelles au développement de la Nation" et de "protéger et de respecter le bien public."


Dans la pratique, nous savons bien qu’il n’en est rien. C’est même le contraire qu’il fait. James PAVEL NGALEBAYE l’avait du reste bien relevé (La Semaine Africaine n°2805 du vendredi 4 juillet 2008. page 4) en ces termes :

 

"Au Congo, les revenus tirés du pétrole n’ont, jusqu’à présent, que rarement été mis au service du développement du pays.

 

Le pays compte, en effet, parmi les plus pauvres dans le classement effectué par le PNUD où il occupe la 144ème place sur 177 pays classés.

 

La rente pétrolière y a favorisé une forte corruption, la violation des droits de l’homme et bien souvent a été à l’origine des guerres civiles, malgré la promesse du gouvernement d’améliorer la transparence en ce qui concerne la gestion du pétrole, hélas la gestion des affaires publiques laisse encore à désirer".

 

On ne peut être plus clair !

En ne consacrant pas l’intégralité des ressources naturelles au développement de la Nation mais plutôt à l’enrichissement de sa famille et de ses acolytes, Denis SASSOU NGUESSO viole délibérément le serment qu’il avait prêté avant d’entrer en fonction.

 

Il a commis un parjure et a manqué gravement aux obligations de sa charge.

 

Le crime de pillage est manifestement établi et le conduira, inévitablement, devant la Haute Cour de justice, dès qu’il aura quitté le pouvoir.


Qu’il s’agisse de lui ou d’autres pillards, les preuves de leur culpabilité seront très facilement trouvées auprès des organisations comme la FIDH, le CCFD et Transparency International pour ne citer qu’elles.


Mais les preuves viendront aussi d’autres personnes qui les détiennent, mais qui ne peuvent pas encore les rendre public pour le moment, pour leur sécurité.


Dès le départ de ces pillards du pouvoir, les langues vont inéluctablement se délier.

 

Ce qui favorisera des révélations de toutes sortes en rapport avec cette vaste mise à sac du pays.


Mais nous devons prendre garde qu’il n’y ait, par la suite, une révision de la Constitution, initiée par SASSOU NGUESSO, sur le fondement de l’article 185 de ce texte.


En effet, il ne fait aucun doute qu’après compris le danger que représente pour eux l’imprescriptibilité des crimes qu’ils sont en train de commettre, ils n’hésiteront pas à engager une révision constitutionnelle pour convenance personnelle ou tripatouillage afin d’ôter l’imprescriptibilité aux crimes de pillage des ressources naturelles du pays.

 

Mais une telle révision pourrait aussi venir du Parlement où Denis SASSOU NGUESSO dispose d’une majorité factice et godillot.


Certes l’article 186 alinéa 3 de la Constitution prévoit que la révision constitutionnelle n’est définitive qu’une fois approuvée par référendum.

 

Mais  depuis que ce pouvoir illégitime est là depuis 13 ans, il n’a jamais organisé une seule consultation électorale qui soit libre, régulière et transparente.


On ne peut donc pas se bercer d’illusions sur l’issue d’un tel référendum s’il venait à être organisé.


L’alternance au pouvoir dans notre pays étant inéluctable, tous ces criminels économiques et pillards, devront être traduits en justice avec l’arrivée au pouvoir de nouveaux dirigeants.

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ACTUALITE

Une Jeunesse Congolaise Passive, Oisive et sans Ambition

 

 

 

 

 

La révolte est un sentiment d’indignation et de réprobation face à une situation donnée, la révolte est aussi, dans un sens plus précis, le refus actif d'obéir à une autorité ; Elle correspond donc à une large gamme de comportements : non respect des normes sociales, désobéissance, tentatives d’insurrection, mutineries, rébellions…

La révolte a pour objectif de réduire une inégalité sociale, économique, politique, religieuse, nationale en obtenant de nouveaux droits. Elle se fait dans une perspective réformiste, la révolte a un objectif révolutionnaire et cherche à promouvoir de nouveaux dirigeants, mieux à même de représenter le groupe en révolte.

La révolte de mai 1968 reste le plus important mouvement social de l'Histoire de France. Enclenchée par une révolte de la jeunesse étudiante parisienne, puis gagnant le monde ouvrier et pratiquement toutes les catégories de population sur l'ensemble du territoire, la révolte de mai 68 à été un accélérateur formidable des mœurs, des us et des coutumes en France et même au-delà.

Tout jeune privé de futur ne peut avoir de salut que dans la remise en cause du système établit ; c’est donc la jeunesse qui doit être aux avants postes de toutes les revendications pour mettre à mal "les conservatismes" des ainés (car passer un certain âge tout individu devient plus ou moins conservateur)

En Palestine, dans les territoires occupées ce sont les jeunes qui sont aux avant postes de la lutte ; inlassablement les jeunes palestiniens se révoltent et se battent avec pour seules armes des cailloux contre la puissante armée israélienne : c’est l’intifada ou la guerre des cailloux. Les jeunes palestiniens sont conscient qu’ils ont beaucoup à perdre dans le statut quo et tout a gagner dans le changement…

La jeunesse iranienne, ouverte comme elle le peut sur le monde, riche de sa culture ancestrale se fatigue de voir ses espoirs étouffés par l'obscurantisme. Trente ans après la révolution, la jeunesse iranienne se bat vaillamment pour ses droits fondamentaux.

La révolte des jeunes Grecs et le soutien qu’elle recueille laisse espérer que les mentalités sont profondément en train de changer sur le vieux continent et que le temps des idées et des pratiques nouvelles est enfin arrivé.

Partout dans le monde, les jeunes sont aux avants postes de toutes les luttes car le statu quo n’est jamais en leur faveur, chaque génération à le droit et le devoir de se trouver des leaders et surtout d’accomplir sa mission disait l’autre…

Quant à la jeunesse du Congolaise, gangrenée par l’oisiveté, elle attend on ne sait trop quoi pour se faire une place au soleil.

Le traumatisme des guerres récentes et la militarisation excessive du pays par SASSOU NGUESSO n’explique pas la passivité indécente de cette jeunesse réduite à la mendicité ou à la débrouillardise de la plus petite enfance jusqu’à l’âge adulte.

Les raisons de cette passivité sont à rechercher assurément dans l’éducation et aussi dans la résignation des adultes (il n’y a pas meilleure école que l’exemple)

Les pays stagnants sont le produit de peuples stagnants, d’où émergent très logiquement des dirigeants médiocres. Année après année Denis SASSOU NGUEESO à réussit à faire des congolais le peuple le plus médiocre d’Afrique.

(un ami ouest africain me demandait récemment comment les congolais peuvent être aussi passif alors que leur pays s’enfonce dans l’abîme)

Au Congo Brazzaville l'école qui devrait éduquer et conscientiser les jeunes pour en faire des citoyens est une machine à fabriquer du rebut social, des "inadaptés" qui attendent leur tour pour être pistonné et se fondre dans les méandres d’un système sclérosé où le mérite et la compétence ne veut plus dire grand-chose.

Les jeunes congolais se réveilleront ils un jour pour revendiquer leurs droits comme les jeunes des autres pays ? A l’heure de la mondialisation on est en droit de se demander si les jeunes congolais ont les mêmes rêves que les jeunes des autres pays ?

La jeunesse congolaise semble ne pas avoir d’ambition si ce n’est celle de remplacer ceux qui s’empiffrent pour faire exactement comme eux ; dans tout le pays les jeunes, diplômés ou pas se contentent des rapines qu’on veut bien leur laissé ; les bras ballants, toute honte bue les jeunes congolais sont devenus des zombis, des pots de colle que les parents n’arrivent pas à se défaire ; l’âge moyen pour quitter le domicile des parents au Congo Brazzaville est passé à 38 ans.

Au campus de l’université Marien NGOUABI on trouve des jeunes 35 à 45 ans, éternels étudiants qui vivent de la sous location des chambres qu’ils occupent depuis des années avec leurs femmes et leurs enfants sans que les autorités y trouvent quelque chose à redire ; quand à ceux qui ont réussit à quitter le pays, nombre d’entre eux se contentent des miettes que les autochtones veulent bien leur laisser.

Résignée, sclérosée, abrutie par la débrouille, le verbe haut, sans ambition pour eux même, pour la société et pour leur pays par manque de courage, la jeunesse congolaise a confiée son avenir aux églises de réveils qui pullulent au Congo Brazzaville, à paris et dans toute les grandes villes. Chacun sait pourtant que les prières n’ont jamais suffit à réformer un système politique ou a faire une révolution (ne dit on pas aides toi et le ciel t’aidera ?)

Grande gueule, donneurs de leçons et adeptes de l’indignation sans action, les congolais, jeunes ou moins jeunes aiment trouver des boucs émissaires tout comme leurs dirigeants pour se donner le bon rôle et se dédouaner de leurs responsabilités.(c’est toujours la faute des autres...)

Jeunesse Congolaise, ne vous faites aucune illusion, les autres ne vous émanciperont jamais, votre souffrance durera aussi longtemps que durera votre passivité (en ce moment Dieu s’occupe de Haïti ; les Congolais peuvent encore attendre).

Le 14juillet 1789, le peuple de paris affamé et misérable avait pris la Bastille, décapité le roi et instauré la république ; au Congo Brazzaville tout semble se passer comme si le pire n’était pas encore atteint

50 ans après l’indépendance le Congo Brazzaville est devenu un concentré de tous les maux de la planète et de l’humanité. niveau de vie très faible, manque d’eau potable, corruption, prostitution , difficultés d’accès aux soins, à l’éducation, misère sociale indicible, chaque jour que Dieu fait, le nombre de misérables et de pauvres augmente

Les apprentis sorciers qui adorent les courtes échelles et les esprits simplistes parlent maintenant de l’industrialisation du Congo Brazzaville avec "le chemin d’avenir" ; industrialisation auquel eux-mêmes ne croient pas.

S’il est vrai qu’avant d’acquérir une conscience politique, il faut d’abord se nourrir, se soigner et surtout s’éduquer, pour la jeunesse congolaise cela ne semble pas suffisant (le Congo Brazzaville est le seul pays en Afrique qui n’a pas de radio libre ou radio d’opposition).

Les opposants, les associations, les partis et surtout les jeunes sont suspendus aux miettes de liberté que le pouvoir veut bien leur accorder.

Denis SASSOU NGUESSO est dans son rôle de dictateur de ne jamais céder un pouce de terrain ; tous ceux et toutes celles qui espèrent qu’il pourrait faire un geste de bonne volonté en direction de l’opposition, du peuple ou de la jeunesse peuvent d’ores et déjà commencer à manger leurs chapeaux.

Un dictateur ne cède que si le rapport de force est en sa défaveur et, seul la jeunesse détient cette capacité de pouvoir renverser le rapport de force parce que la jeunesse est inconsciente et qu’elle n’a rien a perdre.

Les meilleurs leaders du monde ne peuvent rien s’ils ne sentent pas le souffle de la jeunesse et du peuple leur demander d’avancer encore et encore.

En 25 ans de règne sans partage Denis SASSOU NGUESSO à déjà consommé une génération entière de Congolais ; ces personnes qui ont maintenant 60 ans et plus n’ont plus rien à attendre car leur vie est derrière eux.

S’ils ne veulent pas être à leur tour des laisser pour compte alors les jeunes congolais devront enfin se prendre en main au lieu de chercher des coupables et des responsables à leur situation, "la valeur d’un individu n’a rien a voir avec son âge" dit-on

Jeunesse Congolaise, les droits fondamentaux ne se quémandent pas, on se bat pour les arracher

13:15 Ecrit par EUROBERBERE dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03.02.2010

ACTUALITE

Pour vos cartes d’identité et passeports, prenez rendez-vous !

Depuis le 13 novembre 2009, la plate-forme téléphonique, E-Sirius, permet aux usagers parisiens de prendre rendez-vous pour leurs demandes de carte nationale d'identité et de passeport, en composant un simple numéro de téléphone : le 01 58 80 80 80.

Ce service permet d’éviter les périodes d’affluence et les attentes au guichet.

Une plate-forme téléphonique, E-Sirius, optimise la répartition des rendez-vous dans les différentes antennes de police. Les guichetiers peuvent ainsi gérer les rendez-vous et, en un seul clic, adapter l’emploi du temps du service d’accueil en cas de retard d’un usager.

Depuis sa mise en place, ce sont plus de 1 600 appels qui ont été enregistrés sur la plate-forme téléphonique dédiée à la délivrance de cartes nationales d'identité ou de passeports.

Actuellement déployé dans 8 antennes de police, ce système expérimental s'inscrit dans une démarche d'amélioration de l’accueil du public. A moyen terme, les parisiens devraient pouvoir gérer eux-mêmes leur prise de rendez-vous par Internet sans passer par une plate-forme téléphonique.

20:08 Ecrit par EUROBERBERE dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Congo

Des responsables irresponsables et indignes qui continuent à régner au Congo

Qui de Isidore MVOUBA ou d’OKOMBI SALISSA avait smatché l’argent donné par le Gabon ?

Le peuple congolais a encore présent en mémoire l’accident ferroviaire qui s’était produit, le 5 septembre 1991, à Mvoungouti, sur le nouveau tronçon du réalignement du C.F.C.O entre un train de la COMILOG (Compagnie minière de l’Ogooué) et le train express du C.F.C.O.. Près de 100 voyageurs y périrent et 300 autres furent blessés.

Les Faits

Le 5 septembre 1991, un train de marchandises 442, composé de wagons, propriété du C.F.C.O et tracté par une locomotive C.C. 121, propriété de la Comilog, prenait le départ de Loutété, gare de formation, pour Pointe-Noire, conduit par un conducteur titulaire, M. Jean-Félix MAKOSSO, agent Comilog, et un aide conducteur, M. Pierre NZAOU, agent C.F.C.O.

A la gare de Mont-Belo, une relève partielle s’opérait au niveau des conducteurs. M. Jean-Félix MAKOSSO se fait remplacer par M. Jean-Marie KANGUÉ, lui aussi, agent de la Comilog.

En gare de Dolisie, la relève se poursuivait, M. Pierre NZAOU est remplacé par M. Joseph MAKOSSO, agent du C.F.C.O.

C’est ainsi qu’au départ de Dolisie, ce train 442 sera conduit par l’équipe Jean-Marie KANGUÉ, agent de la Comilog, et Joseph MAKOSSO, agent du C.F.C.O.

Après les différents essais de freins et les formalités d’usage, le T442 prenait le départ de Dolisie, à 20h 49, pour Pointe-Noire, sa destination finale.

Le train traversait normalement les gares de Ngo Nzoungou, à 21h14 et Ngoungou-Kibangou, à 21h25.

A Mvoungouti, le T442 devait s’arrêter et être reçu sur la voie d’évitement, afin de croiser le train Express T.E1, en provenance de Pointe-Noire, qui devait passer, sans arrêt, sur la voie principale.

Contrairement aux dispositions prises en gare de Mvoungouti, le T442 passait sur la voie d’évitement à toute vitesse, franchissant les carrés fermés d’entrée et de sortie de cette gare et s’engageait, sans clé du bâton pilote, dans le canton Mvoungouti-Nzombo.

Poursuivant ainsi sa course, il entrait en collision avec le train Express qui avait amorcé son entrée en gare de Mvoungouti. Cette collision occasionnait des dégâts humains et matériels  très importants dont 100 voyageurs décédés et 300 blessés.

Le Protocole d’Accord

Dans la recherche des responsabilités, les compagnies C.F.C.O. et Comilog s’étaient, tour à tour, refusées de s’incliner devant le verdict des tribunaux congolais et français, jusqu’au 19 juillet 2003.

Ce jour-là, deux délégations gouvernementales de très haut rang, l’une congolaise et l’autre gabonaise, se réunissaient à Libreville, pour signer un protocole d’accord relatif au règlement définitif du contentieux lié à la cessation des activités de Comilog au Congo.

Ce protocole d’accord, largement diffusé dans les journaux congolais, était signé de :

- pour la partie congolaise: le ministre d’Etat, chargé de la coordination de l’action gouvernementale, ministre des Transports et des privatisations, Isidore MVOUBA ; le ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, André OKOMBI SALISSA ;

- pour la partie gabonaise : le Premier ministre, chef du gouvernement, Jean-François NTOUYOUME ; le ministre d’Etat, ministre des Transports et de l’aviation civile, Paulette MISSAMBO ; le ministre des Mines, de l’énergie, du pétrole et des ressources hydrauliques, Richard ONOUVIET ; le ministre du Travail et de l’emploi, Clotaire Christian IVALA ; l’Administrateur directeur général de la Comilog, Marcel ABEKÉ.

A compter du 10 juin 2005, tout le protocole d’accord était mis en application. Comilog adressait, à cette date, un chèque d’un milliard deux cents millions de francs Cfa, au Premier ministre congolais, en application de l’article 2 qui stipule : "La Comilog accepte de payer à la partie congolaise, au titre des droits des travailleurs licenciés, toutes causes de préjudices confondues, le montant d’un milliard deux cents millions de francs Cfa.

Les modalités de règlement de ce montant seront arrêtées d’un commun accord entre les deux parties et annexées au présent protocole d’accord, pour en faire partie intégrante."

L’arnaque

Eu égard aux liens de fraternité qui unissent les deux peuples, la partie gabonaise s’était très vite exécutée et avait versé cette somme en intégralité, le 10 juin 2005. Cependant, le chèque, arrivé au Congo Brazzaville, s’est volatilisé et les ayants droits des victimes, malgré les nombreuses demandes d’audiences adressées à la primature, n’ont jamais été reçus par le Premier ministre, de surcroît celui à qui le chèque était adressé.

Décidément, je ne comprends pas que les Congolais ne comprennent pas que la plupart des gouvernants qui les dirigent ne soient pas à la hauteur de leurs tâches.

Si non, comment comprendre que  André OKOMBI SALISSA et Isidore MVOUBA sortent des négociations d’une grande catastrophe qui a tué plus de 100 Congolais et a fait plus 300 blessés avec la modique somme de 1.200.000.000 F. CFA qui a pris la tangente.

Le peuple veut savoir par où est passé cet argent ? Pire, pourquoi l’indemnisation des ex-agents de la Comilog et Cie se fait toujours attendre ? L’argent a été caché quelque part comme d’habitude ?

Les ministres MVOUBA et OKOMBI peuvent-ils éclairer la lanterne sur cette situation qui n’honore ni le gouvernement congolais moins encore Denis SASSOU NGUESSO qui les avaient envoyé en mission à Libreville ?

20:03 Ecrit par EUROBERBERE dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook